×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Tribune

Pourquoi le Maroc ne doit pas rater le train des technologies de l'information

Par L'Economiste | Edition N°:303 Le 06/11/1997 | Partager

par Taïeb DEBBAGH(*)

Le passage de la société industrielle à la société de l'information créatrice de nouvelles richesses et de nouveaux emplois ouvre des opportunités pour le Maroc qui souhaite affronter la mondialisation de l'économie. Mais à condition qu'il en soit conscient.


LE discours peut paraître très futuriste et même irréaliste pour certains de nos dirigeants d'entre-prise, élus et hommes politiques de tous bords, car ils ne sont pas familiarisés avec ces nouvelles technologies et surtout parce qu'ils sont encore attachés à des structures d'organisation hiérarchiques et fermées sur elle-même, perpétuées par notre système éducatif. Ce système, qui a toujours favorisé l'individu et non le groupe, le travail personnel et non d'équipe, le schéma pyramidal et non le réseau, est stricte-ment à l'inverse de ce que nous pouvons et nous devons faire autour des technologies de l'information.
Il a été démontré dans plusieurs pays que les technologies de l'information sont un support indispensable au développement des différents secteurs de l'économie, tout en étant un secteur à part entière pouvant attirer des investissements étrangers et générer des entrées de devises importantes. Donnons quelques exemples de l'apport des technologies de l'information pour la modernisation de l'Administra-tion:

Economies sur frais de fonctionnement


- La mise en place de base de données communes à plusieurs administrations permettra d'éviter les duplications inutiles (les redondances), facilitera l'accès à l'information par plusieurs personnes réparties sur le territoire national et améliorer la qualité du service rendu aux citoyens.
- La création de sites WEB relatifs aux lois, aux réglementations et aux statistiques nationales, permettra un accès direct au public ou à travers des professionnels, aux informations et aux interprétations des textes qui définissent les droits et les devoirs de chacun, et ceci évitera certaine-ment une perte importante de temps et optimisera considérablement les procédures.
- Depuis plusieurs années, nous entendons parler de restrictions budgétaires en ce qui concerne l'Administration, nous estimons que le poste relatif aux déplacements des fonctionnaires à travers le Maroc représente des sommes importantes. Lorsqu'un département ministériel organise une réunion à Rabat, les personnes concernées au niveau des différentes villes sont amenées à effectuer les déplacements vers la capitale, ce qui impliquent des frais de transport (voiture, avion...), des frais de séjour, un délai de route, une absence au niveau local, indé-pendamment des risques du voyage et du stress qui l'accompagnent. La solution qui peut être apportée par les technologies de l'information peut se résumer en quelques mots: visio-conférence, téléréunion, messagerie électronique.
Ce ne sont là que quelques exemples, mais la modernisation de l'Administration nécessite une réflexion globale et approfondie pour éviter les déperditions, les démarches solitaires de chaque département et surtout des dépenses inutiles.

Pour les différents secteurs d'activité, nous estimons que les technologies de l'information représentent un passage obligé dans le cadre de la mondialisation des échanges. Car c'est de la disponibilité de l'information et de la rapidité de son traitement que dépendra l'efficacité de l'entreprise.
Malgré les encouragements et initiatives des pouvoirs publics, nous remarquons que le secteur des technologies de l'information (dans le passé on a parlé surtout d'informatique) ne dépend officiellement d'aucun département ministériel. Pour des raisons historiques, la tutelle revenait pendant une certaine période au Ministère du Plan, devenu ministère de la Population etc...
Il y a quelques mois, le Ministère du Commerce et de l'Industrie a mis en place une entité intitulée «Industrie des technologies de l'information». Et, dernièrement nous avons appris la nomination d'un chargé des technologies de l'information auprès du Premier ministre qui a été accueillie avec une grande satisfaction par l'ensemble du secteur. Cette décision coïncide parfaitement avec les recommandations des travaux du Maroc Compétitif (grappe des technologies de l'information).
D'autre part, l'ONPT s'intéresse fortement au secteur car les télécommunications représentent le pôle fondamental de l'évolution des technologies de l'information.

Par ailleurs, plusieurs associa-tions s'intéressent à ce secteur: APEBI: Association des Profession-nels de l'Informatique (construc-teurs, distributeurs et sociétés de services). AUSIM: Association des Utilisateurs des Systèmes Informa-tiques au Maroc (banques, as-surances, offices, administrations et grandes entreprises). MIPS: As-sociation regroupant surtout les professeurs, les chercheurs et les étudiants des universités et des grandes écoles. MISOC: Associa-tion des internautes marocains. Maroc 2020: Association connue pour la réalisation d'études sérieuses, et en particulier sur le secteur des télécoms au Maroc. AMETEL: Association des installateurs de télécoms. ANIT: Association Natioanle des Ingénieurs en Télécommunications. CGEM: Commission de la compétitivité (Réflexion sur une charte des systèmes d'information). Le Maroc Compétitif: grappe des technologies de l'information.
Notre élite, qu'il s'agisse de celle des entreprises, des administrations ou du gouvernement, doit prendre conscience à la fois de l'importance des enjeux et de leurs responsabilités dans le retard déjà accumulé dans le domaine des technologies de l'information au Maroc. Cette prise de conscience a certainement commencé avec la nomination d'un chargé des technologies de l'information auprès du Premier ministre, mais les enjeux et l'importance de ce secteur pour le développement «économique et social de notre pays nécessitent certainement la création d'une haute autorité (Conseil National, agence nationale ou équivalent) rattaché au Premier ministre pour assurer la coordination, la promotion et la synergie entre les différentes parties prenantes du secteur.

(*) Vice-président de l'association Le Maroc Compétitif.


Des pistes concrètes


Prenons le cas du secteur de la confection
Si les donneurs d'ordre ne disposent pas d'une base de données fiables sur les entreprises marocaines de confection, leurs capacités et leurs spécialités, il leur sera difficile d'effectuer des consultations et d'offrir des opportunités d'affaires aux confectionneurs nationaux.
Si l'exportateur marocain n'est pas en mesure de procéder à des échanges de documents informatisés (EDI) avec ses partenaires étrangers, il se fera certainement doubler par ses concurrents de plusieurs pays.
Si le confectionneur ne maîtrise pas son système d'information interne, il lui sera de plus en plus difficile d'assurer des livraisons «Juste à temps» avec la qualité souhaitée par son donneur d'ordre.
Pour le secteur du tourisme, nous ne mentionnerons que deux exemples:
La réalisation d'un site attrayant sur Internet, regroupant des images, des sons et quelques séquences vidéo sur le Maroc, intéressera certainement beaucoup d'internautes qui représentent un échantillon significatif de notre cible de clientèle. En plus, on est capable via Internet de déterminer les origines des visiteurs du site, d'établir des statistiques et de concentrer nos efforts sur des régions bien ciblées.
La conception et la réalisation d'un CD-Rom multimédia sur les atouts et l'offre touristique marocaine serait le «catalogue» le plus adéquat à diffuser en plusieurs milliers d'exemplaires à travers le monde.
Quant au secteur des technologies de l'information, on trouve quelques entreprises exportatrices, telles que Sagma dans le domaine de l'édition, S2M, M2M et HPS dans le domaine de la monétique, Batisoft et Syscad dans le domaine des progiciels. Mais nous sommes persuadés que les potentialités et les possibilités sont énormes.

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc