Courrier des Lecteurs

Circulation: Casablanca toujours bouchée!

Par L'Economiste | Edition N°:4375 Le 09/10/2014 | Partager

- Aïn Sebaâ  enclavée
Il ne faut pas écouter les taximen. Tous les quartiers de Casablanca doivent être desservis par le tramway et ce n’est pas logique qu’Aïn Sbaâ ne le soit toujours pas. Ce quartier était déjà largement réputé pour  sa grande insécurité. Il faut désormais y ajouter son enclavement!
I.P.

- Le calvaire continue
Le tramway de Casablanca a-t-il résolu son problème de circulation? Je n’en suis guère convaincu! Les embouteillages sont en effet plus présents que jamais dans la ville blanche et se rendre d’un endroit à un autre endroit de la province relève souvent du parcours du combattant. La circulation devient catastrophique aux heures de pointe et plus personne ne respecte le code de la route pour tenter d’arriver à l’heure au travail ou à ses rendez-vous journaliers. Il faut dire que les avenues comprenant les voies du tramway sont devenues particulièrement étroites et bouchées, rendant la circulation moins fluide qu’auparavant. A mon sens, pour résoudre le problème, il faudrait construire un métro à Casablanca ou au moins ajouter plusieurs autres lignes de tram afin de couvrir davantage d’espace et de desservir plus de quartiers.
I.R.

- Triporteurs: Dangereux et illégaux
Depuis quelques temps, nos rues sont envahies par des tricycles et autres triporteurs. Il s’agit d’engins dotés d’un moteur de grande puissance et vendus pourtant dans la catégorie des cyclomoteurs comme la mobylette. Ces triporteurs transportent souvent 4 à 6 personnes sans assurance, sans permis et sans vignette. Ils concurrencent de plus en plus les petits taxis. En fait, une société importatrice a fait fortune en les important, usant d’une nomenclature des plus douteuses.
Mohamed Chbani

                                                                   

- Casablanca manque cruellement de verdure!

Aucune trace d’un quelconque projet de création d’espaces verts pour cette ville qui en manque cruellement. Au sein de la ville blanche, le béton remplace de plus en plus la verdure. Il n’y a qu’à constater la transformation de quartiers entiers de villas verdoyantes en immeubles grouillant de citadins candidats à l’asphyxie par la pollution des gaz d’échappement des véhicules. A mon sens, les espaces verts, les parcs de promenade et les rues verdoyantes et propres rapprochent les citoyens de leur cité et améliorent leur santé physique et morale. Beaucoup de choses peuvent encore être dites ou faites pour le bien-être des citoyens.
Mohammed Bennis

                                                            

- Le Maroc, hub africain: Une stratégie risquée!

En réaction à l’article «LED : Lucibel parie sur l’Afrique via le Maroc» paru dans L’Economiste du 7 octobre dernier, je souhaite attirer l’attention sur le risque dans lequel l’on pourrait tomber si l’on ne place pas les garde-fous qui s’imposent. Certes, nous sommes particulièrement fiers d’être devenus, en l’espace de quelques années seulement, un véritable hub africain de par notre position géostratégique et notre stabilité à tous les niveaux. Aussi, beaucoup de firmes, d’entreprises et d’économies étrangères nous convoitent dans ce sens. Mais, après l’euphorie, l’on devrait analyser le pourquoi de tout cela car, après tout, nous ne représentons qu’un petit marché très moyennement intéressant. Le véritable intérêt pour ces nouveaux «partenaires économiques» est bel et bien l’étendue africaine. Aussi, doit-on jouer le jeu et permettre à ces économies de nous utiliser comme façade pour faire du «Made in Morocco» déguisé et profiter de tout le travail politique, économique et social fourni par toutes les instances de la vie marocaine. Quelles garanties avons-nous mises en place pour que le hub ne se transforme pas en simple point de passage, un transit économique… Qui nous garantit que les projets initiés à partir du Maroc continueront à profiter à l’économie marocaine et que l’on ne verra pas d’autres voies se construire hors du Maroc, une fois le capital confiance acquis à travers le hub marocain? Ces économies étrangères arrivent chez nous avec des moyens colossaux et risquent de tuer toute initiative maroco-marocaine pour s’implanter dans les pays africains amis et frères. Avons-nous pensé à protéger nos arrières ?
J. E. K.

