Courrier des Lecteurs

Khalfi se ridiculise sur les ondes françaises

Par L'Economiste | Edition N°:4476 Le 05/03/2015 | Partager

■ Une honte nationale
Quelle honte, mais quelle honte! Le passage et l’interview de Mustapha Khalfi sur Europe 1 a été un ratage total. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Benkirane a manqué toutes ses réponses tandis que le journaliste lui posait des questions sur des sujets au niveau desquels les positions marocaines étaient parfaitement expliquées et balisées. Le ministre n’a pas su répondre aux questions, donnant l’impression de ressortir à chaque fois les mêmes mots et les mêmes réponses à la manière d’un perroquet ayant bien appris son texte. Pour moi, il n’aurait jamais dû accepter cet entretien vu qu’il n’avait a priori le «droit» de ne rien dire ni révéler.
K.Y.
■ L’image du Maroc ternie pour des décennies
L’interview du ministre de la Communication Khalfi sur Europe 1 a porté clairement atteinte à l’image du Maroc, qui a pris un coup sacré! Le ministre n’a su répondre à aucune question et a tenté d’échapper à chacune d’entre elles en clamant haut et fort son désormais célèbre «Je suis clair» qui a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. Le ministre a par ailleurs donné le sentiment que le Maroc était une dictature fondée sur le modèle nord-coréen. Et si cette prestation était voulue dès le départ ?
A.R.

■ On a viré Ouzzine, pas Khalfi
En tant que membre du Mouvement populaire, je veux protester dans vos colonnes contre une injustice. Notre ministre Mohamed  Ouzzine, qui était l’espoir de rajeunissement de notre Mouvement, a été renvoyé sans pitié pour une question de pelouse inondée après de très grosses pluies. Aujourd’hui, personne  ne sait où était la faute. Il n’y a pas eu de blâme contre la Santé de El Houssaine Louardi, malgré la perte d’image de la CAN. Passons là-dessus. Mais là où ça ne va pas c’est que Khalfi  n’est ni sanctionné ni viré après la catastrophe qu’il a provoquée en France et au Maroc. Car tout le monde a écouté dans le Royaume. L’image est plus abîmée qu’avec la pelouse du stade. Il faut renvoyer Khalfi. Sinon la justice n’est pas faite.
M’Ahmed A. H.

L’analphabétisme, le vrai problème
des Marocains

Je tenais à réagir au récent éditorial de Nadia Salah intitulé «Logiciels». Un des principaux défis auxquels doit faire face notre pays est l’analphabétisme. En effet, près de 53% des marocaines ne savent ni lire, ni écrire, révèle un récent rapport du Haut commissariat au plan marocain. Au total, plus de sept Marocains sur dix (71,8%) en souffrent dans les campagnes, contre environ quatre sur dix en milieu urbain. Avoir un TGV ou un «Morocco Mall» dans un pays où tellement de personnes ne savent ni lire ni écrire est incroyable. Comme le souligne le professeur Joseph Stiglitz dans son livre «La Grande Désillusion»,  alors que la Russie s’effondrait et que la pauvreté explosait, on assistait à un embouteillage de voitures à Moscou… Le milieu associatif, l’Union européenne et la Banque mondiale jouent déjà un rôle mais la communauté des affaires doit jouer le sien et appeler le gouvernement à faire plus. Il y a certes d’autres problèmes tels que le tabagisme, l’obésité, le chômage, les routes meurtrières et le manque d’efficacité de nombreuses administrations, mais je suis persuadé que régler le problème de l’analphabétisme contribuera à régler plus facilement tous les autres. Cela devrait être la priorité numéro un de notre pays.
T.G.

■ Aéroports marocains: Un vide angoissant

Expliquez-moi pourquoi les magasins dans les aéroports marocains ont des horaires de travail dignes de… la fonction publique française? Pour ceux qui arrivent et surtout pour ceux qui partent tôt ou tard, quelle vision angoissante! Si vous voulez que Casablanca soit un hub, il faudrait commencer à penser le service que vous offrez en fonction des voyageurs et pas en fonction des employés. C’est un conseil: si vous voulez que Tunis vous batte…Vous êtes libres, continuez comme ça.
S.N., grand voyageur en Afrique

