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Maroc-France
Jettou réussit son grand oral devant le Medef
De notre envoyé spécial à Paris, Mohamed CHAOUI

Par L'Economiste | Edition N°:2421 Le 13/12/2006 | Partager

. Les patrons français veulent une relation de business. Inquiétudes sur la montée des islamistes. La main dans la main pour conquérir l’AfriqueC’EST haut la main que le Premier ministre aura réussi le grand oral devant plus de 200 patrons d’entreprises françaises réunis hier au siège du Medef (Mouvement des entreprises de France) à Paris. Il s’est prêté, avec assurance, au jeu des questions-réponses du patronat. Le modérateur intransigeant du débat n’était autre que Laurence Parisot, présidente du Medef. A l’issue de l’échange, la patronne des patrons français a rendu son verdict: «beaucoup d’enthousiasme se dégageait du discours du Premier ministre et nous avons ressenti un état d’esprit d’entreprise. L’ambition d’aller de l’avant est incontestablement forte». Elle a rompu avec les mots génériques des institutionnels qui parlent vaguement de renforcement des relations bilatérales pour dire crûment que «nous devons avoir des liens de business, faire des affaires ensemble et créer des richesses». Jettou est sur la même longueur d’onde que les chefs d’entreprises français. Il a bien sûr axé son propos sur le bilatéral mais également anticipé en lançant un appel pour que le Maroc soit une grande plateforme pour aller à la conquête de l’Afrique subsaharienne avec les Français et des pays de la Méditerranée. Le Premier ministre tire la sonnette d’alarme sur l’urgence de développer une coopération triangulaire, sachant que le Maroc a une profonde connaissance et entretient des relations privilégiées avec ces pays. Il faut le faire vite, dit-il, la Chine est en train de mettre en place tout le dispositif pour conquérir le continent noir. Pour convaincre, il cite les grandes décisions chinoises. La première concerne la formation de 15.000 cadres africains sur trois ans. La volonté de porter le volume des échanges avec l’Afrique à 100 milliards de dollars en 2010 contre 39 actuellement. Pour soutenir ces décisions, Pékin a mis en place un fonds de financement de 5 milliards de dollars. D’où l’urgence de contracter des partenariats pour aller à la conquête de l’Afrique. Pour Parisot, l’émergence extraordinaire de l’Asie «nous impose de reconsidérer tout. Il est donc impératif d’élaborer des stratégies communes pour faire face au «tsunami asiatique». Un travail avec le Maroc «nous permet de redéfinir l’échelle des valeurs d’une manière gagnant-gagnant». . «Grand talent commercial» de DouiriPour elle, l’objectif est de se dire tout. C’est ainsi que la patronne des patrons s’est interrogée ouvertement sur les échéances de 2007 et un éventuel avènement d’un gouvernement islamiste qui «remettrait en cause les avancées du Maroc». Sur ce chapitre, le Premier ministre s’est voulu rassurant. Le mode de scrutin de liste adopté ne permet pas à un seul parti politique de gouverner seul. Le recours à une coalition gouvernementale sera incontournable. «Il n’y aura pas de retour en arrière d’autant que le PJD est composé de gens fréquentables», a dit en substance le Premier ministre.Ce n’est pas la seule inquiétude du patronat français. Parisot en a formulé d’autres relatives au système bancaire, au droit des affaires, au foncier…Et «si tout cela se fait dans la clarté». Sur tous ces obstacles, Jettou devait formuler des assurances aux entreprises. Il a apporté des réponses convaincantes. Auparavant, et à la demande du Premier ministre, Adil Douiri a fait une intervention sur la nouvelle politique de promotion de l’artisanat. Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat a saisi cette occasion pour faire appel à «la bonne volonté entrepreneuriale pour la création d’entreprises modernes» dans un secteur marqué par une forte demande des consommateurs européens. . Se focaliser sur la PMESa prestation a été brève mais percutante, mesurable à l’applaudimètre. D’ailleurs, Parisot a relevé «le grand talent commercial du ministre».Cette réunion a connu d’autres moments forts, particulièrement lorsque des chefs d’entreprises français qui, par leurs témoignages, ont fait la promotion du Maroc. Jean Guerrand Hermès, qui a quitté le très huppé Faubourg Saint Honoré à Paris pour aller s’installer à Marrakech où il a créé deux entreprises. Le célèbre manager du luxe a mis le doigt sur une nouveauté très appréciée: l’entrée dans le marché du travail du personnel féminin.Avant lui, Jean René Fourtou, président du conseil de surveillance de Vivendi, est revenu sur les conclusions du groupe d’impulsion économique mis en place par les deux Premiers ministres lors du précédent séminaire intergouvernemental (cf. www.leconomiste.com). Selon lui, les plans stratégiques ont été élaborés avec la collaboration des opérateurs économiques, l’administration et les associations. A l’avenir, le groupe doit focaliser son attention sur la PME. Il doit également raisonner en termes de territoires. Chaque région a des spécificités. Autre conclusion de taille, dans la relation bilatérale, les liens sociaux sont très forts. Beaucoup de franco-marocains jouent des rôles de premier plan dans le monde des affaires. Il s’agira de puiser dans ce fonds.

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