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Economie

Maroc-Egypte
«Objectif: 1 milliard de dollars d’échanges»
Entretien avec Mahmoud Mohieddine, ministre égyptien de l’Investissement

Par L'Economiste | Edition N°:2977 Le 05/03/2009 | Partager

. Le Maroc exporte autour de 40 millions de dollars. L’Egypte fait 10 fois plusEn visite au Maroc, le ministre égyptien préside une importante délégation d’hommes d’affaires. Ils sont en prospection d’opportunités d’affaires.- L’Economiste: Pourquoi les échanges entre l’Egypte et le Maroc sont-ils en deçà des ambitions malgré l’entrée en vigueur de l’Accord Quadra?- Mahmoud Mohieddine: Si l’on évalue les relations économiques à travers les deux critères du volume des échanges et des investissements, l’on se rend compte qu’il y a une certaine évolution durant les dernières années. Mais je partage votre avis, cela n’atteint pas encore des niveaux satisfaisants de part et d’autre. Pour ce qui est du volume des investissements, le Maroc est présent à travers 99 entreprises en Egypte dont 70% ont été créées durant les 4 dernières années. Globalement, les investissements marocains sont assez diversifiés en Egypte dans différents secteurs d’activité. Quant au commerce, il y a une nette évolution dans les échanges durant les 3 à 4 dernières années. L’on parle d’un volume moyen autour de 450 millions de dollars entre import et export. Les exportations marocaines vers l’Egypte tournent autour de 40 millions de dollars. L’Egypte, elle, intervient à l’export à hauteur de 400 millions de dollars vers le Maroc, principalement dans les matières premières. Aujourd’hui, nous pensons booster le volume des échanges avec des produits à forte valeur ajoutée. Nous envisageons de parvenir facilement à moyen terme à 1 milliard de dollars dans les échanges Maroc-Egypte. - Mais la conjoncture actuelle et les effets de la crise économique peuvent compromettre les ambitions...- Certes, la crise mondiale peut engendrer quelques retards, mais les moyens et la nature des relations entre les deux pays permettront de réaliser les objectifs escomptés. La priorité aujourd’hui est d’améliorer les conditions du transport et de logistique entre les deux pays. L’accent devra aussi être mis sur la facilitation des échanges entre hommes d’affaires et investisseurs. A cet effet, nous avons mis en place ce que nous appellons la carte de l’investisseur arabe, mais, pour être plus efficient, ce dispositif a encore besoin d’un seuil critique d’investissements.- Quel type d’entraves persiste encore dans les échanges surtout après l’entrée en vigueur de l’Accord d’Agadir? - Le premier problème reste le transport et la logistique. Il n’existe pas encore de ligne maritime directe et régulière (ndlr: les problématiques de fret maritime sont de taille. Un conteneur venant d’Egypte passe entre 2 à 3 mois avant d’arriver au Maroc via un port de transbordement aux Emirats arabes unis). Pour l’aérien, pas encore de vols réguliers dédiés au fret. Cette contrainte ne se pose pas uniquement entre le Maroc et l’Egypte, mais aussi pour tous les pays du sud de la Méditerranée. - Quelles sont les premières impressions du marché égyptien suite à l’importation du premier lot de Logan marocaine?- Un certain nombre de dispositions ont été prises par le ministère égyptien du Commerce et de l’Industrie et son homologue au Maroc pour faciliter l’importation conformément aux principes des règles d’origine, du cumul diagonal ou encore de la valeur ajoutée locale au Maroc ainsi que les clauses de l’Accord d’Agadir. Les premières livraisons de la Logan sont actuellement dans les showrooms en Egypte. Par ailleurs, les entreprises égyptiennes s’attendent à leur tour à ce que le Maroc facilite l’accès de leurs productions, notamment les bus, camions. - Ceci étant, le marché égyptien reste très protégé surtout pour la pièce de rechange et l’automobile…- Nous avons plusieurs unités d’assemblage en Egypte affiliées à des constructeurs de renom. La valeur ajoutée égyptienne et le taux d’intégration ont beaucoup évolué. Mais en même temps, notre marché s’ouvre de plus en plus à l’import. En témoigne l’évolution du parc automobile tous segments confondus qui a pratiquement doublé durant les 5 dernières années.


Limiter les dégâts

Dans le contexte mondial actuel marqué par la crise, le Maroc et l’Egypte sont appelés à se greffer à une nouvelle donne selon laquelle tous les opérateurs revoient leurs portefeuilles clients et fournisseurs. Du coup, les deux pays peuvent non seulement promouvoir les investissements et les échanges entre eux, mais aussi investir des marchés tiers. Pour le ministre égyptien de l’Investissement, une chose est sûre: «Les pays qui s’impliquent économiquement avec l’UE et les Etats-Unis devront pâtir lourdement de la crise actuelle». Selon lui, il y a 12 ans, 90% du commerce extérieur de l’Egypte était destiné à l’UE, le Canada et les Etats-Unis. Aujourd’hui, il ne dépasse pas les 65% avec ces mégamarchés. «L’enjeu pour nous est d’aller plus dans la diversification pour limiter les dégâts. 65% dans la diversification valent beaucoup mieux que 90% dans la concentration», estime-t-il. En plus, «nous insistons sur les orientations de nos échanges vers les pays arabes et l’Asie». Propos recueillis par Amin RBOUB

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