×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Politique Internationale

Check-up de la crise sociale

Par L'Economiste | Edition N°:303 Le 06/11/1997 | Partager

«Au pays de nos crises»
Essai sur le mal marocain
Bensalem Himmich
Editions Afrique-Orient

Bensalem Himmich propose dans son nouvel essai un retour sur les traces de la croissance économique, sociale et culturelle des pays arabes en général et du Maroc en particulier.


Dans son ouvrage «Au pays de nos crises», Bensalem Himmich(1) procède à une analyse des crises comme tendances lourdes engendrant blocages et impasses au développement économique, social et culturel du Maroc. «C'est d'elles qu'il faut s'occuper et parler, jusqu'à en exorciser, peut-être, les traces traumatisantes et nocives», écrit-il.
Dans la première partie de l'ouvrage, l'auteur prend du recul en citant les grands axes d'une transition socio-économique en crise.
Il passe en revue le socialisme, le marxisme, l'idéologie allemande et l'exemplarité de l'Allemagne d'avant-guerre qui aurait beaucoup de points communs avec le Monde Arabe.

Le poids de cette histoire résiduelle est pour beaucoup dans ce mécanisme trébuchant des pays arabes. A cela s'ajoutent des problèmes de sous-capitalisation, de sous-industrialisation...
Pour le cas précis du Maroc, l'auteur propose «d'analyser quelques figures d'impuissance qui continuent à bloquer le processus de transformation de la société et résistent à son changement».
Il ressort ainsi une bourgeoisie en mal de développement, une malformation ouvrière et un avilissement perpétuel qui remonte à la période du Protectorat et rebondit ensuite sur la responsabilité du monde rural dans ce cycle de blocage que connaît le Maroc moderne.
L'auteur entre ensuite «dans le vif du présent» et décrit l'engage-ment du Maroc vis-à-vis des accords du GATT, ses relations avec la Banque Mondiale, l'OMC, le PNUD et autres organisations internationales et les croissances économiques qui en découlent. Celles-ci étant ponctuées par une série de rapports qui mettent à nu des constats chiffrés sur l'état de santé du pays et démontrent à chaque occasion que le Maroc est «sur la corde raide».

Crise culturelle et intellectuelle

En fait, souligne l'auteur, le développement économique, social et même culturel du Maroc nécessiterait en premier lieu une alternance qui serait l'antidote contre l'arbitraire et la pensée unidimensionnelle et unique. «Elle est le principe moteur de la démocratie», dit-il.
Une démocratie qui se doit d'être proche des couches sociales constituant la masse et de leur faire savoir que tout dépend d'elles.
Pour y arriver, l'un des princi-paux impératifs est de «réhabiliter le religieux de manière exigeante et vigilante».
Pour le cas du Maroc, les mouvements islamisants, nés dans les années 70, évoluent vers des positions de compromis, privilé-giant l'appel à la moralisation de la société et de la vie politique. «Il faut accueillir cette tendance au sein de la légalité en vue de permettre son intégration démocratique à la société civile et même politique», écrit Himmich.

Dans la troisième partie de l'ouvrage, l'auteur définit la culture comme «ce qui reste quand on a tout oublié». Celle-ci connaîtrait au Maroc une crise larvée, qui n'est en fait que la crise des intellectuels. Il explique cela, en faisant référence à Laroui, par le fait que ces intellectuels pensent selon deux logiques, l'une traditionnalisante, l'autre éclectique. Résultat: Ils ne voient pas le réel, «d'où leur dépendance», dit-il.
Parmi ces intellectuels, il y a les littéraires dont les écrivains arabes en langue française. Il les dit «incapables d'écrire et de dire le monde dans leur langue maternelle ou historique nationale».
Autre handicap: la quasi-inexistence littéraire écrite du Berbère, de sa langue, de sa culture.
Bensalem Himmich soulève enfin la problématique de l'enseignement au Maroc. Pour créer une dynamique de redressement et d'espérance, dit-il, il faut mobiliser et motiver tous les partenaires avant de s'attaquer à des mesures urgentes telle l'adaptation de l'université à la vie active et au marché de l'emploi...

Hanaa FOULANI

(1) Professeur universitaire, auteur bilingue d'oeuvres littéraires et philosophiques et lauréat du Prix du Roman «An-Naquid» en 1990.

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc