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Economie

La bonne nouvelle, le désendettement

Par L'Economiste | Edition N°:2984 Le 18/03/2009 | Partager

. Même la dette intérieure diminue. Toujours de la marge pour les établissements publics. 16 milliards à lever au Maroc pour 2009LA baisse de la dette du Trésor se confirme pour l’année 2008. Zouhair Chorfi, directeur du Trésor et des Finances extérieures, a confirmé ce constat le lundi 16 mars. Ainsi, la dette (intérieure et extérieure) a poursuivi sa tendance baissière constatée en 2007 (- 1,1 milliard de DH), en affichant un recul de près de 4 milliards de DH en 2008. La dette extérieure se monte à 21% du total, la dette intérieure compte pour 79%.Concernant la situation de la dette extérieure publique, son encours a progressé de 10% pour s’établir à 134,2 milliards de DH à fin 2008, contre 122 milliards en 2007. Malgré cette situation, le ratio d’endettement extérieur public s’est stabilisé à un niveau modéré, soit 20% du PIB. Une situation expliquée essentiellement par le solde positif des flux nets de la dette, qui ont atteint près de 9 milliards de DH, ainsi que par l’impact des fluctuations de change, notamment l’appréciation du yen de 28% par rapport au dirham. Pour ce qui est du taux de service de la dette extérieure, il a subi une diminution de 1,4 point, rapporté aux recettes courantes de la balance des paiements (5,4% en 2008).Les tirages sur emprunts extérieurs ont atteint près de 6 milliards de DH, hors émissions sur marché financier international. Les nouveaux accords d’emprunts extérieurs conclus par le secteur public ont été de 27 milliards de DH en 2008. Le Trésor reste le principal débiteur, avec un encours de 68,7 milliards de DH, soit 51% du total de la dette extérieure. Cette part s’inscrit cependant dans un trend baissier, puisqu’elle a été de 63% en 2003 et de 70% en 1998. Ce qui, selon le directeur du Trésor, «démontre une gestion de plus en plus maîtrisée de l’endettement extérieur», expliquée par l’amélioration des conditions de financement sur le marché intérieur. Par contre, la dette des établissements publics s’est renforcée, en raison de leur recours accru aux financements extérieurs pour couvrir leurs programmes d’investissement. «Les établissements publics vont investir dans les 5 années à venir 100 milliards de DH par an. C’est énorme!», s’exclame Chorfi, en précisant que davantage d’investissement devrait rimer avec «la capacité d’absorber tout cet élan: il y a des chantiers où l’on ne trouve plus de main-d’œuvre». En revanche, le directeur du Trésor s’est voulu rassurant sur la situation des deniers publics. «S’il fallait plus d’investissement, du point de vue des finances publiques, nous n’aurions pas de problèmes pour les trouver». Pour lui, «en continuant à diminuer la dette, nous aurions des espaces supplémentaires pour plus d’investissement si nécessaire».

Fort engouement pour les bons du Trésor
Concernant les projections des charges de la dette extérieure, le service de cette dette devrait se situer en 2009 autour de 14,2 milliards de DH, soit une diminution de 23% par rapport à 2008. Un allégement dû principalement au remboursement par le Trésor de l’Eurobond émis en 2003 d’un montant de 400 millions d’euros. Cet allègement devrait se poursuivre durant les six prochaines années, et porter le service de la dette extérieure à 11,6 milliards en 2014. Le trend baissier a également été constaté au niveau de la dette intérieure du Trésor. Un flux négatif des souscriptions nettes de 6,7 milliards de DH a été réalisé en 2008, contre 1,9 milliard en 2007. Ce qui a résulté sur une réduction de l’encours total de la dette intérieure. Celle-ci est passée à 257,1 milliards de DH à fin 2008, contre 263,8 milliards en 2007, soit une réduction de 2,5%. Par rapport au PIB, le ratio de la dette intérieure s’est établi à 38,3% contre 42,9 une année auparavant, soit un recul de 4,5 points. Ce ratio a baissé de 10,6 points sur les trois dernières années, ce qui a résulté sur une amélioration annuelle de 3,5 points du PIB. L’encours global de la dette est dominé par les bons du Trésor émis par adjudications (98%), soit près de 252,7 milliards de DH. Ce qui constitue une baisse de 3% par rapport à 2007. Cette part importante des bons du Trésor demeure un facteur influent dans la détermination des taux des crédits à l’économie, notamment les crédits au logement. Autre point positif pendant 2008, celui des bonnes performances des recettes fiscales, ainsi que de l’augmentation de l’encours des dépôts dans les circuits du Trésor. Les besoins en financement intérieur devraient s’élever à 16 milliards de DH, avec une hypothèse de déficit budgétaire de près de 3%.Afin d’améliorer la gestion de la dette, le Trésor a résolument opté pour plus de modernisation. Un chantier entamé depuis la fin des années 80 et dans lequel le département de Chorfi compte franchir un palier supplémentaire. Ainsi, les objectifs pour 2009 restent divers et variés, allant de la mise en place d’un cadre réglementaire pour l’annonce préalable des dépenses publiques, à la diversification des instruments de financement du Trésor, en passant par le lancement d’un appel d’offres pour la mise en place d’une salle des marchés à la DTFE.Adam BERRADA
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