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International

Télécoms/Internet entreprises: La fibre fortement bousculée par la Box

Par Amin RBOUB | Edition N°:5875 Le 30/10/2020 | Partager
Les offres de la Box tirent les prix vers le bas
Des configurations fiber to the home jugées onéreuses par les PME-TPE

Faut-il encore souscrire à une offre dédiée? Le déploiement du FTTH est en train d’accélérer la connexion de nombreuses PME à la fibre. Sauf que c’est un accès à très haut débit qui pourrait cannibaliser le marché de la fibre, qui était jusque-là le seul moyen de bénéficier du haut débit.

L’appellation réseau FTTH vient de l’expression anglaise (Fiber to the Home). Ce qui signifie: la fibre jusqu’au domicile. C’est une typologie de réseau télécoms physique qui permet notamment l’accès à internet très haut débit et dans lequel la fibre optique se termine au domicile de l’abonné.

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Selon les experts télécoms, la différence entre la fibre et la FTTH ne réside pas uniquement dans le facteur prix. L’option FTTH implique une architecture réseau mutualisée avec d’autres entreprises ainsi que les foyers et les résidents relevant de la même zone géographique

En France, cette redistribution des technologies de connexion Internet touchera tous les foyers, mais elle risque d’entraîner une redistribution des cartes dans le microcosme des entreprises, notamment les TPE-PME. En effet, la montée en puissance de la fibre et des débits Internet pourrait être une source d’hésitations des dirigeants d’entreprises. Dans l’Hexagone, les patrons de PME-TPE déboursent en moyenne entre 150 et 300 euros par mois pour la fibre dédiée (de technologie FTTO) à 10 Mbit/s, voire 300 à 400 euros par mois pour 100 Mbit/s ou encore 800 euros pour 1 Gbit/s.

Dans le même temps, les offres tarifaires des Box Pro oscillent entre 30 et 40 euros/mois pour 1 Gbit/s. Sachant que certaines Box à caractère grand public montent jusqu’à 5 Gbit/s pour un abonnement mensuel à seulement 30 euros. Or, toutes ces offres s’appuient sur le FTTH à travers un réseau mutualisé. Mais l’entreprise ne bénéficie d’aucune priorité sur son trafic.

«Les fibres dédiées présentent l’intérêt de bénéficier d’une garantie de débit et de temps de rétablissement, ce qui n’est pas le cas des fibres mutualisées. Bien évidemment, le choix de telle ou telle autre technologie est fait en fonction du budget du client et des besoins critiques ou non des applications qu’il utilise, ainsi que la taille de l’entreprise», explique Sébastien Morin, président de l’opérateur Hexatel.

Par ailleurs, la fibre dédiée présente l’avantage du support technique. Toute la différence est là!  L’accès sur fibre dédiée bénéficie généralement d’une garantie de rétablissement de 4 heures, ainsi que d’une garantie de disponibilité de 100% grâce à un lien de backup. Cela peut être un lien 4G, une ligne ADSL ou encore une fibre FTTH.

«Pour une entreprise, FTTH ne peut être envisagé que comme un complément à un lien dédié, une solution de substitution à SDSL. Pour les PME de plus de 50 personnes, seule la fibre dédié permet d’offrir un débit garanti, des SLA et une continuité de service qu’il est impossible de proposer sur une fibre mutualisée. Le choix d’une technologie doit se faire à partir d’une analyse objective de la criticité de la donnée», tient à préciser Jean Christophe Allaire, directeur commercial et du développement stratégique de Jaguar Network, opérateur Entreprise du groupe  Iliad.

Les avantages et inconvénients d’une solution

De l’avis d’experts télécoms, les avantages du FTTH ne sont plus à démontrer en termes de coûts. Mais en même temps, cette solution présente de nombreux inconvénients pour les entreprises. Par ailleurs, les délais d’intervention en cas de panne peuvent être très extensibles. Tous les opérateurs du réseau sont confrontés à cette même problématique. Selon Jean-Christophe Allaire, directeur commercial et du développement stratégique de Jaguar Network: «Derrière la supervision d’un réseau, il y a un homme ou pas, une compétence en France ou dans un call center à l’étranger. Mais cela peut se traduire par une interruption totale de l’accès». Pour Allaire, «l’entreprise doit évaluer en permanence ce qu’elle va perdre en termes de prospects et de chiffre d’affaires si son accès est coupé pendant une heure. Pour certains clients, ce n’est pas très grave. Il est possible de travailler sans téléphone de 4 à 8 heures. Il suffit que la connexion revienne le soir pour la remontée de caisse». Mais pour d’autres firmes et activités, notamment les agences immobilières, il est capital de ne rater aucun appel. Car chaque appel peut représenter une opportunité d’affaires et une grosse commission. Il est donc important d’évaluer la criticité de la donnée avant de choisir la technologie elle -même, recommande l’expert.

A.R.

 

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