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Tribune

Le salut de nos télés passe par la proximité

Par L'Economiste | Edition N°:303 Le 06/11/1997 | Partager

par Abdelwahed BOUHMIDA(*)

Si nos chaînes veulent fidéliser le public, elles doivent cultiver avant tout la proximité dans leur programme. Le téléspectateur dispose d'une diversité de choix, et la télécommande à la main prêt à zapper.


Les premières images de la première télévision nationale ont été reçues dans la joie le 3 mars 1962 à l'occasion des festivités com-mémorant la fête du Trône. Depuis, la télévision, univers de la réalité et de la fiction, a envahi notre vie et a pu s'imposer comme un produit de consommation de masse.
Cette importance du petit écran dans notre vie de tous les jours ne se dément pas. Elle est confirmée par le temps d'écoute énorme que le téléspectateur marocain consacre à des programmes divers sur les chaînes nationales et les chaînes satellitaires. D'après nos estimations, la consommation individuelle moyenne de la télévision, en milieu urbain, atteint une moyenne de 3 heures par jour.
Autre confirmation, la présence massive de la télévision dans nos villes comme dans nos campagnes les plus reculées. A titre d'illustration, le taux moyen d'équipement par ménage en postes de télévision, en milieu urbain est estimé à 1,8 unité.
Au tout début de la télévision nationale au Maroc, le parc de téléviseurs ne dépassait pas les 5.000 unités. Ce chiffre allait croître rapidement pour atteindre 816.000 unités en 1980.
La multiplicité des canaux ainsi que la disponibilité de l'offre à l'occasion de la création de 2M en 1989 et surtout l'introduction des premières antennes paraboliques en 1990 allaient inciter des centaines de milliers de téléspectateurs à s'équiper en téléviseurs et en matériel de réception satellitaire.

En 1997, faute de statistiques officielles récentes, nous estimons notre parc de téléviseurs est évalué à 3,5 millions d'unités dont 2.695.100 unités dans les zones urbaines et 805.000 dans les zones rurales. Le parc des antennes paraboliques est essentiellement réparti dans les villes (1.350.000) contre 150.000 dans les compagnes. Celui des antennes paraboliques à 1,5 million d'unités.
L'importance de ce parc et l'enjeu de ce médium instrument de «pouvoir» ont toujours suscité l'intérêt de nos politiciens. Cet intérêt nous impose aujourd'hui une vision moderne et des travaux herculéens de restructuration de l'ensemble du secteur télévisuel. Cette approche est une condition sine qua non pour faire de la télévision nationale une télévision qui plaît et non pas une télévision étrangère dans notre propre pays.
Plaire en permanence ou disparaître, tel est l'objectif imposé sur notre territoire à nos deux chaînes de télévision nationales dans un paysage télévisuel très concurrentiel. Cet exercice de charme nécessite de la part des chaînes nationales et des pouvoirs publics un travail de fond et une véritable stratégie de dévelop-pement du secteur télévisuel.
Mais comment 2M et TVM peuvent-elles plaire aux téléspecta-teurs marocains devenus friands d'émissions venues d'ailleurs?
D'abord, la qualité télévisuelle est le meilleur gage de satisfaction d'un plus grand nombre. Cette culture de la qualité doit être ancrée dans la façon de penser et de faire la télévision.
La qualité se voit dans les décors, l'habillage des émissions, le respect des horaires, le dynamisme et le professionnalisme des acteurs de la chaîne, et essentiellement dans la créativité et la cohérence de la grille des programmes qui donnent à une chaîne de télévision son identité et sa personnalité.

Sanctionner par le zapping


Pour déterminer leurs grilles de programmes et attirer le plus d'audience, nos chaînes doivent coller aux attentes du public par le lancement et l'exploitation d'études pointues et régulières permettant d'adapter l'offre à la demande des émissions.
Ensuite, 2M et TVM, pour plaire et attirer l'audience, doivent cultiver la complémentarité dans le respect de la culture, de l'identité et de la personnalité de l'autre. Cette complémentarité permettrait aux deux chaînes de ne pas rentrer en concurrence fratricide entre elles.
Nos chaînes nationales sont tenues aussi de faire plus de programmes de proximité pour raffermir davantage les liens culturels, identitaires, idéologiques..., de toute la communauté marocaine, parce que la proximité c'est avant tout cette relation rapprochée entre le citoyen et sa télévision, entre le citoyen et son histoire, entre le citoyen et son origine.
Dans le cas contraire, le téléspectateur de 2M et TVM ne se reconnaîtrait plus dans ses chaînes nationales et pourrait actionner sa «télécommande», formidable outil de sanction, pour ignorer sa télévision et se fixer ailleurs.

Aujourd'hui, nos politiciens sont conscients des enjeux de la télévision et un plan courageux et salutaire de restructuration du secteur de la télévision est en marche: augmentation de la redevance, majoration des prix de la publicité, encouragement à la production nationale de proximité, soutien à la production cinématographique nationale, partenariats avec les télévisions étrangères, etc.
A cette batterie de mesures, il faut espérer la mise en place:
· d'un conseil supérieur de l'audiovisuel qui aurait pour mission le respect des obligations convenues dans les cahiers des charges de tous les acteurs du secteur de l'audiovisuel;
· d'un plan de développement technologique qui anticiperait les rapides orientations qui se dessinent et préparerait, dès à présent, nos chaînes nationales à composer et à vivre avec la révolution numérique;
· des mesures favorisant l'esprit d'initiative et d'incitation à la création;
· d'un véritable plan de soutien aux créateurs et aux talents qui naissent;
· d'une stratégie qui favoriserait l'autonomie de gestion et imposerait l'obligation de résultats à nos chaînes nationales, etc.
Ces mesures permettront de donner les moyens à nos chaînes pour faire de la proximité et se préparer au nouveau millénaire, parce que dans trois ans, notre paysage télévisuel aura une configuration totalement différente de celle que nous vivons aujourd'hui. Elles permettront aussi de faire de la télévision qui plaît, meilleur garant de la survie de notre façon de voir le monde; c'est un enjeu existentiel.

(*) Responsable du Réseau Commercial de 2M.

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