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TIR: Algésiras veut rattraper TangerMed

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5838 Le 08/09/2020 | Partager
Un nouveau terminal ro-ro, entrée en service début 2021
La capacité devrait atteindre 500.000 camions/an
Longueur d’avance pour TangerMed qui peut traiter 700.000 camions/an depuis 2010

Les travaux dans le futur terminal ro-ro du port d’Algésiras marchent à pas forcés. Doté d’un investissement total de 5 millions d’euros (environ 55 millions de DH), le futur terminal qui entrera en service dès le début de 2021 permettra à Algésiras de doubler sa capacité de traitement actuelle de camions TIR et de charges roulantes.

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Algésiras compte doubler ses capacités de traitement des camions TIR dans la perspective d’une augmentation du trafic roulier (Ph. PA)

Malgré de récents travaux, le port espagnol était largement handicapé car il ne pouvait utiliser de manière simultanée les deux rampes d’accès aux ferries dont il disposait. Avec ces nouveaux aménagements, cette limitation va permettre d’accélérer le temps de traitement des navires et doubler ses capacités.

Ces travaux permettront surtout à Algésiras de suivre le rythme imposé par TangerMed. En effet, le port marocain a été doté dès le départ, en 2010, de quatre quais d’accostage lui permettant de traiter en simultané huit navires en ro-ro. Sa capacité théorique dépasse les 700.000 camions par an, largement supérieure à celle d’Algésiras qui atteindra les 500.000 unités, à partir de l’année prochaine.

A noter qu’en 2019, le trafic TIR a frôlé les 357.000 unités à TangerMed, dont un peu plus de 90% avec Algésiras. Et durant les sept premiers mois de 2020, malgré un contexte de crise marqué par la pandémie de coronavirus, le volume total a atteint les 200.000 selon les premiers chiffres officieux. Ce qui permet de penser que les volumes de 2019 seront au moins maintenus, sinon dépassés.

Les deux ports sont en effet liés par des connexions quotidiennes et un trafic important de marchandises qui n’a pas connu de baisse. Le redémarrage des chaînes des deux constructeurs automobile, Renault et PSA ainsi que l’augmentation des exportations de produits agroalimentaires ont permis de booster les échanges.

Les deux ports sont liés par un accord de collaboration avancée mis en place en février 2019. Leur collaboration se poursuit via des échanges informatisés, notamment l’échange de données digitalisé sur la traçabilité des marchandises et des camions tout au long des différents points de contrôle d’accès dans les deux zones portuaires. Un travail qui permet d’assurer un temps de transit des camions et des marchandises ne dépassant pas les deux heures.

Ali ABJIOU

 

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