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Analyse

La nouvelle configuration des forces politiques locales

Par L'Economiste | Edition N°:4605 Le 10/09/2015 | Partager
Redistribution des cartes dans les grandes villes
Le PJD s’octroie des bastions autrefois de l’opposition
L’Istiqlal et le PAM préservent leurs fiefs au Sud et dans l’Oriental

Le basculement de Fès dans le giron du PJD est une illustration de la redistribution des cartes entre partis politiques après le scrutin du 4 septembre. Traditionnellement bastion istiqlalien, Fès a été géré depuis plus d’une décennie par le patron du parti de la balance, Hamid Chabat. Il vient d’être éjecté par Idriss Azami. Le PJD a réussi un coup de maître en arrivant premier dans la commune urbaine de Fès, avec une majorité écrasante. Sauf que l’Istiqlal n’est pas prêt à perdre l’un de ses fiefs historiques. Son patron, Hamid Chabat, compte sur la région pour se remettre en selle. Même si le PJD est arrivé premier au niveau de la région de Fès-Meknès, avec 22 sièges sur 69, le maire sortant s’accroche à ses chances de décrocher la présidence de la nouvelle région. Fort de 15 sièges, il compte sur l’appui des autres formations de l’opposition. Le PAM dispose de 9 sièges, l’USFP de 5 et l’UC de 2. Quoi qu’il en soit, la chute des grands partis dans les métropoles ne se limite pas à la capitale spirituelle. Agadir, bastion USFP depuis les années 70, vient de tomber également entre les mains du PJD. Le parti de Benkirane dispose d’une majorité confortable dans le conseil municipal avec 33 sièges sur 65. L’USFP, privé de son maire sortant Tarik Kabbaj, qui s’est présenté en tant que SAP, n’a obtenu que 6 sièges. Autre ville perdue par l’USFP au profit du PJD: Rabat, dirigée jusque-là par l’ancien ministre des Finances Fathallah Oualalou. Même si le parti de la lampe n’a pas atteint la majorité et devra négocier avec d’autres formations, notamment le RNI. Le parti de la lampe a réussi une belle percée dans la région, puisqu’il a pu maintenir son contrôle de la commune de Kénitra, en dépit des critiques adressées au maire sortant et ministre de l’Equipement Aziz Rebbah. Le PJD a remporté 49 sièges sur 65, soit une majorité confortable, face à ses concurrents le PAM et l’Istiqlal, qui se sont contentés de 8 sièges chacun. Les choses sont un peu plus corsées à Salé, réputée bastion du PJD, où Abdelilah Benkirane s’est déplacé en personne pour soutenir la candidature de son chef de cabinet, Jamaâ Mouatassim. Il dispose de 38 sièges sur 85, et devra négocier avec les autres formations de la majorité, afin de pouvoir diriger le conseil de la ville. Le RNI et le MP disposent respectivement de 12 et 9 sièges.
Dans l’Oriental et le Rif, le PAM confirme sa position de première formation politique au niveau local, parfois aux dépens d’un autre parti de l’opposition, à savoir l’Istiqlal. C’est le cas à Oujda où la formation de Mustapha Bakkoury est arrivée en tête avec 30 sièges sur 65, contre seulement 7 sièges pour l’Istiqlal. Le PJD a pu tirer son épingle du jeu avec 28 sièges. A Nador, le PAM est également en tête avec 16 sièges sur 43, suivi du MP avec 13 sièges. Donné favori à la commune d’El Hoceima, le PAM a conforté les prévisions en raflant 19 sièges sur 35. Aucune des autres grandes formations n’a réussi à s’imposer dans cette ville. Seul le PJD a pu glaner 5 sièges, contre 7 pour Al Ahd Addimocrati et 4 pour le parti Renaissance et vertu. Cependant, le PAM n’a pas réussi à préserver la mairie de Marrakech, tombée entre les mains du PJD, même s’il a besoin de 4 sièges supplémentaires pour atteindre la majorité. Là aussi, il peut compter sur l’appui du RNI, arrivé 3e avec 12 sièges.
Dans les provinces du Sud, l’Istiqlal a confirmé son enracinement et la puissance de son réseau local, notamment avec la famille Ould Rachid. A Laâyoune, le parti de la balance s’est offert une majorité confortable, avec 29 sièges sur 47. Pareil pour la région de Laâyoune Sakia El Hamra, où la formation de Chabat dispose d’une large avance, avec 20 sièges sur 39.

Alliances: Equation difficile
au sein de la majorité

Les négociations de la majorité pour les présidences des villes et des régions ont été sauvées in extremis. Le retrait de la candidature de Rachid Talbi Alami du RNI de la présidence de la commune de Tétouan a été le déclic. C’est donc Mohamed Id-Ammar, président sortant PJD qui rempile à la tête de la mairie de cette ville. Cette concession du RNI a permis de débloquer la situation et aux deux patrons de reprendre langue mercredi matin, dernier jour pour le dépôt des candidatures pour les présidences. Benkirane voulait répartir les quatre régions où la majorité est en tête sur les quatre partis de la coalition (PJD, RNI, MP et PPS). Mais le RNI veut, en plus de Souss-Massa, la région de Drâa-Tafilalt pour la confier à Said Chbaâtou, qui a quitté l’USFP pour rejoindre Mezouar. Le PJD comptait proposer pour la présidence de région l’ancien ministre Habib Choubani. La tournure que prennent les choses ne devrait pas être du goût de Nabil Benabdallah, qui comptait sur la présidence de la région de Souss Massa, que lui a promis le chef du gouvernement.
Les choses sont plus claires au niveau des mairies, notamment celles de Rabat et de Salé. Elles reviendront respectivement à Mohamed Sadiki (ex-cadre de Rédal et actuel directeur de cabinet de Aziz Rebbah) et à Jamae Moatassim (directeur de cabinet du chef du gouvernement et ancien président de l’arrondissement de Tabriquet), tous les deux du PJD.

MAM
 

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