Courrier des Lecteurs

Casablanca: Toujours le même tohu-bohu

Par L'Economiste | Edition N°:4451 Le 29/01/2015 | Partager

■ Les artères mal aménagées
Chers habitants des quartiers avoisinant «Feu» le Boulevard Frankin Roosevelt, chers promeneurs du dimanche qui empreintez ce boulevard pour vous rendre sur la corniche, j’ai l’honneur de vous annoncer que le privilège qui vous était octroyé jusque là qui consistait à vous assurer une circulation fluide n’est plus de mise. Désormais, et dans un souci d’équité envers la population de Casablanca, la Mairie a décidé de vous empoisonner la vie qui jusqu’à présent était un long fleuve tranquille. En se basant sur une vision à très long terme, nous avons décidé de créer des espaces de stationnement qui serviront les générations futures. En effet, selon des statistiques très précises, les aires de stationnement aménagées sur ce boulevard, seront nécessaires pour vos arrières arrières petits enfants. Nous sommes bien conscients qu’ils ne servent à rien pour le moment, mais au moins lorsque le quartier deviendra zone immeuble en 2050, les aires de stationnement seront déjà là. Voyez-vous, nous sommes pour la rationalisation des dépenses. Quant aux espèces de bouts de trottoirs biscornus qui délimitent ces aires, ils serviront en 2070 comme zone de recharges pour les voitures roulant à l’hydrogène. Entre-temps, prenez votre mal en patience et dites vous que pendant que vous vous débattez durant ces vingt minutes avec les autres automobilistes sur ce tronçon devenu bouché comme toutes les grandes artères de Casablanca, d’autres personnes passent 1 heure ou plus sur le Boulevard Zerktouni ou Abdelmoumen.Vous restez donc, malgré tout des privilégiés. Si Franklin D. Roosevelt, dont le boulevard porte le nom et qui a certainement emprunté cette avenue durant la conférence de Casablanca en 1943, voyait ce qu’on en a fait, il s’en retournerait dans sa tombe. Mais crier au scandale de l’aménagement de cette artère qui n’est que le reflet d’un mal beaucoup plus profond : La gestion désastreuse de cette ville.
Y.B.

■ Des solutions humaines avant tout
Dans l’article «Casablanca : Le think tank remet sa copie» paru le 14 janvier et dans l’ensemble de ce que j’ai pu lire sur ce sujet, l’on ne parle que d’investissements pour résorber les problèmes de gestion et de circulation de Casablanca prenant la forme d’espaces verts, de mobilier urbain, de modernisation de la flotte et de caméras de surveillance. Ces derniers sont certes importants mais ne suffisent pas à résoudre les problèmes de la métropole. Il ne s’agit là que de la partie «facile» de la problématique dans la mesure où il suffit d’y consacrer un budget. Le côté innovant de ce groupe de réflexion serait d’aborder également le côté «soft», c’est-à-dire l’étude du fonctionnement de la ville. A titre d’exemple, afin de fluidifier la circulation, il ne suffit pas d’élargir et de réparer les voieries après détection et analyse des heures de pointe. Il faut aussi proposer des solutions «humaines» et participatives comme par exemple instaurer un horaire décalé ou continue pour certains établissements, mettre en place un accès réglementé pour les camions et les gros engins de chantier, coordonner l’ouverture de chantiers de voierie, encourager la création de parkings privés ou encore sanctionner les chauffeurs du transport public contre leur conduite anarchique.
Aly Zerouali

Impôts: Instaurer l’IR pour tous?

Cher Monsieur Benkirane, je suis un contribuable qui ne profite pas du système de santé public étant donné l’état de nos hôpitaux, qui ne profite pas du système de l’éducation nationale pour ses enfants depuis l’arabisation et qui est obligé de changer les pneus de sa voiture tous les deux ans car les routes ressemblent à une étape du Paris-Dakar. En d’autres termes, je contribue par mes impôts à financer les besoins du service public de l’Etat sans en tirer le moindre bénéfice. Que devrais-je conseiller à mes enfants comme métier ? Une formation d’ingénieurs pour payer 38% d’IR, une profession libérale pour payer ce qu’ils veulent ou alors d’être des marchands dans l’informel pour ne rien payer du tout ? Imaginez un seul instant les personnes autour de la table du conseil des ministres comme une représentation du peuple. Le collègue de l’Agriculture ne paierait pas d’impôts car exempt, celui de la santé déclarerait les revenus qu’il voudrait, celui du commerce ne paierait rien du tout car sa société serait déclarée comme étant déficitaire et vous, cher M. Benkirane, auriez des revenus déclarés et connus de tous et seriez obligé de payer 38% d’IR. Vous ne pensez pas que vous auriez comme un sentiment d’injustice et que vous auriez envie de changer de portefeuille ? Faites dont preuve d’imagination pour élargir l’assiette des gens qui payent des impôts et que ce soit de manière équitable. Les salariés en ont marre de payer pour tout le monde.
Y.B. - Un contribuable

