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Certification, l’atout négligé par les patrons

Par L'Economiste | Edition N°:4168 Le 10/12/2013 | Partager
Imanor renforce son équipe dans la sécurité des denrées alimentaires
Seulement 1.200 labellisations durant plus d’une vingtaine d’années
Élaboration des normes, les entreprises souvent absentes

Imanor est aujourd’hui à plus de 10.070 normes homologuées dans différents secteurs de production. L’industrie mécanique et le BTP sont les secteurs qui disposent du plus grand nombre de normes. Ce sont les premiers à avoir enregistré des normalisations dans les années 70

Du nouveau dans la certification. Imanor (Institut marocaine de normalisation) renforce son action, notamment an matière d’agroalimentaire. L’Institut s’apprête à recruter une dizaine d’auditeurs qualifiés en certification des systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires (ISO 22000). Un examen de qualification vient d’être lancé.  «Il n’est pas question qu’une entreprise demande l’ISO 22000  et que nous retardions le processus de certification à cause d’une raison technique», précise Abderrahim Taïbi, directeur d’Imanor.
L’examen permettra, en outre, à l’Institut d’avoir plus de visibilité sur les compétences disponibles sur le marché. C’est aussi un moyenn d’accompagner les entreprises dans leur démarche qualité, en mettant à leur disposition des compétences qualifiées capables d’assurer leur certification. Aujourd’hui, près de 1.200 entreprises au total seraient certifiées, selon les professionnels. Mais il n’existe pas encore de chiffres officiels. En 15 ans, Imanor n’a certifié que 350 entreprises. Et pour cause, rares sont celles qui font appel à des organismes, mêmes privés, pour labelliser leurs produits ou systèmes de management. «La tendance est très lente par rapport aux attentes de l’Institut, malgré les efforts de sensibilisation», souligne Taïbi.
Il est vrai que le processus de certification nécessite un engagement et un investissement fort de la part de l’entreprise. En revanche, il lui offre un double avantage. D’un côté, par rapport à ses clients, et d’un autre, vis-à-vis de sa crédibilité, surtout à l’échelle internationale.
Par ailleurs, depuis 2008, l’Etat, à travers l’ANPME, subventionne plus de 60% du coût de la mise à niveau des processus de production et de management des entreprises réalisant moins de 175 millions de DH de chiffre d’affaires. «Malgré tous les efforts de l’Etat, et plus particulièrement après la crise, de moins en moins d’entreprises demandent des certifications», souligne Omar Ben Aicha, DG du bureau Veritas Maroc et président de l’Association de qualité et management (AQM). «De nombreux patrons préfèrent investir dans d’autres domaines. Car, la certification nécessite un coût important», ajoute Ben Aïcha. Cependant, afin d’améliorer le tissu productif, les entreprises sont censées participer à l’élaboration des normes. Celles-ci doivent refléter l’état de la technologie ainsi que les particularités de l’environnement marocain. Mais les choses ne sont pas aussi simples. Souvent, les entreprises peinent à mobiliser leurs cadres pour les réunions des commissions d’homologation. Du coup, les normes adoptées ne correspondent pas toujours aux attentes des opérateurs.
Toutefois, il y a près de 4 ans, la production des normes a évolué. Actuellement, près de 800 sont adoptées chaque année.

L’effet pervers de la certification

Censée être un début pour le processus d’amélioration, la certification amène parfois quelques entreprises à vivre une  situation contraire aux résultats escomptés.
Les entités labellisées ne s’engagent pas toujours dans un processus de continuité dans le respect des normes adoptées. Malheureusement, une fois la certification en poche, elles se reposent sur leurs lauriers!
«Après la crise financière, quelques entreprises ont demandé à être certifiées. Néanmoins, l’objectif était de pouvoir gagner des appels d’offres puisque la certification fait partie des critères exigés», explique Omar Ben Aicha, DG du bureau Veritas. Ainsi, les entreprises ne fournissent plus d’effort pour améliorer leur système de management ou leur production. Imanor, pour sa part, dispose d’un système de contrôle et d’évaluation. Des auditeurs sont mandatés auprès des entreprises désireuses de garder la certification. Tous les 3 ans, les certifications du système de management doivent être renouvelées.

Rajaa DRISSI ALAMI

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