×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Les grands chantiers de la Formation professionnelle

Par L'Economiste | Edition N°:1631 Le 27/10/2003 | Partager

. L'office entreprend une réforme de fond en comble. Objectif: adapter la formation aux besoins des entreprisesChangement de méthode et d'objectifs à l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT). Les réformes entreprises par l'établissement et les restructurations en cours sont “en rupture avec le management du passé et répondent aux grands choix gouvernementaux en matière de formation professionnelle”. Pour sa première grande sortie médiatique, Larbi Bencheikh, directeur de l'OFPPT, se voulait “clair et transparent”. La journée presse, organisée jeudi 23 octobre par les responsables de l'office, intervenait quelques jours seulement après le mouvement de grève observé dans les divers établissements à travers le pays. Ce n'était pourtant pas le sujet de la rencontre qui était plutôt tournée vers “l'OFPPT fait sa rentrée”. A propos des grèves, Larbi Bencheikh aura juste indiqué qu'“une réunion s'est tenue avec les représentants syndicaux” et qu' “un accord a pu être établi”. “J'ignore encore les raisons de la grève”, expliquait-il. Contacté par L'Economiste, Miloud El Moukharik, membre du secrétariat national de l'Union marocaine du travail (UMT), est demeuré injoignable.L'opérateur de formation professionnelle détient 15% du marché de la formation (les 85% restants étant partagés par des privés). Il a entamé, depuis près de deux ans, une restructuration destinée à répondre aux besoins d'un marché en perpétuelle croissance où exercent des entreprises de plus en plus exigeantes en matière de personnel qualifié. Cette réforme répond aussi aux impératifs d'une politique gouvernementale où l'emploi, particulièrement celui des jeunes, figure en tête des priorités. Le “projet d'optimisation et de développement du dispositif de l'OFPPT”, établi sur une période allant jusqu'à 2007, se fixe comme objectif la formation de 400 000 personnes à cette échéance. Le nombre de lauréats passera de 23 000 en 2002/2003 à 80 000 en 2007/2008. L'établissement devrait ainsi atteindre 50% de parts de marché au lieu des 15% actuelles. L'élaboration de la nouvelle stratégie s'est, entre autres, basée sur les résultats d'études destinées à déterminer les besoins des entreprises et des secteurs économiques de façon générale. “L'Office est passé d'une gestion archaïque où n'étaient pas toujours prises en compte les réalités du marché à une gestion moderne plus rationnelle et rigoureuse”, explique Bencheikh. La demande est aujourd'hui essentiellement orientée vers le tourisme, les nouvelles technologies et le textile. Le taux de la demande atteint 400%. Le taux d'emploi d'un lauréat de l'office avoisine 40% en fonction du secteur (en France, ce taux est compris entre 75 et 80%). Certains secteurs comme le tourisme atteignent 100% alors que l'industrie n'en est qu'à 40. Des études en cours au niveau régional permettront de déterminer les besoins des régions “afin d'adapter les programmes aux spécificités régionales”. L'objectif global consiste à adapter l'offre de l'établissement à la demande du marché. Sept grands chantiers ont été ouverts par l'Office. Il s'agit de l'amélioration de la qualité, des schémas directeurs régionaux de la formation professionnelle, de la régionalisation en renforçant les prérogatives des directions régionales en concertation avec les opérateurs économiques, de la rationalisation de l'usage des moyens et de la gestion des ressources humaines de l'office ainsi que de la mise en place du nouveau cadre de gestion du personnel. La communication figure également comme axe prioritaire. La rationalisation touche aussi les ressources financières. En 2003, des investissements de 344,2 millions de dirhams ont été opérés (63% proviennent du budget de l'Etat, et 21% de la coopération) et les dépenses de fonctionnement ont coûté 1.091 millions de DH (la taxe sur la formation professionnelle y contribue à hauteur de 73% et l'Etat pour 22%). “Notre objectif, à terme, est d'acquérir une totale autonomie financière”, explique le directeur de l'établissement “mais c'est encore au stade de la réflexion”. La réforme de l'office et la réussite de la formation répond à un projet d'envergure nationale. Pour Larbi Bencheikh, “les enjeux sont de la plus haute portée puisqu'il s'agit de procurer aux milliers de jeunes qui quittent le système éducatif une qualification professionnelle qui leur permettra de trouver un emploi”.


Quelques chiffres

L'office dispose de 201 établissements. Avec 200 filières couvrant 11 secteurs d'activité, il dispense des cours à 92.000 stagiaires en formation initiale, 23.000 stagiaires en cours du soir et à 138.000 salariés en formation continue. Il y existe trois types de formation. La formation initiale qui regroupe une formation qualifiante et une formation itinérante par espaces mobiles. La formation continue inclut aussi bien les formations intra-entreprises que les cours du soir. L'office dispense des cours de soutien au développement des compétences. 41% des effectifs globaux s'orientent vers l'industrie, 25% vers les services, 19% vers le textile-habillement, 14% vers le bâtiment et 1% vers d'autres secteurs. C'est Casablanca qui englobe 24% du total des effectifs.Amale DAOUD

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc