Courrier des Lecteurs

Les projets immobiliers fantômes

Par L'Economiste | Edition N°:4380 Le 16/10/2014 | Partager

- Lakhyayta: Les familles désespèrent
Je  fais  suite à votre article de ce jour concernant la ville  nouvelle  Lakhyayta et j’ai  le  regret de vous informer que les 360 familles bénéficiaires des villas semi-finies attendent la réception de leurs biens immobiliers depuis 2010.
Je fais partie de ces familles  qui souffrent financièrement  et psychiquement à cause du retard et de  la négligence des promoteurs. On a vendu nos appartements et chacun de nous souffre depuis plus de 4 ans et malgré  plusieurs promesses, on attend  toujours sans  aucune  vision.
Au nom de  l’association des bénéficiaires, nous avons déposé une  plainte auprès du  gouverneur de Berrechid, du wali de Settat, des ministères de l’Habitat et de  l’Intérieur, du médiateur  marocain,  mais également auprès du Premier  ministre. Nous disposons de toutes les décharges  des correspondances.
Notre projet  est d’organiser un sit-in à  Had  Soualem  et  un autre  à  Rabat.
C.M  

- L’attente interminable
Je rejoins les victimes des projets immobiliers de Lakhyayta pour dire que nous subissons un grand préjudice matériel et moral depuis 5 ans. «Les victimes» s’étaient lancées dans l’achat de villas en 2010, sur la base d’une livraison à 18 mois. Les clients étaient alors obligés de s’acquitter de 80% du montant (soit environ 1 million de DH), se retrouvant avec des mensualités  de crédit importantes. Ceux qui ont vendu leurs appartements, se sont retrouvés, eux, avec un loyer exorbitant, ou habitant chez la famille…, je vous laisse imaginer les problèmes sociaux qui en découlent. A ce jour, soit 60 mois après, la livraison sur 18 mois se transforme en attente interminable, et on ne dispose, valeur aujourd’hui, d’aucune visibilité. Et ce, malgré les multiples démarches effectuées auprès des responsables sur place ou au plus haut lieu. On s’est même adressé aux autorités locales qui, à mon avis, n’ont pas pu, ou voulu, trouver une solution aux 360 familles de la classe moyenne vivant dans la précarité.
Mohamed ZAHRAOUI

                                                                              

- La trémie de Dakar: La porte ouverte au clavaire
Après une décennie de travaux, de calvaire pour les automobilistes qui empruntaient la voie  de l’intersection du bd Mohammed VI et du bd de la Résistance et du rond-point Chimicolor vers le bd des FAR, après d’importantes déviations des conducteurs d’eau et d’électricité, les usagers de cette voie ont constaté aujourd’hui son inutilité. En effet, pas plus de 400 véhicules par jour empruntent cette voie, pour ceux qui vont jusqu’au bd des FAR.
Quel gâchis! Plusieurs millions de DH enterrés dans cette trémie sans que personne ne se pose la question sur cette dépense inutile. J’incrimine en premier lieu le bureau d’études qui a mesuré la densité du trafic et recommandé la nécessite de réaliser cet ouvrage. C’est un détournement de fonds à grande échelle!
Mohieddine Gamani

                                                                                 

Tourisme: Les faux chiffres du ministre

Le ministre du Tourisme fait campagne contre L’Economiste en diffusant des chiffres faux: Le Maroc n’est pas la première destination d’Afrique du Nord. J’ai vérifié  moi-même sur la seule destination qui pouvait rivaliser avec le Maroc,  c’est-à-dire l’Egypte. Les Pharaons ont reçu 11 millions de touristes internationaux en 2013 (c’est-à-dire sans les Egyptiens émigrés; le Maroc compte ses émigrés parmi les touristes). Nous, nous espérons 11 millions de touristes en 2014. Il est vrai que l’Egypte est une catastrophe car il y avait 14 millions de visiteurs internationaux avant la chute de Moubarak.
Donc le ministre du Tourisme se trompe quand il dit que le Maroc est la première destination en Afrique du Nord. Le Maroc est 2e derrière l’Egypte. Ensuite (est-il) raisonnable de comparer le tourisme du Maroc avec celui de l’Algérie ou avec celui de  la Libye? Pourquoi L’Economiste ne se défend-il pas? Pourquoi ne remettez-vous pas les vérités en place? (…) Nous sommes nombreux à vous soutenir.
Mouna B.

