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Régions

Rabat: La majorité des cliniques désertées

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5731 Le 01/04/2020 | Partager
Le confinement a fait baisser leur activité de plus de 80%, selon les professionnels
Elles reçoivent seulement les cas urgents notamment les accouchements

La mise en place du confinement a énormément réduit les déplacements des patients vers les cliniques et cabinets privés dans la région de Rabat. L’impact sur leur activité serait de l’ordre de 80% de baisse, indiquent les professionnels du secteur privé de la santé au niveau de la région.

«Nous ne recevons que des cas urgents et des accouchements ainsi que les patients qui suivent leurs séances de dialyses», précise le patron d’un groupe de cliniques à Rabat. La prise en charge des malades cancéreux (chimio, radio­thérapie…) est également assurée par quelques cliniques privées de la capitale. Il y a des établissements qui sont quasi­ment vides avec à peine 2 ou 3 malades en réanimation contre une vingtaine au­paravant», poursuit notre source. En plus du confinement, le manque de moyens de transport entrave aussi le déplacement des patients hors Rabat qui représentent plus 50% de nos patients, ajoute-t-elle.

La même situation est constatée au niveau des cabinets privés qui ont adopté une organisation de travail adaptée au dispositif du confinement. Présents dans leurs cabinets, les médecins ne voient que de rares patients par jour. «Les horaires de visites sont programmés de telle sorte à n’avoir que deux, voire 3 patients, dont en salle d’auscultation avec le médecin et un ou deux en salle d’attente avec la dis­tanciation nécessaire», explique Badeiaa Falky Zaki, présidente du Conseil national des ordres des médecins au niveau de la région de Rabat Salé Kénitra la respon­sable de l’Ordre des médecins.

D’autres patients plus craintifs, et aux cas moins urgents, contactent leurs pra­ticiens par téléphone. «Ce qui, souligne-t-elle, permet également aux médecins d’identifier les cas urgents nécessitant le déplacement au cabinet, prescrire d’abord les analyses à faire avant de s’y rendre ou éventuellement lorsque le mal est léger proposer quelques remèdes». «L’autre comportement qui se développe en cette période de confinement est celui de se renseigner directement auprès d’une phar­macie pour des complications légères», ajoute un médecin généraliste.

La responsable de l’ordre des méde­cins indique, par ailleurs, avoir reçu 13 de­mandes de fermeture de cabinet motivées par des raisons de santé. L’examen de ces dossiers sera effectué en prenant en consi­dération le fait que ces personnes sont très exposées du fait de leur proximité avec les patients, et des éléments du dossier médi­cal du médecin concerné, sachant qu’au niveau de la région, 4 médecins, dont deux du secteur privé, ont été déclarés po­sitifs au coronavirus. Ils sont actuellement hospitalisés à l’hôpital de Salé.

Le secteur privé de la santé se dit aussi prêt à s’organiser pour créer des permanences dans des espaces mis à leur disposition de manière à respecter les dispositions du confinement, conclut la responsable de l’Ordre des médecins à Rabat. Signalons également que cette baisse de l’activité touche également les hôpitaux et centres de santé publique au niveau de Rabat.

4 établissements s’engagent

Dans le cadre de la campagne de solidarité nationale pour lutter contre le coronavirus 4 cliniques privées à Rabat se sont mises à la disposi­tion du ministère de la santé. Trois cliniques par le Groupe Tazi et l’autre par le Docteur Hassan Afilal. «Nous avons aménagé et équipé un espace au niveau de chacune de nos trois cliniques et qui seront mis à la disposition de l’Etat en cas de besoin», précise Dr Karim Tazi. Sur une capacité offerte de 60 lits, 25 lits de réanimation sont déjà prêts pour recevoir les malades en cas de besoin, ajoute-t-il.

N.E.A.

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