■ Un manque de musées !
Je suis tombé par hasard sur un article paru le 27 janvier dernier intitulé «Casablanca: Ce patrimoine archéologique insoupçonné».
L’on y apprend l’organisation par le Rotary Club de Casablanca El Fida d’une première journée dédiée au patrimoine archéologique. Un évènement qui incluait une visite des sites préhistoriques de la ville et qui a permis de présenter des fossiles humains découverts dans les carrières de la ville blanche.
Intéressant! Pourquoi n’y a-t-il pas plus de musées et d’évènements dédiés à l’archéologie au Maroc ? Je pense que les Marocains doivent s’intéresser à leur propre histoire, quitte à moins traîner dans les cafés et les centres commerciaux. Il en va de l’intérêt de la mémoire collective et du patrimoine culturel du pays !
I.N.

■ Vague de froid : Une mobilisation louable
Le Maroc n’a pas connu de vague de froid aussi importante depuis des lustres. Dans les zones montagneuses, la température descend à moins de dix degrés et les chutes de neige sont légions. Conséquences?
Des douars sont isolés et enclavés, des écoles ferment et des routes sont barrées car impraticables. C’est notamment le cas à Ouaouizeght, commune rurale de la province d’Azilal. Pour sortir la région de cette impasse, d’importants moyens logistiques ont été déployés tels que l’installation d’un hôpital de campagne et la présence sur les lieux de près de 40 médecins et infirmiers. Même cas de figure pour les régions de Boumia et Aghbalou, pour lesquelles des chasse-neige et des fraiseuses ont été déployées. Une mobilisation tout à fait louable à mon sens!
Il est en effet très important que les autorités viennent en aide aux populations menacées par le froid suite au manque de moyens logistiques et d’infrastructures médicales.
R.B.

■ Oriental /hôpitaux: Promesses tenues
Je réagis à votre article « L’oriental soigne ses prestations médicales » paru le 26 janvier 2015 en ajoutant que les habitants de l’oriental, en particulier ceux qui habitent loin d’Oujda, attendent avec patience la construction d’un hôpital dans leur ville. Certainement la construction des sept hôpitaux  est une très bonne nouvelle pour les habitants des villes concernées et ils vont exprimer leur joie dès l’inauguration des travaux.  Si on prend par exemple la ville de Figuig qui est loin d’Oujda de 369 km, les habitants de cette ville souffrent depuis plusieurs années de manque d’hôpital sachant que par exemple pour qu’une femme accouche son bébé, il faut parcourir 107 km pour arriver à  Bouarfa qui est la ville la plus proche de Figuig et qui est loin d’elle de 107 km. Donc il y a un risque important que les femmes perdent  leur vie à cause d’absence de sages-femmes et d’un gynécologue sur place.  En fait, la construction d’un hôpital est certes une nécessité primordiale, cependant  l’hôpital lui-même reste sans effet s’il n’est pas bien équipé de matériel, des médicaments  et des ressources humaines nécessaires à son fonctionnement en particulier les médecins et quelques spécialistes. Espérons que le ministre de la Santé a tenu en considération tous ces aspects pour que son projet soit bénéfique et pour qu’il puisse jouer pleinement son rôle de sauveur.
Mohammed

■ Communales: Que faire si aucun candidat ne plaît ?
Supposons que je me sois inscrit sur les listes électorales, que j’aille au bureau de vote pour choisir un candidat qui me représenterait pendant 5 ans dans la gestion de la commune où je vis, et que, dans l’isoloir, je m’aperçoive qu’aucun candidat ne pourrait me satisfaire, que puis-je faire ? Mettre dans l’urne tous les bulletins de vote ou ne rien y mettre?
L’Administration va considérer mon vote comme nul alors que j’aurais bien voté ! Il faudrait bien, démocratiquement et logiquement parlant, considérer le vote des citoyens qui veulent exprimer leur voix électorale dans la gestion communale ou parlementaire alors qu’ils ne sont satisfaits d’aucun candidat, en ajoutant une autre possibilité de vote: celle qui permet de dire «aucun candidat choisi». Et si cette option obtient, par exemple, le 1er rang, on comprendrait alors que la population concernée est citoyenne et votante d’une part, et que d’autre part, les candidats proposés ne sont pas en mesure de répondre aux aspirations.
Si cette option pouvait exister, le scrutin de vote serait démocratiquement représentatif des choix des électeurs et j’irais donc voter… Mon petit doigt me dit qu’on aurait des taux de vote élevés… Essayons !
Abdelmounim

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