 

Révision de l’offre universitaire: Où sont les profs?

Je fais suite à l’article «Fès: Daoudi revoit l’offre universitaire» paru sur L’Economiste du vendredi 26 septembre. Il est clair que l’effort consenti est énorme et fait honneur à notre système éducatif ou du moins devrait. Mais là encore, transitivité oblige, je me dois de réagir en tant qu’universitaire très conscient de la problématique du système. Je dis bien système… Monsieur Daoudi parle de moderniser l’offre universitaire de Fès. Le système nous incite à parler des parties prenantes et des processus qui les régissent. Le système d’université regroupe les locaux, l’administration et les étudiants. Chacune de ces composantes doit être prise en compte.  Pour ce qui est des locaux, ils doivent être modernes et adaptés aux réalités d’aujourd’hui. Le projet de Monsieur Daoudi semble très bien couvrir ce besoin. Mais, plus c’est grand et moderne, plus cela nécessite beaucoup de moyens humains et financiers pour maintenir et faire évoluer les structures d’accueil dans le temps. Il faut donc traduire cela en budgets sur une planification à long terme. Vient ensuite l’offre. Celle-ci doit être moderne et à la hauteur des ambitions avec tout ce que cela suppose… Supposons que l’on ait proposé une offre à la hauteur. Il faudra alors disposer de ressources administratives à la hauteur et être capable de les maintenir et de les faire évoluer. Il faut aussi disposer de professeurs en adéquation avec ces programmes modernes. Ceci est loin d’être gagné, voire impossible! Non pas parce que le Marocain n’est pas à la hauteur. C’est plutôt parce que notre système n’est plus attractif, à moins de faire appel aux professeurs des pays de l’Est en mal de changement d’air comme certaines compagnies aériennes le font. En fait, les compétences marocaines sont nombreuses et ambitieuses, qu’elles soient locales ou qu’elles viennent de l’étranger. Mais, lorsqu’elles font le pas, elles sont confrontées à la dure réalité de devoir vivre dans la médiocrité et de voir se refermer de plus en plus l’étau qui les tient. Difficultés à exercer légalement en parallèle avec leurs fonctions de professeurs, salaires peu attractifs, taxes toujours plus élevées… Autant de problèmes qui freinent clairement l’engouement des professeurs pour le Royaume.

J. E. K.

Extrémisme religieux: Les Etats-Unis récoltent ce qu’ils ont semé

Lorsqu’on a été à l’origine de la naissance du loup, il ne faut pas crier au loup quand ce dernier se présente à votre porte. La géostratégie n’est pas une science exacte. Aussi, ceux qui font et défont le monde, à savoir bien évidemment les Etats-Unis et ses complices occidentaux, devraient être les premiers à le savoir. Ce qui se passe aujourd’hui avec les djihadistes de «Daech» ou «Etat islamique» n’est que la résultante logique d’une politique unilatérale, arrogante et belliqueuse des USA qui, ne l’oublions pas, ont envahi un pays souverain qu’est l’Irak, sous le prétexte fallacieux qu’il détenait des armes de destruction massive qu’ils n’ont jamais trouvées! Non seulement les Etats-Unis ont envahi l’Irak, mais ils l’ont démembré, le laissant sans armée et sans structures étatiques solides. Le même scénario a été reproduit en Afghanistan, précédent douloureux pour les Soviétiques, et dont les Américains auraient dû tirer les enseignements. Le peuple afghan, de par son histoire mouvementée et la nature montagneuse de son territoire, a toujours été un peuple fier et insoumis. Les moudjahidines qui ont été armés, formés par l’armée américaine et ses agences de renseignements pour défaire les Soviétiques, se sont retournés contre les USA et leurs alliés. Le long conflit en Afghanistan et en Irak, avec son lot d’atrocités, a été un terreau fertile où ont proliféré des groupes terroristes tels que Al Qaeda et ses succursales un peu partout dans le monde telles que Aqmi ou encore Daech. Il faut aller à la racine du mal pour le guérir en rendant justice au peuple palestinien par la constitution d’un Etat viable avec pour capitale Al Qods Acharif et vivant en paix avec ses voisins. L’extrémisme ne peut être vaincu qu’en rétablissant la stabilité en Irak, en Syrie et en Libye.

Alaoui M’hamdi Hamza

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc