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Economie

Vaccination anti-Covid: Compte à rebours

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5896 Le 02/12/2020 | Partager
Démarrage ce mois-ci, la date officielle pas encore annoncée
Le vaccin sera remboursé par les organismes de prévoyance sociale
Participation volontaire, mais pouvant conditionner les déplacements à l’étranger

C’est la seule solution pour juguler la pandémie Covid, une vaccination à grande échelle permettant de développer une immunité collective contre le SARS-CoV-2. Le Maroc s’apprête à lancer sa campagne vers la mi-décembre, selon une déclaration du ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb. Néanmoins, aucune date n’a encore été officiellement précisée.

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Les infections se sont multipliées au fur et à mesure de la levée progressive des mesures restrictives. Depuis août, elles ont explosé. Vacances, tourisme, fête, relâchement général, mutation du virus… ont contribué à cette aggravation de la situation épidémiologique. Un record de cas actifs a été atteint le 15 novembre dernier (49.800)

Le ministère de la Santé ne se prononce toujours pas sur la question, mais les préparatifs vont bon train. Des commissions impliquant toutes les parties prenantes à cette opération sont mobilisées, afin de verrouiller tous les aspects: logistique, juridique, évaluation, suivi…

Le ministère prévoit de vacciner, en l’espaces de quelques semaines (trois mois), 80% de la population de plus de 18 ans, à commencer par les catégories les plus exposées au virus et les plus vulnérables, à savoir le personnel de santé, les forces de l’ordre, les personnes âgées ou souffrant de pathologies chroniques… Lors d’un récent passage au Parlement, Khalid Aït Taleb avait révélé que près de 2.880 centres ont été mobilisés pour cette campagne.

Deux vaccins seront, a priori, administrés: un chinois (Sinopharm) et un britannico-suédois (AstraZeneca). Le Maroc a très tôt pris les devants pour sécuriser ses approvisionnements, en participant aux essais cliniques multicentriques, pour la première fois de son histoire. Des négociations sont en cours pour de nouveaux fournisseurs.

La vaccination n’est pas obligatoire. Elle sera prise en charge par les organismes de prévoyances sociales et les assurances privées, selon le ministre de la Santé, qui s’est exprimé lors d’une intervention sur la deuxième chaîne. Pour les personnes démunies, elle sera gratuite. Le vaccin permettra-t-il une immunité de courte ou de longue durée? Rien ne peut, à ce jour, le certifier.

Une chose est sûre, pour vaincre le virus, il faudra garder, en parallèle à la vaccination, les gestes barrières et les mesures d’hygiène. Il est également nécessaire de vacciner massivement, et avec plusieurs sérums. Toutefois, les vaccins, développés dans un délai record, n’inspirent pas confiance à tout le monde. Aït Taleb rassure. Les résultats sont très probants, que ce soit en matière d’innocuité ou d’efficacité des vaccins.

Jusqu’à présent, les effets secondaires restent mineurs. Un suivi sur la durée permettra, cependant, de confirmer cette affirmation. «Nos vaccins sont reconnus par l’OMS, ils rentrent dans le cadre du programme Covax (ndlr: dispositif d'accès mondial pour un vaccin contre la Covid-19)», précise le ministre. 

Même si elle reste volontaire, la vaccination pourrait être imposée pour des services particuliers, notamment pour les voyages à l’international. «Les vaccinés seront inscrits dans des listes électroniques. Ils seront parmi les premiers à disposer d’une carte électronique avec un code QR de la vaccination. Demain nous aurons un passeport immunologique sans lequel il serait impossible de voyager», souligne Aït Taleb.

Le virus pourrait subsister jusqu’à fin 2021, selon le ministre. Mais tout dépendra de la réussite de la stratégie de vaccination et de l’adhésion de tous les citoyens au dispositif de lutte mis en place.

                                                                                 

Développer une industrie pour tout le continent

LE Maroc nourrit de grandes ambitions en matière de vaccins. Il prévoit de monter une plateforme de production vaccinale de haute technologie au niveau de la ville technologique Mohammed VI de Tanger, afin de produire des vaccins de tous genres. Il assurerait ainsi son autosuffisance, mais pourrait également approvisionner d’autres pays du continent. «Ces projets prendront quelques mois pour voir le jour. Il se peut, cependant, qu’en fin d’année prochaine, nous commencions déjà la production de nos vaccins», a récemment annoncé le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, à l’agence de presse russe Sputnik.

Ahlam NAZIH

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