■ Tourisme, une vraie enquête, svp

Grand Merci pour votre éditorial de ce mercredi 4 mars sur les réelles situations de notre tourisme. Vis-à-vis de la France, il y a un manque flagrant de stratégie de conquête depuis 2008/2010 où il a été constaté que ça marche tout seul!!! Les budgets sont largement inférieurs au niveau de la promotion vu le poids de cet important marché! Comme pour le tourisme national je crois ...
Mais le plus important c’est surtout pourquoi une si grande désaffection de la France alors que le problème est chez eux, donc une véritable enquête de comportement du touriste français vis-à-vis du Maroc est incontournable pour mieux comprendre et réagir.
Le salon Voyages tourisme et loisirs qui aura lieu fin avril 2015 à Casablanca pour promouvoir auprès des clients locaux, le Maroc et le Monde est un petit début de solidarité active et retrouvaille après 4 années de rupture sans d’ailleurs inquiéter nos responsables!
OCA, tour-operator

 

Le cinéma en crise au Maroc

J’ai lu avec attention votre article sur le cinéma en chute libre au Maroc. Les chiffres présentés par le Centre cinématographique marocain (CCM) lors de la 16e édition du Festival national du film qui s’est clôturé  le week-end dernier à Tanger prouvent bel et bien que le cinéma marocain traverse une véritable crise. La fréquentation a largement baissé. En effet, les cinémas marocains ont perdu entre 2009 et 2014 pas moins d’un million de spectateurs. Par ailleurs, le nombre de salles est également en train de chuter cruellement. Il est évident que les marocains vont de moins en moins au cinéma. Ils préfèrent en effet regarder des films à la télévision ou encore les acheter à un prix dérisoire au vendeur de dvd piratés du quartier. Il faut à mon sens que les salles baissent leurs tarifs, qui deviennent particulièrement excessifs. Certains cinémas facturent leur ticket d’entrée à plus de 65 DH, ce qui est à mon sens une aberration… Il faut également lutter contre le piratage en effectuant davantage de descentes sur les lieux de vente afin de lutter contre les filières commerciales illégales.
J.R.

■ Circulation à Casablanca: Le tramway inefficace?
Le tramway de Casablanca n’a apparemment pas résolu le problème de la circulation de la ville. Les embouteillages sont toujours aussi importants qu’avant, notamment aux heures de pointe où les principales artères de la ville deviennent bouchées. Récemment, je suis resté «coincé» pendant plus d’une demi-heure sur la route d’El Jadida! De nombreux autres boulevards, tels que Roudani ou encore Zerktouni, sont également impraticables. Comme si cela ne suffisait pas, le parc automobile s’accroît jours après jours et les automobilistes ne respectent quasiment plus le code de la route. Il ne manque plus qu’à espérer que les nouvelles lignes du tramway qui seront bientôt fonctionnelles changeront la donne.
F.A.

■ Casablanca / Gestion de la ville: Le raté du boulevard Moulay Rachid
Au moment où les grandes villes se restructurent, Casablanca semble confuse dans cette démarche. Des boulevards ont été élargis et mis aux normes pour répondre aux besoins croissants de la circulation et en améliorer la fluidité. Néanmoins, nous constatons pour le cas du boulevard Moulay Rachid un raté assez énorme! Cet axe, qui ne subissait pas de bouchons ou très peu, est devenu «grâce» à l’aménagement subi un point noir de la circulation à Casablanca. Dommage pour une si belle avenue… Par la suite, nos urbanistes ont constaté des loupés et ont procédé à des réaménagements mineurs tout en laissant l’essentiel totalement anarchique. C’était d’après moi une véritable erreur de diminuer la chaussée pour agrandir le trottoir et créer des places de parking.
Y.K.

■ Poubelles de Casablanca: Une véritable erreur
Les nouvelles poubelles de Casablanca sont bien moins pratiques et efficaces que leurs aînées. Elles disposent en effet d’une ouverture trop petite. Par ailleurs, les utilisateurs doivent fournir un effort conséquent pour y placer leurs déchets. C’est tout l’inverse des anciennes poubelles. Un nouveau matériel pour la propreté inesthétique et peu pratique qui engendre déjà dans nos rues l’accumulation des déchets. Comme si cela ne suffisait pas, elles sont également très chères! Un investissement qui représente à mon sens une erreur de choix et qui n’aurait jamais dû voir le jour, car contreproductif.
I.Y.

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