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Economie

Le télétravail pourrait survivre au Covid-19

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5771 Le 29/05/2020 | Partager
Le mode d’organisation imposé par les contraintes du confinement
Les activités du tertiaire mieux indiquées pour cette forme d’organisation
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Hicham Zouanat, Executive HR Director et président de la Commission sociale de la CGEM: «Les premiers résultats de l’étude du Cabinet LMS* montrent que la plupart des salariés qui travaillent à domicile travaillent mieux, plus longtemps, et de manière plus efficace»
 (Ph. L’Economiste)

- L’Economiste: Le passage au télétravail est l’une des principales conséquences du confinement. Comment évaluez-vous cette évolution?

- Hicham Zouanat: Avec la propagation de la pandémie du coronavirus, les entreprises marocaines ont été contraintes de travailler à distance. Il s’agissait pour la majorité d’entre elles, d’une nouvelle organisation avec beaucoup d’appréhension, mais il fallait bien se lancer en mode stress test et faire une évaluation de son efficience. Après deux mois, nous avons été surpris par les bons résultats qui en découlent. En effet et à l’antipode de certaines inquiétudes ou préjugés sur l’efficacité de ce mode de travail, les premiers résultats de certaines études réalisées en interne ou de l’étude du cabinet LMS, confirment que la plupart des salariés travaillent mieux, plus longtemps, et qu’ils ne perdent pas vraiment en efficacité. Toutefois, ces conclusions sont à nuancer avec quelques exceptions et challenges à surmonter en termes d’isolement ou de perte de lien social et de difficultés à concilier entre vie privée et vie professionnelle.

- Comment garantir aussi bien les intérêts de l’employeur que du salarié?
- Selon une étude du cabinet LMS, 9 salariés sur 10, opérant à travers le télétravail estiment qu’ils se sentent plus efficaces que dans les bureaux. Une autre étude lancée en France montre que le télétravail a eu pour impact l’augmentation d’environ 22% de la productivité des salariés.
On voit donc que ce nouveau mode de travail, très plébiscité par les deux parties, fait converger des intérêts mutuels, et le nombre de télétravailleurs est en constante augmentation depuis la propagation de la pandémie.
Il faut donc en déduire que le télétravail présente un intérêt commun aussi bien à l’employeur qu’au collaborateur et pousse certains employeurs à l’adopter définitivement après la fin de la pandémie.

- Existe-t-il des secteurs ou des fonctions qui se prêtent le plus au télétravail?
- Le secteur d’activité est un facteur majeur pour l’implémentation du télétravail. L’analyse par secteur d’activité vient de le confirmer en montrant des disparités importantes. En effet, les salariés du tertiaire sont les plus prédisposés au télétravail. Ce secteur, regroupant les services aux entreprises, la banque-assurance, les télécoms, se prête le plus au télétravail et ses salariés en sont les plus demandeurs (plus de 65%).

- En matière d’assurance, comment distinguer les accidents domestiques de ceux du travail?
- Avec le développement du télétravail, les collaborateurs ayant des tâches et des fonctions administratives ont été invités à travailler à distance et pour ce faire, la question de leur protection contre les accidents du travail (AT) a été posée.
Pour les compagnies d’assurances, le télétravail concerne exclusivement des fonctions de bureau. La garantie est acquise pendant les horaires officiels du travail de l’entreprise, et au domicile habituel du salarié. La couverture accidents du travail est donc accordée dans ces conditions et ce, conformément aux dispositions prévues par la loi sur l’indemnisation des accidents du travail.
Dans la pratique, il est préférable que l’employeur déclare ses salariés en télétravail à son assureur même si la loi ne le prévoit pas encore. Par contre, en cas de survenance d’un sinistre, l’assureur exigera le justificatif, antérieur à la date du sinistre, de la mise du salarié au télétravail : mail interne au concerné, note d’information, lettre, avenant au contrat de travail, etc.
Bien évidemment, pour ces collaborateurs, les accidents domestiques et ménagers étrangers à l’activité restent exclus du champ de la couverture au même titre que les accidents de trajet.

Propos recueillis par Hassan EL ARIF

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* Cf. L’Economiste n°5764 du 19/05/2020.

 

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