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Economie

Des idées pour le tourisme
Il faut réformer la taxe de promotion touristique
Entretien avec Kamal Bensouda, président du CRT

Par L'Economiste | Edition N°:1848 Le 07/09/2004 | Partager

. Pour Bensouda, c’est le seul moyen de renforcer le budget de promotion nationale- L’Economiste: Les prémices d’une reprise se confirment-elles?- Kamal Bensouda: Je l’espère. Depuis plus de 10 mois, nous sommes sur un trend haussier assez rapide pour retrouver le niveau d’activité des années 2000-2001. Par ailleurs, plusieurs indicateurs, notamment la hausse du niveau des allotements ou de prise de risque, des TO majeurs sur la destination confortent cette reprise. Enfin, l’augmentation des capacités aériennes aussi bien de Royal Air Maroc que les lignes injectées par Atlas Blue.com et également les nouveaux affréteurs sur Marrakech ne peuvent que réjouir les professionnels de cette ville. Dans tous les cas, nous voulons croire en cet espoir. Dans le segment des congrès et des incentives, les demandes illustrent également une bonne reprise du tourisme d’affaires pour 2005.- Selon vous alors, Marrakech est-elle en passe d’atteindre sa taille critique?- Vous savez, les facteurs de réussite de Marrakech font partie d’une alchimie bien complexe où se conjuguent sa notoriété, la mobilisation du management public, ses professionnels, le fait aussi que de nombreuses stars y résident, que les médias étrangers y consacrent des heures d’antenne…C’est aussi dû à un phénomène économique non négligeable. En réalité, la cité ocre est devenue, auprès des TO, une destination de taille critique et bénéficie dans les moments de crise, d’un soutien promotionnel plus important. Les TO sont obligés de protéger leur scores sur un produit majeur de production et leurs chiffre d’affaires.- Vous l’avez dit. Marrakech est très à la mode auprès de la jet set, notamment française, qui fait en partie son succès, mais peut se démoder aussi rapidement…- C’est vrai que Marrakech est une ville de jet set et à la mode, mais c’est aussi un produit qui évolue dans le temps. Nous n’avons pas le choix d’ailleurs. La ville devra continuer d’innover. En dehors de la palmeraie ou des riads de la médina, il y a un gisement original de croissance, tout au long de la route de l’Ourika où une nouvelle génération de produits écologiques pourra être implantée. L’effet de mode se déplacera alors. Il faut travailler davantage sur l’animation car la problématique de toute destination touristique réside dans la panoplie de loisirs qu’elle offre à ses visiteurs. Un pas a déjà été réalisé grâce au nombre et à la variété des festivals dans la ville et leur notoriété de plus en plus grande, et qui améliorent sans doute l’aspect culturel.- Certains estiment que l’investissement dans les capacités hôtelières est aujourd’hui en inadéquation avec les taux d’occupation touristiques…- En effet, il est important aujourd’hui de surveiller le poids de la croissance, notamment sous la contrainte d’un effet de ciseau défavorable à l’occupation des hôtels devant l’accroissement des capacités. Ce qui nous rassure, c’est que toutes les destinations qui ont vécu des augmentations importantes de capacité litière ont connu de tels problèmes avec des taux de remplissage stagnants ou en progression ralentie. Nous espérons réaliser en 2005 une croissance à deux chiffres, proche de celle enregistrée en 2004. D’un autre côté, il faudra aussi se mobiliser pour surveiller les tarifs hôteliers qui, s’ils restent libres, devraient s’éloigner des braderies, qui causeraient in fine, beaucoup de tort à la destination.En fait, Marrakech et ses professionnels ont intérêt à garder le même niveau de qualité du produit, atout majeur de la destination et de sa promotion.- Côté promotion, vous bénéficiez désormais d’une dotation de l’ONMT. Quel programme lui réservez-vous?- Je voudrais souligner que cette rentrée touristique pour le CRT coïncide avec la création de la toute nouvelle compagnie low cost, Atlas Blue.com et aussi le nouveau programme de l’Office de tourisme qui établit pour la première fois un budget régional. Du reste, l’ONDA promet un plan de développement exceptionnel.Sans une bonne coordination des programmes promotionnels, les synergies vont perdre en efficacité. Et c’est un des premiers objectifs du CRT dont sont membres tous ces acteurs. Sur le terrain, nos actions de promotion comprendront désormais des outils de nouvelle génération du style CD-rom, PLV... afin de mieux installer la promotion. Au programme aussi des roads shows et des animations de réseaux sur les marchés émetteurs.A priori, 2005 sera aussi une année exceptionnelle avec les trois congrès de voyagistes que la ville devra accueillir. Le plus important est celui des Anglais (2.000 membres). Les réseaux néerlandais et suisse ont opté pour Marrakech également. C’est un excellent coup promotionnel qui nécessite des fonds. Nous avons fonctionné en 2004 avec un maigre budget de 3 millions de DH, dont la moitié a été offerte en nature par les professionnels, alors que la taille de Marrakech lui impose de densifier sa présence commerciale. C’est pour cela que l’aide de l’ONMT est plus que bienvenue.Toutefois, il ne faut pas se leurrer. L’Office avec son budget actuel ne pourra pas nous offrir plus que la dotation fixée à 20 millions de DH. A mon avis, la réforme de la TPT (taxe de promotion touristique) devient une urgence, car c’est la seule possibilité de nourrir le budget promotionnel national.- Justement, comment réformer cette taxe?- La réforme devra porter sur le montant, sur le mode de collecte et sur sa répartition. En effet, toute réforme de la TPT devra prévoir la redistribution d’une part, même faible, à la promotion régionale. Sans cet apport, je ne suis plus certain que les CRT pourront continuer à survivre, sachant que les coûts de fonctionnement sont déjà assurés par des subventions de la commune et de la région.Il faut doter conformément aux accords-cadres les CRT de moyens pour assurer la promotion régionale d’autant plus qu’ils sont les seuls à pouvoir la réaliser correctement. Sinon, ils devront être dissouts. Propos recueillispar Badra BERRISSOULE

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