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Economie

Deux décrets réorganisent: les établissements universitaires

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5763 Le 18/05/2020 | Partager
L’un prévoit la création de trois nouvelles structures décentralisées
L’autre augmente la liste des entités à accès limité
Elargir et diversifier l’offre de formation, améliorer les conditions d’encadrement pédagogique...

Les réunions du conseil de gou­vernement commencent à sortir pro­gressivement de la panoplie des textes relatifs à l’état d’urgence sanitaire. Est-ce le signe précurseur d’un retour à la normalité qui s’annonce? Per­sonne n’est en mesure de le confirmer officiellement.

En tout cas, le chef du gouverne­ment est attendu aujourd’hui lundi au Parlement, en présence des parle­mentaires des deux Chambres pour apporter un éclairage sur les déve­loppements de la gestion du confine­ment pour l’après 20 mai. En atten­dant «les révélations de Saâdeddine El Othmani», le conseil de jeudi a approuvé deux projets de décret qui portent sur l’enseignement supérieur et présentés par le ministre de l’Edu­cation nationale. L’un est relatif aux établissements universitaires.

Selon son promoteur Saaid Amzazi, égale­ment porte-parole du gouvernement, ce texte s’inscrit dans le cadre de la stratégie du ministère dont l’objectif est de rapprocher les étudiants des éta­blissements, d’élargir et de diversifier l’offre de formation universitaire selon les besoins et du marché du travail. Car, l’un des reproches faits jusqu’ici à l’université est de dispenser des formations qui sont souvent loin des attentes de l’entreprise et du monde des affaires.

Ce décret vise également l’amélioration des conditions d’enca­drement pédagogique et administratif dans les établissements universitaires. L’idée est d’augmenter leurs capacités d’accueil pour une meilleure confor­mité de la carte universitaire avec l’actuelle répartition régionale.

Dans la pratique, cela va se concrétiser par la création de nouvelles structures. Il s’agit de la création de trois écoles supérieures de technologie à Nador, à Ouarzazate et à Dakhla qui dépendent l’une de l’Université Mohammed 1er d’Oujda et les deux autres de l’Uni­versité Ibn Zouheir d’Agadir.

A cela s’ajoute la mise en place de la faculté d’économie et de gestion à Guelmim, qui sera affiliée à l’Université d’Aga­dir. En plus, le ministère ouvre un Ins­titut des métiers du sport, qui relève de l’Université d’Ibn Toufail de Kénitra.

■ Changement de dénomina­tions

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Certains établissements univer­sitaires vont changer de nom. Ainsi, l’Ecole supérieure d’enseignement technique, dépendant de l’Univer­sité Mohammed V de Rabat devient l’Ecole nationale supérieure des arts et métiers. Idem pour l’Ecole supé­rieure des arts appliqués, qui relève de l’Université Hassan II de Casablanca. Elle se transforme en Ecole nationale supérieure des arts et du design. Der­nier changement de dénomination: la faculté des sciences la charia de l’Uni­versité Ibn Zouheir d’Agadir devient la faculté multidisciplinaire.

■ Facultés fractionnées pour une meilleure visibilité
Le décret prévoit également de scinder des établissements universi­taires pour en créer d’autres, dans une vision harmonisée. C’est le cas de la faculté des lettres et des sciences humaines de Kénitra qui sera divi­sée en deux: la faculté des langues, des lettres et des arts et la faculté des sciences humaines et sociales. Idem pour la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de la même université: la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales et la faculté d’économie et de gestion. La dernière séparation concerne la faculté des sciences juridiques, écono­miques et sociales de l’Univer­sité Hassan 1er de Settat: la faculté des sciences juridiques et politiques et la faculté d’éco­nomie et de gestion.

■ Accès ouvert ou fermé aux établissements universi­taires? L’autre décret approuvé fixe les spécialités des facultés, les filières d’études supérieures et les diplômes nationaux. L’idée est de les intégrer dans la liste des éta­blissements à accès ouvert pour les étudiants. Cette condition concerne notamment les facultés des lettres, des sciences humaines, juridiques et politiques, les facultés d’économie et de gestion, celles des sciences appli­quées. Ensuite, il s’agit de rajouter à la liste des établissements à accès limité, les écoles supérieures d’éduca­tion-formation, les écoles nationales supérieures de chimie et les instituts des métiers du sport. Puis, le décret modifie le nom de l’Ecole supé­rieure des arts appliqués pour devenir l’Ecole nationale supérieure de l’art et du design. Enfin, le texte appelle à mentionner la spécialité en langues des facultés multidisciplinaires.

M.C.

 

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