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BMCI Bourse analyse les titres Samir et SCP

Par L'Economiste | Edition N°:403 Le 18/12/1998 | Partager

A l'instar des autres valeurs du marché, Samir et SCP n'ont pas échappé au mouvement de correction déclenché depuis septembre. Les deux titres présentent de bons potentiels de croissance. Cependant, le manque de visibilité quant à la fusion entre les deux raffineries continue de peser sur les titres.

C'est un fait. Depuis le déclenchement du mouvement de correction des cours au cours du second semestre, aucun secteur n'a été épargné, même pas les raffineries qui affichent pourtant de bons fondamentaux.
Dans sa dernière étude consacrée aux titres Samir et SCP, BMCI Bourse estime que le premier poursuivra son évolution oscillatoire, mais dans une tendance globalement ascendante dans les jours à venir. Le titre traite depuis quelques temps dans un climat d'attentisme et de léthargie. "Le tassement des volumes observé récemment confirme ce constat", explique la note. En dépit d'une surcote significative, la société de bourse conseille tout de même de conserver le titre dans les portefeuilles en raison de la solidité des fondamentaux financiers de la raffinerie et le changement de sa dimension avec la fusion avec SCP.
Côté résultats, les analystes tablent sur un résultat net 1998 de 560 millions de DH malgré une baisse du chiffre d'affaires réalisée lors du premier semestre. "Ce recul était dû à une stagnation, voire un léger recul de la consommation domestique du fuel et l'impact négatif de l'effondrement du cours de brent sur la gestion de stock", est-il expliqué.
Par ailleurs, la rentabilité des actionnaires s'est améliorée en 1997 après une diminution durant les deux exercices précédents. Le ROE (Return On Equity) a ainsi grimpé en 1997 à 20,82% contre 17,95% en 1996.
La structure financière reste, elle, assez équilibrée. Selon les analystes de la société de bourse, la Samir améliore les capacités de financement de ses emplois stables grâce à "des ressources stables en constante progression sur la période 1995-1997 (+15% en moyenne), due en partie à l'accroissement des résultats dégagés et des capitaux d'emprunt (+20% en moyenne)".
Sur le long terme, le titre présente de bons potentiels de croissance, d'autant plus que la fusion avec la SCP devrait engendrer de nombreuses synergies bénéfiques, une optimisation des coûts et des échanges de savoir-faire et de technicité.
Quant au titre SCP, BMCI Bourse invoque deux raisons spécifiques au mouvement de correction. D'une part, le personnel a massivement cédé ses actions sur le marché secondaire, "faisant perdre plus de 25% de la valeur du titre en l'espace de quelques jours". D'autre part, la sortie d'ELF Acquitaine du tour de table moyennant une décote de 14,75% a amplifié la baisse entamée par le marché. Ce net repli traduit l'attentisme, en l'absence d'informations relatives aux modalités de la fusion Samir/SCP. Une situation qui devrait d'ailleurs persister jusqu'en 1999.

Saturation des capacités de production


Sur le plan de l'activité, la SCP améliore en moyenne de 15% par an son chiffre d'affaires qui clôture l'exercice 97 à 812,5 millions de DH. Autre performance: l'amélioration continue de la valeur ajoutée grâce à la compression des charges externes autres que l'approvisionnement en matières premières. La VA représente ainsi près de 13% du chiffre d'affaires contre 6,5% en 1995. La structure financière reste, elle, marquée par l'amélioration continue du fonds de roulement qui a marqué une croissance de 86% entre 1995 et 1996 et de 33% entre 1996 et 1997. Pour 1998, la société de bourse prévoit un chiffre d'affaires de 130 millions de DH. Elle estime toutefois que l'évolution du bénéfice net devrait s'établir à l'avenir autour de 11% (au même titre que la Samir) contre 13,32% en moyenne enregistrés pour les cinq dernières années. Et pour cause, "la saturation des capacités de production, le caractère exceptionnel des résultats de certains exercices et l'absorption de la Samir".

Yousra MAHFOUD










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