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Chine: La croissance s’essouffle au 3e trimestre

Par L'Economiste | Edition N°:6118 Le 21/10/2021 | Partager
Pénuries de courant et hausse du coût des matières premières
Risque de la faillite du géant de l’immobilier Evergrande

La Chine, deuxième puissance économique mondiale, a annoncé un net tassement de sa croissance au troisième trimestre (+4,9% sur un an). La flambée des coûts des matières premières, les coupures d’électricité ainsi que les déboires du géant de l’immobilier Evergrande pèsent sur la croissance du pays et menacent la reprise mondiale.

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La Chine vise un objectif de croissance du PIB d’au moins 6% cette année. Mais les perspectives s’annoncent difficiles. Aussi, les pénuries d’électricité sont amenées à se poursuivre en hiver. Une saison qui voit traditionnellement un pic de consommation (Ph. AFP)

Ces signes de ralentissement, conséquences de la crise de l’immobilier et des pénuries d’électricité qui pénalisent les entreprises, étaient largement anticipés. Au deuxième trimestre 2021, le produit intérieur brut (PIB) du pays avait enregistré une hausse de 7,9% sur un an, après un rebond sur la période janvier-mars (18,3%).

Officiellement, le gouvernement chinois vise un objectif de croissance d’au moins 6% cette année. Le Fonds monétaire international (FMI) table quant à lui sur une hausse de 8% du PIB de la seconde économie mondiale.

Quasiment débarrassée du Covid-19, la Chine voit sa reprise menacée par la forte hausse du coût des matières premières, en particulier du charbon, dont le pays est très dépendant pour alimenter ses centrales électriques. Par conséquent, ces dernières tournent au ralenti, malgré une forte demande, et l’électricité est rationnée, ce qui a fait bondir les coûts de production et pénalisé les entreprises.

En septembre, la production industrielle a ainsi progressé de 3,1% seulement sur un an, un rythme bien moindre que celui enregistré un mois plus tôt (5,3%). Les analystes tablaient certes sur un ralentissement, mais plus modéré (4,5%).

Les déboires d’Evergrande et une éventuelle faillite de ce géant de l’immobilier suscitent un autre point d’inquiétude pour les économistes. Ce secteur, qui est traditionnellement l’une des locomotives de l’économie chinoise, a joué un rôle clé pour la reprise post-pandémie.

Une inquiétude demeure pour la croissance en fin d’année, soulignait récemment dans une note la banque d’affaires Goldman Sachs. Une contagion de la crise immobilière au reste de l’économie pourrait coûter dans «le pire scénario» un à deux points de croissance à la Chine, a prévenu la banque UBS.

Pour faire face à un développement «désordonné» de l’économie, une campagne a été lancée par les autorités chinoises. Plusieurs secteurs dynamiques (numérique, showbiz, cours de soutien scolaire...) ont été visés, faisant perdre aux firmes dans le collimateur des dizaines de milliards d’euros de valeur boursière.

Fanny Dard

 

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