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Economie

Le Maroc quittera la liste grise de l’UE en octobre

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5783 Le 16/06/2020 | Partager
La tour CFC First accueille 34 locataires et plus de 800 salariés
Les synergies et les opportunités business favorisées
Les 2 autres bâtiments seront livrés en 2021
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«Un guide de reprise d’activité a été adressé à l’ensemble des locataires de CFC First. Il comprend des recommandations de protection individuelles et collectives et toutes les mesures à prendre pour les accès, les visites et les livraisons», indique Saïd Ibrahimi, directeur général de Casablanca Finance City (Ph. CFC)

- L’Economiste: Les premiers membres ont intégré la tour CFC First il y a un an. Quel bilan en faites-vous aujourd’hui?

- Saïd Ibrahimi: Les premiers occupants se sont installés en avril 2019. Aujourd’hui, CFC First abrite 34 locataires et plus de 800 salariés. Des entreprises internationales et des acteurs économiques et financiers de premier plan y ont établi leurs sièges, dont notamment: le cabinet d’avocats Clifford Chance, le fonds d’investissement Neo Themis, l’opérateur télécoms Orange qui pilote toute l’activité du continent et du Moyen Orient à partir de CFC ou encore l’activité CIB du groupe bancaire BNP Paribas qui couvre également tout le continent sauf l’Afrique du Sud. Par ailleurs, des partenaires clés de CFC sont présents à la tour CFC First : la direction de la supervision bancaire de Bank Al Maghrib et la Société Financière Internationale sont aujourd’hui déjà installées. Des représentations de l’ACAPS et AMMC sont aussi prévues, marquant ainsi la présence des 3 régulateurs du secteur financier au sein de la tour CFC First.

- Quel est l’avantage aujourd’hui d’être locataire de CFC First?
- La tour CFC est aujourd’hui un emblème de la métropole offrant un large éventail de commodités de haut niveau. C’est une offre premium qui n’a pas d’égale à Casablanca, compte tenu du standing proposé. Le prix au m² est élevé, mais ce n’est certainement pas le plus élevé de Casablanca. C’est aussi une tour certifiée LEED Gold et qui répond à des exigences très strictes en matière de protection de l’environnement. Être présent à la tour CFC first, c’est bénéficier d’une adresse prestigieuse mais aussi du regroupement des entreprises CFC au sein d’un espace commun. Ceci permet à nos membres de profiter d’une proximité qui favorise les synergies et la création d’opportunités business. Cela a notamment permis à certaines entreprises d’initier des projets communs sur le continent. La gestion de la tour au quotidien est confiée à une équipe dédiée au property management. Elle veille au bon fonctionnement du bâtiment et gère les parties communes. De nombreux services sur site sont proposés, parmi lesquels la présence d’un médecin du travail à la tour, la possibilité d’utiliser les salles de réunion et de conférences via une plate-forme de réservation. Les services de maintenance, de nettoyage, de livraison, de restauration et de VTC y sont assurés pour le confort de tous.

- Où en sont les travaux sur les 2 autres bâtiments CFC?
- Les travaux sont en cours et leur finalisation est prévue en 2021. Les deux bâtiments abriteront jusqu’à 90 entreprises et permettront de poursuivre le mouvement de regroupement de nos membres. Comme CFC First, les deux nouveaux bâtiments seront certifiés LEED.

-  Quel est votre avis concernant le retrait éventuel du Maroc de la liste grise de l’UE ?
-  Lors de la récente évaluation de mai 2020, l’UE a jugé non-dommageable les régimes fiscaux des entreprises exportatrices et des zones de libre-échange au Maroc et ce, au regard de tous les critères du code de conduite du conseil de l’UE. Donc, sauf contrainte de calendrier des réunions, le Maroc quittera définitivement la liste grise de l’UE en octobre prochain. Quant au régime de Casablanca Finance City, il n’est pas examiné dans les discussions avec l’UE. C’est avec l’OCDE, dans le cadre du forum sur les pratiques fiscales dommageables, que le régime CFC est sous examen. Dans ce contexte, nous avons mené deux réformes importantes pour la refonte du régime fiscal de CFC et l’amendement de la loi CFC. Ces deux réformes ont pour double objectif de renforcer l’attractivité et la compétitivité de la place financière marocaine et de supprimer toutes les caractéristiques susceptibles d’être considérées comme potentiellement dommageables par l’OCDE.  Sachant que conformément au cadre d’examen des régimes, il se peut qu’un régime soit considéré comme potentiellement dommageable sans l’être dans les faits.
Le nouveau régime fiscal CFC qui a été introduit par la loi de finances 2020 prévoit un taux unique de 15%, au lieu de trois taux différents sous l’ancien régime, et ce taux est applicable sans distinction de l’activité des entreprises CFC, toutes catégories confondues, au Maroc et à l’international. Ceci simplifie et renforce la lisibilité et l’attractivité de l’offre fiscale CFC. Le nouveau projet de loi CFC qui est en cours d’introduction dans le circuit d’adoption supprime quant à lui les caractéristiques susceptibles d’être dommageables relatives au cantonnement ou «ring-fencing» et renforce les caractéristiques relatives à l’exigence d’avoir une activité substantielle. Ces modifications devraient avoir une incidence très positive sur l’attractivité de CFC.

Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

 

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