×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Le chaos urbanistique

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4769 Le 10/05/2016 | Partager
    Dépassée, la réglementation actuelle ne répond plus aux nouvelles vocations des territoires
    L’aménagement doit être au service de l’environnement, des investissements…
    chaos_hurbanistiques_069.jpg

    Le même Maroc qui rêve de décollage industriel, de places financières internationales, peine à redessiner les contours d’une stratégie efficace de planification et d’aménagement urbains (Ph. L’Economiste)

    L’actuel système de planification territoriale semble dépassé face au rythme effréné de l’urbanisation. «La réglementation en vigueur et les plans d’aménagement verrouillent tout», avaient déploré des spécialistes lors d’une conférence organisée récemment par la Fondation Attijariwafa bank (cf. www.leconomiste.com). Aujourd’hui, l’Etat est appelé à agir, notamment en amorçant une réforme du système de planification. Le ministère de l’Urbanisme a lancé une étude prospective dans ce sens, dont les principales orientations ont été partagées avec les présidents des régions et des conseils provinciaux, lors d’une rencontre de consultation tenue hier à Rabat.
    L’idée est de favoriser «une conception partagée avec les différents intervenants en vue de mener une réforme qui favorise un renforcement des capacités, pour être en mesure de s’adapter aux évolutions économiques et sociales des territoires», selon Driss Merroun, ministre de tutelle. L’implication des dirigeants des collectivités territoriales est décisive. Aujourd’hui, «il est important de définir le rôle des communes et des régions durant les phases d’élaboration et d’exécution des documents d’urbanisme», selon la plateforme de l’étude commandée par le département de tutelle.

    Mobilisation du foncier

    L’idée est de «déterminer si les problèmes sont liés à la réglementation ou aux moyens de mise en œuvre», est-il noté. Surtout que «les élus se retrouvent dans une situation embarrassante, lorsqu’ils sont appelés à être responsables du contrôle des infractions aux documents d’urbanisme alors qu’ils n’ont pas été impliqués dans toute la procédure de leur élaboration», a expliqué Mohand Laensar, président de la région de Fès et ex-ministre de l’Urbanisme.
    Il a appelé à une répartition claire des responsabilités, permettant une meilleure coordination entre les aspects technique et politique.
    Aujourd’hui, les différents intervenants s’accordent à dire que le prochain système doit prendre en considération les nouveaux besoins des territoires. Pour plusieurs présidents de régions, «la planification territoriale doit être au service du développement durable, en favorisant la protection des ressources naturelles». Par exemple, «les schémas directeurs d’aménagement urbain (SDAU) et les plans d’aménagement (PA) doivent prendre en considération les exigences environnementales, notamment en termes de préservation des réserves de biosphères dans les régions», selon Brahim Hafidi, président du Conseil régional de Souss Massa. Pour lui, les SDAU sont appelés à répondre aux besoins spécifiques de chaque région. D’autres présidents de collectivités territoriales ont insisté sur le rôle des SDAU dans la mobilisation du foncier, véritable levier d’attractivité des investissements.

     

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc