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Economie

Piscines des clubs privés: Enfin de la visibilité

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5808 Le 21/07/2020 | Partager
Seules les piscines publiques sont interdites, selon le communiqué du gouvernement
Celles des complexes touristiques et clubs privés autorisées à 50% de leur capacité, comme les restaurants
Les autorités continuent d'exhorter à une «vigilance maximale»

Les piscines des clubs privés ont enfin de la visibilité. Et les estivants aussi. Après une période de cafouillage, ou ouvertures et fermetures se sont succédé, la situation est aujourd'hui plus claire.

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Les piscines publiques restent fermées jusqu'à nouvel ordre, afin de pallier le risque encouru. Celle de Rabat par exemple, ouverte l'été dernier, compte une capacité de 10.000 personnes, une densité humaine qu'il aurait été, effectivement, difficile à gérer… Mais qu’en est-il des plages, transports publics… où la distanciation n’est pas toujours respectée? (Ph. L’Economiste)

Ce sont les piscines publiques qui sont interdites d'ouverture et non celles des clubs privés ou complexes touristiques, ainsi que le stipule le communiqué du gouvernement relatif à la 3e phase de déconfinement, paru dimanche dernier: «Le gouvernement a également décide de maintenir les autres restrictions de précaution mises en place dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire (interdiction des festivités, fêtes de mariage, cinémas, piscines publiques, funérailles,...)», est-il indiqué.

Cette incertitude a lourdement pesé sur ces clubs privés qui ont pourtant mis en place toutes les mesures sanitaires exigées pour la réouverture de leurs établissements, au même titre que les hôtels. Principalement sur la corniche casablancaise, où il s'agit en réalité de complexes touristiques, avec restaurants et salles de sports.

Les piscines municipales ou publiques comme il en existe bon nombre à travers le Maroc, restent, elles, fermées jusqu'à nouvel ordre, au grand dam des baigneurs aux petites bourses. Pour rappel, il en existe à Rabat (ouverte l'été dernier avec une capacité de 10.000 personnes),  Casablanca (mitoyenne au stade d'honneur), Fès (jouxtant le stade Hassan II avec une capacité de 2.000 personnes ou encore à Meknès (en face de l'Académie militaire avec une capacité de 3.000 personnes). Celles-ci sont gérées par les conseils communaux, qui eux-mêmes les donnaient en gérance durant la saison estivale.

Ainsi, les autorités publiques ont maintenu la fermeture de ces établissements, dans l'attente de l'amélioration des indicateurs épidémiologiques. Leur mot d’ordre est de «maximiser la vigilance et la prudence… afin d’éviter des foyers non maîtrisables». «Il s’agit d’une décision nationale liée au risque encouru», explique un haut responsable de l’autorité locale.

Mais, peut-on craindre une transmission du Covid-19 en se baignant dans la mer ou dans une piscine? A priori «Non». C’est l’Institut spécialiste des recherches marines en France, IFREMER, qui le confirme. Depuis le début de l’épidémie, il a analysé une vingtaine d’échantillons d’eau de mer et une centaine de coquillages. Tout a été envoyé dans un laboratoire à Nantes et aucune trace de coronavirus n’y a été retrouvée.

Concernant les piscines, le chlore a fait ses preuves. Selon des scientifiques, «le chlore détruit la majorité des virus et la stabilité du germe est beaucoup plus faible dans l’eau chlorée». Toutefois, «c’est aux abords des piscines à forte densité que le virus serait en libre circulation. Ce qui pourrait provoquer d’autres contaminations», d'après un délégué du tourisme.

Pour écarter tout risque de contamination

Pour parer à toute éventualité, certains complexes touristiques de la corniche à Casablanca ont tout bonnement fermé leurs douches aux adhérents afin de minimiser les risques de transmission du virus. Les transats sont espacés d'au moins 1 mètre et sont stérilisés à chaque fois qu'ils changent d'occupants, et les serviettes ne sont plus offertes gratuitement pour plus de sécurité. Et bien sûr, tout le personnel porte un masque. Son port est obligatoire et la fréquentation est diminuée de moitié. Ces mêmes mesures sont appliquées aux restaurants.

Youness SAAD ALAMI

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