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Culture

Une déambulation romantique réconciliant art et nature

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5890 Le 24/11/2020 | Partager
«Etat d’Urgence d’Instants Poétiques» une édition réussie malgré les contraintes
Une exposition éphémère hors les murs

C’est une parenthèse enchantée, offerte aux rbatis et aux visiteurs de la capitale, en ces temps de morosité ambiante. Une promenade poétique, agrémentée d’œuvres d’arts qui épousent la nature dans l’un des plus beaux écrins de la ville. Le jardin d’Essais Botaniques a finalement abrité la troisième édition d’«Etat d’Urgence d’Instants Poétiques» (EUIP).

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L’artiste Othmane Bengebara a investi le bassin d’ornement des jardins d’essais qui, vidé de son eau, assume la fonction de socle pour recevoir 81 miroirs qui recouvrent la totalité de sa superficie (Ph. ABo)

L’évènement conçu comme une invitation à réconcilier art et nature, s’était vu contraint, à cause des restrictions sanitaires, d’abandonner le magnifique parc de 17 hectares au cœur de la ville, pour se replier à l’intérieur de la galerie Le Cube. Une contrainte qui avait poussé certains artistes à une réadaptation de leurs installations, tandis que d’autres, plus volumineuses, ne pouvaient trouver place dans l’espace de la galerie qui avait offert l’hospitalité au projet. C’est donc avec un grand soulagement que l’équipe de l’EUIP a accueilli le sésame permettant à l’évènement poétique de regagner son lieu de naissance, le jardin d’Essais.

Khadija El Abyad,  Othmane Bengebara, Brynony Dunne, Mohamed Elbaz, Jumana Manna,  Abdeljalil Saouli, Loutfi Souidi, Abdessamad El Mountassir… autant d’artistes et d’univers qui ont pu investir les différents recoins du mythique jardin de la ville,  pour une exposition éphémère. Un état d’expérimentation où performances, créations sonores vidéos, musicales, lecture et déambulations… permettent à un public non familier des galeries d’arts d’interagir avec les œuvres, parfois monumentales et les artistes. Prés d’un millier de visiteurs ont été accueillis, durant la semaine du 14 au 21 novembre.

Parmi les œuvres les plus remarquables, celle de l’artiste Othmane Bengebara, intrigue par sa profondeur et sa simplicité. L’artiste a investi le bassin d’ornement des jardins d’essais qui, vidé de son eau, assume la fonction de socle pour recevoir 81 miroirs qui recouvrent la totalité de sa superficie. Intitulée «We Are Living Now Under the Same Roof » l’installation «questionne les poétiques et les imaginaires du jardin du Paradis, l’un des thèmes les plus investis dans la mystique musulmane, soumis ici à l’épreuve du temps et du langage de l’architecture, premier mode d’expression artistique de Othmane Bengebara et référent par rapport auquel son œuvre plastique prend position » explique Fatima Zahra Lakrissa, commissaire d’exposition indépendante.

Autre installation in situ, évoquant le paradis, l’œuvre de Khadija El Abyad « Al Firdaous » renvoie directement au paradis suprême tel qu’il est dépeint dans les trois versets coraniques de Sourate Ya Sin (55 à 58). Elle est constituée de 9 mètres de toile vierge correspondant aux dimensions du linceul islamique. Sa surface présente une constellation de cartouches polylobés aux motifs des tatouages traditionnels, tenant autant de la forme organique que végétale, qui indiquent comme un itinéraire pour le regard. Toujours en lien avec la nature « Duira, le village des abeilles» de l’artiste Abd El Jalil Saouli. une installation de ruchers que l’artiste a imaginés comme des refuges offerts aux abeilles.

Originaire de Moulay Bouchta, dans la province de Taounate, où l’artiste vit et travaille, Abd El Jalil Saouli reprend à échelle réduite les caractéristiques morphologiques et les principes structurels de l’architecture vernaculaire locale réalise une installation de ruchers qu’il dépose sur les hautes branches d’un arbre forestier. Certaines de ces œuvres rejoindront la galerie Le Cube jusqu’au 29 novembre. «Pour les autres, nous sommes à la recherche d’espaces de jardins ou de pan de déserts pour les faire voyager et perdurer dans le temps» confie Bouchra Salih, l’initiatrice de cette belle déambulation poétique.

A.Bo

 

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