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Economie

Fonction publique: Un cadeau de la rentrée pour les administrateurs

Par L'Economiste | Edition N°:1848 Le 07/09/2004 | Partager

. Le régime indemnitaire aligné à hauteur de 90% sur celui des ingénieurs . Le coût financier devra dépasser un milliard de DH . Promesse gouvernementale pour la réforme du statut Après plusieurs rounds syndicats-gouvernement, les administrateurs et cadres assimilés ont fini par arracher leur principale revendication. A l’issue de la réunion du jeudi 2 septembre 2004, tenue au secrétariat d’Etat chargé de la Modernisation des secteurs publics, la décision tant attendue concernant la régularisation de leur régime indemnitaire a été finalement prise. Le gouvernement a donc accepté d’aligner les indemnités des administrateurs et cadres assimilés sur celles des ingénieurs et non pas des enseignants. La décision est importante dans la mesure où 41.193 administrateurs et cadres assimilés sont concernés dont 9.732 administrateurs. Cette révision du régime indemnitaire mensuel a été effectuée dans une fourchette variant entre 1.050 et 4.300 DH en brut. Ce qui correspond à un alignement allant jusqu’à 90 % par rapport au régime indemnitaire des ingénieurs. Et ce au lieu des 60 % initialement proposés par le gouvernement au titre de l’accord social du 30 avril 2004. L’alignement actuel ne tient en compte que l’augmentation de 100% des indemnités entrée en vigueur en 2000 pour les ingénieurs. Ce qui ramène les écarts actuels entre administrateurs, cadres assimilés et Ingénieurs à plus ou moins 10 %. Le coût financier de cet alignement dépasse, selon une source syndicale, 1 milliard de DH étalé sur trois ans à compter du 1er juillet 2003. “Le gouvernement a promis le paiement des deux tiers des indemnités avant fin 2004 et le reste avant juillet 2005”, précise Abdesslam Benbrahim, coordinateur du Secrétariat national des administrateurs (CDT). Rappelons que le coût global du dialogue social estimé par les syndicats est de 11,2 milliards de DH (www.leconomiste.com). Cette importante manne concerne, au premier chef, la revalorisation d’un certain nombre de régimes indemnitaires et la révision de la situation de plusieurs catégories de la fonction publique. Les revendications depuis 2001 des Centrales syndicales et de la Fédération des associations des administrateurs auxquelles s’est rajoutée la FDT ne portaient pas que sur les questions en rapport avec le régime indemnitaire. Le statut des administrateurs et cadres assimilés figurait aussi comme une priorité. Le sujet a été longuement discuté au cours de la réunion du 2 septembre 2004. “Les détails seront disponibles dans les jours à venir”, souligne-t-on (Voir aussi pages DBS). Le changement du statut représente pour le corps des administrateurs “plus de qualification et de compétence”. “Nous voulons que toute nouvelle recrue soit titulaire d’au moins une licence”, annonce Benbrahim. Les administrateurs veulent ainsi changer l’image de “corps bâtard” qu’on leur associait avant. Le gouvernement a donné une promesse dans ce sens, mais il n’a pas fixé une date pour la réforme du statut. En tout cas, tout le corps des administrateurs espère qu’il puisse entrer en vigueur à partir de janvier 2005. “Le nouveau statut tel que nous le concevons permettra une meilleure définition des missions pour une meilleure efficacité au sein de l’administration publique”.


Le changement

La rentrée 2004 sera marquée par cet aboutissement en faveur des administrateurs et cadres assimilés. Elle s’inscrit ainsi dans le droit fil du projet national de modernisation des administrations publiques. Les prémices d’une nouvelle culture administrative apparaissent. Ainsi, un personnel plus motivé, connaissant bien ses attributions et missions devra aider à changer l’image de l’administration chez le citoyen. A la Fédération des administrateurs, les responsables sont conscients des nouveaux défis qui les attendent. Mais ils attendent aussi la réforme de leur statut pour qu’un esprit de mérite puisse s’installer à la place du privilège. Mostafa BENTAK

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