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Economie

Les partis interpellés par l’après-Covid-19

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5768 Le 26/05/2020 | Partager
L’Istiqlal favorable à l’implication des politiques dans le plan de relance économique
Le PPS prône la mise en place d’un nouveau pacte politique

«L’après-Covid-19 ne doit pas être discuté par 4 ou 5 personnes dans le cadre du Comité de veille économique. Idem pour le gouvernement qui ne peut le traiter tout seul. C’est une affaire qui nous concerne tous».

Pour Nabil Benabdallah, qui participait à un débat par visioconférence avec Saâdeddine El Othmani et Nizar Baraka, c’est un moment politique par excellence, qui doit pousser tout le monde à faire de l’autocritique et des sacrifices. Car la situation économique et sociale sera très difficile au Maroc et au niveau international. Par conséquent, il est impératif de se mettre d’accord sur des objectifs clairs.

■  Un pacte politique basé sur une charte sociale

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En pratique, le SG du PPS prône la mise en place d’un nouveau pacte politique, basé sur une charte sociale entre l’Etat, les entreprises et les syndicats. Ainsi, l’Etat soutient les entreprises qui gardent les emplois. En contrepartie, elles ont la garantie d’une paix sociale, avec la promesse de revaloriser la situation des salariés après la sortie du tunnel.
Dans le même élan, le patron du PPS a énuméré de multiples actions de certains partis politiques et de leurs organisations parallèles. En dépit de ces initiatives, une partie de l’opinion publique a l’impression que les formations politiques sont hors des radars. Pour corriger cette image, Nabil Benabdallah a appelé depuis le début de la pandémie à la mise en place d’un débat public sur cette question. Cette proposition concerne particulièrement les médias publics que sont les télévisions qui ont une large audience, ce qui donnera plus d’échos aux efforts effectués par les partis. Cette exigence de discussions publiques s’impose aujourd’hui plus qu’hier, particulièrement pour préparer au déconfinement progressif.
Il s’agit d’expliquer à l’opinion publique la nécessité de changer les comportements. Autrement, le risque est de tomber dans le relâchement et le retour à des conduites du passé.

■ L’étape des grands choix

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Nizar Baraka a depuis le début de la pandémie considéré qu’il s’agit d’une étape d’unité nationale qui nécessite une large mobilisation. Idem pour la nécessité de mettre en place des critères pour bénéficier des aides financières. Il s’agit d’éviter les frustrations et les déceptions parmi de larges couches de la société. L’Istiqlal a fait des propositions  qui consistent notamment à consommer des produits marocains pour garantir la sécurité de l’emploi. Le gouvernement doit saisir cette occasion pour pousser à la formation à distance des salariés. Pour Nizar Baraka, cette étape, politique par excellence, est celle des grands choix. Ainsi, les partis doivent participer pour affronter la pandémie et pour concevoir le plan de relance économique. «Après l’intervention royale, le degré de confiance dans les autorités publiques et dans l’avenir a nettement augmenté. Il est donc impératif de conserver  cet acquis de confiance, qui s’est construit sur la base d’une vision claire et précise sur l’avenir», a indiqué l’ancien ministre des Finances.
Le patron de l’Istiqlal est également favorable à la mise en place d’un nouveau pacte sociétal qui permettra de réaliser la transition vers le nouveau modèle de développement. Cela se fera à travers le renforcement des réalisations des 20 dernières années et la coupure avec les politiques qui ont jusqu’ici élargi les disparités sociales et spatiales, exploité les ressources du pays. Il faudra également réaliser la transformation numérique dans notre pays pour pouvoir profiter des opportunités d’investissements et d’emplois, dit-il.

■ Débat national avec les partis politiques et les syndicats

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Pour sa part, Saâdeddine El Othmani, SG du PJD, a démenti les prétendues absences des partis au cours de la période de la pandémie. Ceux-ci ont essayé, dans la limite du possible, de remplir leurs rôles d’encadrement politique des citoyens, a noté le chef du gouvernement. Selon lui, actuellement, les différences et les positionnements des formations n’ont pas d’importance. «Nous devons être unis pour affronter cette pandémie. Ce qui nécessite une forte solidarité pour construire le modèle marocain de manière anticipée», a-t-il noté avant de rappeler qu’au niveau du gouvernement, il a senti la nécessité de discuter sur l’après-Covid-19 avec les forces vives du pays. L’ouverture d’un débat national avec les partis politiques et les centrales syndicales et les organisations professionnelles a été annoncée au Parlement. Il sera lancé juste après l’Aïd El Fitr. Au menu, d’abord la méthodologie et l’allègement de l’état d’urgence sanitaire à l’horizon d’une sortie à moyen terme. Ensuite, il s’agit de voir comment réaliser la relance économique après le déconfinement.  Enfin, le projet de loi de finances rectificative sera une occasion d’en débattre avant même son transfert au Parlement. Les orientations sont claires: la priorité sera donnée aux secteurs à impact stratégique comme notamment l’enseignement, la santé, la protection sociale et l’emploi, a noté le chef du gouvernement.

Les nouvelles priorités

Pour Nizar Baraka, de nouvelles priorités sont apparues dans le contexte de la pandémie. C’est le cas du renforcement de la souveraineté nationale qui permet de garantir notamment la sécurité alimentaire et l’approvisionnement énergétique. Idem pour le nouveau requis nécessaire à la consolidation de la production nationale, à travers l’orientation des commandes publiques vers cet objectif. Il faudra également renforcer la cohésion sociale et assurer la bonne gouvernance en renforçant notamment la politique du ciblage.

M.C.

 

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