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International

Régionales en France Second tour: La peur FN!

Par L'Economiste | Edition N°:4667 Le 14/12/2015 | Partager
Le second tour du scrutin a eu lieu hier, dimanche
Valls brandit la menace d'une «guerre civile» en cas de victoire du FN
Les Républicains craignent l'érosion de leur électorat conservateur en faveur de Le Pen

La victoire du Front national (FN) au premier tour des élections régionales pourrait-elle inciter les électeurs à voter plus massivement? La réponse sera connue ce soir. En tout cas, le parti de Marine Le Pen semble confiant. L'extrême droite a toutes ses chances pour sortir victorieuse, après un premier succès lors de cet ultime scrutin avant la présidentielle de 2017, face à une gauche et une droite affaiblies.
L'issue de cette consultation à deux tours, marquée par les attentats terroristes du 13 novembre à Paris (130 morts), reste inquiétante. Elle est suspendue à la participation et à l'ampleur des reports de voix de gauche vers la droite pour faire barrage au raz-de-marrée lepéniste dans plusieurs régions. Sur 44,6 millions de Français appelés à voter, un électeur sur deux (dont deux tiers des 18-24 ans) ont marqué leur désintérêt pour la politique en boudant les urnes au premier tour, le 6 décembre.
L’offensive par l'extrême droite d'une ou plusieurs régions serait une première en France. Avec un discours europhobe et anti-immigration, le FN grimpe à chaque élection depuis cinq ans, surfant sur le rejet des partis traditionnels impuissants face à la crise économique et le sentiment d’insécurité généralisé. Au premier tour, le parti de Marine Le Pen a décroché un score national record de près de 28% raflant la première place dans 6 régions sur 13. Le mandat à pourvoir est de 6 ans.

PS: Le tout pour le tout

Les socialistes, grands perdants du premier tour, tentent le tout pour le tout. Le Premier ministre socialiste Manuel Valls a brandi la menace d'une "guerre civile" si jamais le FN prend le pouvoir. Dans la moitié des régions, les candidats socialistes ont scellé des alliances avec les autres partis de gauche pour ce second tour. Mais dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, les candidats PS, arrivés en 3e position au premier tour ont préféré se retirer. En revanche, en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes, le candidat socialiste, également 3e du premier tour, a décidé de se maintenir contre l’avis de son parti.
Les Républicains (ex-UMP), qui ont déjà pour cible les présidentielles, ont plus de chances que le PS. Il n’en demeure pas moins qu’ils sont sortis affaiblis du premier tour. La situation interne du parti de Nicolas Sarkozy n’arrange pas les choses. Le lendemain du scrutin risque de mettre à mal les ambitions pour 2017 de l'ex-président, confronté à deux rivaux coriaces et anciens Premiers ministres, Alain Juppé et François Fillon. Sa stratégie, consistant à disputer à l'extrême droite ses thèmes fétiches de la sécurité, l'immigration et l'identité nationale, n'a pu empêcher l'érosion d'une partie de l'électorat conservateur en faveur du FN.

M. L.
 

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