Réponse de la rédaction de L’Economiste

Chère lectrice,
Merci de votre soutien. L’Economiste a donné l’information telle qu’elle est.  Le rôle d’un journal est simplement d’informer, pas de harceler un personnage politique. L’Economiste est néanmoins content que ses informations aient «secoué le cocotier»: le ministre des Affaires étrangère est vigoureusement intervenu en France, celui du Tourisme fait une campagne dans les médias marocains. Il reste à espérer qu’il fera aussi campagne auprès des marchés émetteurs… et qu’il vérifiera, comme vous, les chiffres qu’il avance.
(Nous avons dû couper les mots un peu trop polémiques que vous employez à l’égard du ministre).

                                                                                

- Aïd Al Adha : Spectacle désolant au cimetière de Rabat
L’anthropologue J. Bennani, dans une enquête que lui a confiée le CNDH, dresse un constat très négatif sur la situation de ces structures aussi bien dans les villes que les campagnes. Il décrit «une situation de dégradation sans précédent, avec violation de sépultures, atteinte à la sacralité des tombes avec les déchets jetés réduisant le cimetière en dépotoir, la dégradation des murs d’enceinte, la consommation de drogues et de boissons alcoolisées parmi les tombes».
Il existe en principe des départements officiellement chargés de la gestion et de la protection de ces lieux sacrés: collectivités locales, conseils communaux et municipaux, délégations du ministère des Habbous et des Affaires islamiques, ministère de l’Intérieur et celui de la Culture.
Réhabiliter les cimetières et les intégrer au tissu urbain, en les transformant en espaces de paix  garantissant respect et dignité aux morts, sont autant d’actions qui engagent leurs responsabilités, mais aussi les nôtres!
R.C

- Cachez ces ordures que je ne saurais voir
Les sociétés de ramassage d’ordures viennent de recevoir des camions flambant neufs afin de nettoyer les rues de Casablanca.
Seulement voilà, le personnel ne l’entend pas de cette oreille... Il ne ramasse que ce qui est sur les grands boulevards. Les rues, quant à elles, restent jonchées d’ordures. C’est le cas aussi pour l’arrière-pays (quartiers en banlieue), où le passage des camions se fait au compte-gouttes.
Nous avons essayé de contacter les responsables d’Ain Chock mais ces derniers refusent de nous répondre.  C’est désolant de voir que malgré les efforts entrepris par la wilaya du Grand Casablanca, les autres services ne suivent pas.
C’est triste à dire, Casablanca restera éternellement une ville sale...
A.F

                                                                       

Un mirage nommé Charte TPE

Certes beaucoup de choses changent dans notre pays dans le bon sens. Mais la crise ne nous épargne pas. S’ajoute à cela la lenteur terrible de mise en œuvre des réformes  (ce ne sont pas les idées qui nous manquent). Les banques de leur côté durcissent les procédures.
Il y a presque 4 ans que j’ai choisi l’entrepreneuriat. Pas d’accès aux produits bancaires les plus usuels (facilité de caisse, ligne d’escompte, ...)
Mon exemple personnel: «Ça fait plus d’un an que ma demande est en souffrance et à chaque fois des compléments d’informations et de documents. In fine, on m’a annoncé un accord de principe sur ma ligne d’escompte et seulement 30% de ce que j’ai demandé. La facilité de caisse pas question. Le contrat, j’attend toujours».
A ce rythme, les TPE mourront avant même de bénéficier de quoi que ce soit.
Pour le moment, la réforme je n’y crois pas du tout côté exécution. J’espère des jours meilleurs.
En attendant, je continue à recourir à mon épargne et à la bonté de mes clients et fournisseurs. Les premiers pour raccourcir les délais de paiement et les deuxièmes pour les rallonger. Ce n’est pas gagné à tous les coups.
Said AB

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