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Analyse

Du sang neuf dans les collectivités

Par L'Economiste | Edition N°:4605 Le 10/09/2015 | Partager
Plus de 15.000 élus pour la première fois
242 d’entre eux rejoindront les conseils régionaux

Les conseils communaux devront accueillir de nouveaux visages, élus pour la première fois. Il s’agit d’un revirement qui permettra, selon plusieurs observateurs, de rehausser la qualité de la gestion des affaires locales
 

Les élections sont l’occasion d’injecter du sang neuf dans le corps politique. Cette année, le scrutin du 4 septembre s’est inscrit dans cette logique, dans la mesure où plusieurs partis ont mis en avant de nouveaux candidats, qui sont descendus pour la première fois dans l’arène électorale. Cela est d’autant plus important qu’il s’agit du premier scrutin depuis l’installation du gouvernement Benkirane. Surtout que le renouvellement des élites a été l’une des principales revendications du «Mouvement 20 février», qui avait souvent attaqué une classe politique inamovible. Aujourd’hui, les choses commencent à changer. En effet, 72% des candidats aux élections communales et régionales se sont présentés pour la première fois. Mieux, 30% des candidats sont âgés de moins de 35 ans. Néanmoins, plusieurs observateurs considèrent que ces jeunes ont rarement l’occasion d’être élus, dans la mesure où ils sont choisis pour compléter les listes.
D’ailleurs, ils sont souvent classés dans des positions en bas de la liste. Ce qui minimise ainsi leur chance de réussite. Les premières positions sont souvent octroyées à des vieux routiers, capables de mobiliser les électeurs et de garantir un nombre important de voix. D’ailleurs, plusieurs d’entre eux se sont accrochés à briguer de nouveaux mandats. C’est le cas de plusieurs noms connus de la scène politique, à l’image de Abdelouahed Radi, le plus ancien parlementaire au Maroc, qui vient d’être réélu dans son fief à Kssiba près de Kénitra. Idem pour Mohamed Sajid ou Omar Bahraoui. Quoi qu’il en soit, la percée des jeunes commence à être de plus en plus effective. Dans les communes, les résultats du dernier scrutin se sont soldés par l’élection de 15.028 candidats qui se présentent pour la première fois, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. C’est presque la moitié du nombre total des élus au niveau communal. Ce processus de changement de génération est également ressenti dans les régions, mais à un degré moins prononcé. Ils sont 242 nouveaux élus qui ont rejoint les conseils régionaux à l’issue des élections du 4 septembre, soit presque le tiers de l’ensemble des élus dans les régions. Le rajeunissement du corps des élus est décisif, dans la mesure où cela constitue, selon des observateurs, un tournant qui permettra de rehausser la qualité de la gestion locale. Plusieurs grands noms de l’arène politique commencent à donner des signes de fatigue, avec l’échec de certains d’entre eux. Ce qui a permis de bousculer certaines idées, comme «l’omnipotence» des candidats dans leurs fiefs, et d’ouvrir de nouvelles brèches pour un plus grand accès des jeunes aux assemblées élues. D’où le déclenchement d’un processus de remplacement progressif des vieilles élites par une nouvelle génération à même de mieux prendre en charge les défis du développement local. D’autant plus que les statistiques montrent que 82% des candidats disposent d’un diplôme supérieur ou d’enseignement secondaire. Exit donc le stéréotype du président de commune, notable mais analphabète. C’est pour cela que certaines voix se sont élevées pour rappeler que l’encouragement de l’implication des jeunes dans la gestion des affaires locales ne doit pas être considéré comme un luxe électoral. D’ailleurs, plusieurs leaders politiques l’ont compris, et ont cherché à pousser leurs enfants à se présenter aux élections. Certains d’entre eux ont même réussi l’exploit de se faire élire lors de leur première participation à un scrutin. C’est le cas notamment de Tarik El Malki, fils de Habib El Malki, président de la Commission administrative de l’USFP, de Yassine Radi, fils de Driss Radi, chef du groupe parlementaire de l’UC à la Chambre des conseillers, ou encore Soumia Benkirane, fille de Abdelilah Benkirane.

Où sont les femmes?

Nouveau pas dans le renforcement de la représentativité féminine dans les conseils communaux. Cette année, le nombre de femmes élues a presque doublé. Il est passé de 3.465 en 2009 à 6.673 à l’issue du dernier scrutin. Cela s’explique notamment par la nouvelle réglementation électorale qui a prévu le tiers des sièges à la représentation féminine. Une progression de la présence des femmes dans les assemblées élues confirmée par l’organisation Gender concerns international, qui a assuré l’observation de ce scrutin. Néanmoins, au-delà de la présence dans ces conseils, cette organisation a mis l’accent sur un enjeu plus complexe. Il s’agit de la participation effective des femmes au processus de prise de décision et de gestion des affaires publiques. Surtout que plusieurs femmes élues, avaient par le passé critiqué les difficultés à s’imposer au sein de ces assemblées dominées par les hommes. Et pour l’heure, aucun parti n’a annoncé une candidature féminine à la présidence d’une ville ou d’une région.

M. A. M.
 

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