×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

France: Sus aux délocalisations

Par L'Economiste | Edition N°:1856 Le 17/09/2004 | Partager

. Le gouvernement Raffarin, lui, préfère la relocalisation . L’enveloppe est de 750 millions d’euros étalée sur trois ans La chasse aux sorcières a démarré. Le gouvernement Raffarin traque le mouvement de délocalisation des entreprises françaises qui, acculées par les charges sociales et la mise en place des 35 heures, avaient trouvé des paradis fiscaux ou de la main-d’oeuvre bon marché sous d’autres latitudes. Un phénomène dont le bassin méditerranéen et particulièrement le Maroc avaient commencé a bénéficier vers la fin des années 90 et notamment dans le secteur textile. Les avantages comparatifs s’étiolant dans le bassin méditerranéen, le mouvement de délocalisation a néanmoins poursuivi sa trajectoire vers les pays de l’Est, désormais partie intégrante de l’Union européenne, la mondialisation aidant et le spectre de la Chine se profilant. Pour mettre fin à cette hémorragie, le gouvernement français vient de dévoiler ses premières mesures antidélocalisations lors d’un Comité interministériel d’aménagement du territoire (CIADT) réuni à Matignon et consacré à ces deux sujets.La création de «pôles de compétitivité», principale annonce de ce Ciadt, vise à encourager les partenariats entre entreprises, organismes de formation et centres de recherche afin de dégager des synergies. Avec à la clé une enveloppe globale de 750 millions d’euros sur trois ans (2005 à 2007). Après une série de fermetures d’usines ou de chantages à la délocalisation, si les salariés ne renoncent pas aux 35 heures, cette question, qui inquiète de plus en plus les Français, prend de plus en plus de place dans le débat politique. Le ministre des Finances Nicolas Sarkozy doit dévoiler d’autres «armes» antidélocalisations le 22 septembre, lors de la présentation du projet de loi de Finances pour 2005. Il pourrait proposer des exonérations de taxe professionnelle dans des bassins d’emplois sinistrés afin de dissuader les transferts à l’étranger et des crédits d’impôts en cas de relocalisation en France. «Nous allons mobiliser un milliard d’euros dès le budget 2005 sur ce sujet», a précisé M. Raffarin qui se référait à l’ensemble de ces mesures, au-delà des seuls pôles de compétitivité.Les pôles vont représenter de leur côté un effort financier d’environ 250 millions par an, réparti entre le budget général de l’Etat et des établissements publics tels que la Caisse des dépôts et consignations et l’Agence française de l’innovation (Anvar). Des appels à projets seront lancés à l’automne 2004 afin d’établir une première liste de pôles de compétitivité au printemps 2005. «Globalement, nous mettrons un milliard d’euros contre les délocalisations, un milliard d’euros pour la recherche (...) et un milliard d’euros pour l’emploi au travers du plan de cohésion sociale», a lancé le Premier ministre.


Inquiétudes autour du littoral

L’autre volet très attendu du Ciadt, la protection du littoral, n’a pas levé les inquiétudes des écologistes, qui redoutent un aménagement de la loi littoral de 1986 et un bétonnage accrû des côtes. Le gouvernement a certes tenté d’apaiser le débat en annonçant 8 millions d’euros supplémentaires pour le Conservatoire du Littoral (chargé d’acheter des terrains en bord de mer) par rapport au budget initialement prévu pour 2005 (11,15 millions d’euros d’investissements).Il s’est défendu de vouloir remettre en cause la politique de protection du littoral. Ce sont ces décrets qui, précisément, inquiètent les écologistes, les élus locaux souhaitant de leur côté desserrer le carcan de la politique du littoral pour permettre l’essor d’activités économiques dans les zones côtières. Synthèse l’Economiste

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc