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Economie

Balance des paiements: Le gros trou noir

Par L'Economiste | Edition N°:2984 Le 18/03/2009 | Partager

. Le déficit commercial bondit de 23,5%. Il est passé de 135,8 milliards en 2007 à 167,8 milliards de DH en 2008«A moins que le Maroc ne se trouve sur une autre planète, impossible que les remous de la crise ne l’atteignent pas d’une façon ou d’une autre!». Zouhair Chorfi, directeur du Trésor, bien que globalement fier de la situation du Trésor, n’en déplore pas moins avec véhémence la situation problématique de la balance des paiements. Et pour cause! Le déficit au niveau de cette dernière n’en finit pas de se creuser. Entre 2007 et 2008, il est passé de 135,8 milliards de DH à 167,8 milliards de DH, en aggravation de 23,5%! D’ailleurs, en 2008, les échanges commerciaux (hors phosphates et dérivés) ont été marqués par la forte accélération du volume de l’ensemble des produits importés contre des exportations en totale perte de vitesse. Une situation qui a impacté du coup le taux de couverture, le portant à 47,9%. En effet, si la (très!) timide augmentation des exportations nationales (+1%) n’a guère fait le poids face à des importations en plein boom (+23,9%), le scénario aurait cependant pu être pire. En effet, la modeste progression de l’export a été salutairement compensée par la hausse des exportations des phosphates et dérivés. Ces dernières ont plus que doublé par rapport à 2007 (+130%). «Une performance imputable à la hausse des cours de ces produits sur le marché international», indique la direction du Trésor et des Finances extérieures. Cependant, pour combien de temps encore les phosphates limiteront-ils la casse? Une question importante, sachant que l’Office national des phosphates a récemment baissé sa production et donc ses exportations pour réduire l’offre et donc préserver les prix. Hors phosphates, la progression a concerné essentiellement la vente des produits alimentaires qui se sont accrus de 5,1% et des produits finis d’équipement (+10,7%). En revanche, les expéditions des produits de textile ont enregistré une baisse de 10,6%, notamment au niveau des vêtements confectionnés et des articles de bonneterie. Pour ce type de produits, le repli reste d’ailleurs perceptible au niveau des exportations nationales vers les marchés européens. Une tendance baissière qui a bénéficié à d’autres pays émergents comme la Turquie ou la Chine. S’agissant des importations, la hausse a concerné tous les produits, toutes catégories confondues. Et ce sont les articles énergétiques qui trônent en tête (+34,7%). Viennent ensuite (par ordre décroissant): les biens d’équipement, les produits bruts, les demi-produits, les produits alimentaires et les biens de consommation. Au niveau des services et des flux financiers, seules les recettes au titre des centres d’appels ont pu enregistrer des performances (+18,2%). Les autres composantes de ce segment de produits n’ont guère brillé par leurs réalisations. Ainsi, les transferts des MRE se sont affaissés de 2,4% en comparaison avec 2007. «Même sans la crise, nous nous attendions à une stagnation des recettes MRE. Après une forte progression de celles-ci sur plusieurs années, cette tendance ne pouvait pas continuer indéfiniment», affirme Chorfi. Même son de cloche en ce qui concerne les recettes touristiques qui chutent de 3,5% par rapport à fin 2007. De fait, la balance des biens et services a dégagé un taux de couverture de 71,9% à fin 2008 contre une couverture de 79,3% en 2007. Concernant les investissements et prêts privés étrangers, ils ont accusé une baisse de 23,3%, revenant de 41,4 milliards de DH réalisés en 2007, à seulement 31,7 milliards de DH en 2008. Compte tenu de toutes ces évolutions, le compte courant de la balance des paiements devrait se solder par un déficit tournant autour de 4,8% du PIB et ce, après avoir dégagé depuis 2001 des excédents. Dans ce contexte, les avoirs extérieurs nets du système bancaire se sont établis à un peu plus de 197 milliards de DH, en baisse de 5,5% par rapport à fin décembre 2007. Cette contraction des réserves de change s’est amorcée notamment à partir du mois de septembre pour se poursuivre jusqu’à la fin de l’année en se chiffrant à plus de 24,8 milliards de DH, et ce, après la reconstitution de 13,5 milliards de DH durant les 7 premiers mois de l’année 2008. Mohamed MOUNADI

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