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Economie

Coronavirus: L’Administration au ralenti

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5724 Le 23/03/2020 | Partager
Elle tourne avec 30 à 50% de ses effectifs
Une circulaire du ministre de tutelle donne le détail de l'orga­nisation
Priorité au travail à distance et à la continuité du service public
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Pour un haut responsable, il est impératif d’utiliser l’épreuve du Coronavirus pour inno­ver dans les méthodes de travail, revoir l’organisation de l’administration, avec un recours intensif aux nouvelles technologies et systèmes d’information (Ph L'Economiste)

Les effets du Coronavirus n’ont pas épargné le travail dans la fonction publique. Aujourd’hui, l’administration tourne au ralenti. Selon des hauts fonc­tionnaires, elle fonctionne avec 30 à 50% de ses effectifs, en fonction des presta­tions rendues. Force est de constater que de plus en plus, les fonctionnaires veulent partir chez eux.

A plusieurs reprises, le chef du gouvernement a recommandé aux marocains de rester dans leurs maisons. Depuis mercredi soir, les crieurs publics demandent à la population de rester chez elle. Sur le terrain, les directeurs, les chefs de division et les chefs de services qui sont maintenus dans leurs postes dans l’admi­nistration, tout en veillant à la mobilisation de leurs équipes pour renforcer le travail à distance.

Un haut responsable rappelle qu’il faudra à l’avenir adopter un décret pour introduire le télétravail dans la régle­mentation en vigueur, particulièrement pour les postes qui se prêtent à ce genre d’activité. Pour lui, il est impératif d’uti­liser l’épreuve du Coronavirus pour inno­ver dans les méthodes de travail, revoir l’organisation de l’administration, avec un recours intensif aux nouvelles technolo­gies et systèmes d’information.

En tout cas, le ministre de l’Economie, des finances et de la réforme administra­tive a publié dernièrement une circulaire destinée aux responsables des administra­tions publiques, des collectivités territo­riales et des établissements et entreprises publics. Elle vise à mettre en place les mesures préventives contre les risques de propagation de Coronavirus dans les rangs du personnel et des usagers des services publics.

C’est ainsi que Mohamed Ben­chaâboun les a invités à suivre, à la lettre, les décisions et les recommandations des autorités compétentes. Il a également pré­conisé le report des concours de recrute­ment et des examens d’aptitude profes­sionnelle, des sessions de formation et des entretiens relatifs aux emplois supérieurs et aux postes de responsabilité.

■ Réduction des réunions: Celles-ci doivent être limitées aux cas de nécessité, après une autorisation du chef de l’administration. Dans cette situation, il est nécessaire de veiller à diminuer le nombre des participants. De plus, la circulaire re­commande l’utilisation des techniques de visio-conférence, autant que possible.

■ Services aux usagers: L’admi­nistration doit veiller, dans la mesure du possible, à assurer les services publics au profit des usagers, en ligne, et à fournir tous les moyens de communication dis­ponibles, de manière à limiter leur afflux. L’accueil des usagers, dans les cas néces­saires, doit se faire dans le strict respect des mesures préventives préconisées par le gouvernement.
La circulaire du ministre a mis le doigt sur un élément essentiel: permettre aux employés dont la nature de travail ne requiert par leur présence physique, de tra­vailler à distance.

■ Congés exceptionnels: La cir­culaire de trois pages recommande aux responsables, d’accorder à ceux qui le souhaitent, le droit de bénéficier de congés exceptionnels de 10 jours par an, en cas de maladie au sein de leurs familles ou autre fait majeur. Il les encourage également à si­gner les congés administratifs pour les fonc­tionnaires, conformément aux dispositions en vigueur. Toutes ces actions doivent être organisées en vue d’assurer une rotation au niveau de la présence des fonctionnaires, sans nuire au fonctionnement normal des services publics. Dans certaines situations, il est question d’assurer des permanences pour certains services publics qui four­nissent des prestations essentielles.

■  Sécurité sanitaire des fonc­tionnaires: Le document de Mohamed Benchaâboun est allé dans les détails en rappelant la nécessité de fournir les moyens d’hygiène comme notamment les stérili­sants, le savon et les mouchoirs en papier dans des endroits visibles. Il s’agit égale­ment d’inciter les sociétés chargées de l’en­tretien dans les administrations publiques à stériliser les lieux du travail, les installations sanitaires, les ascenseurs, les salles, les poi­gnées de portes…. Elles doivent mettre en place les produits d’hygiène et de désinfec­tion, de bonne qualité et en quantités suffi­santes, à la disposition des fonctionnaires. Idem pour le nettoyage et la stérilisation des véhicules de l’Etat, de manière régu­lière, notamment ceux destinés au transport collectif des fonctionnaires. Il faudra aussi équiper, dans la mesure du possible, les lo­caux des administrations en caméras pour la détection thermique. Pour accéder aux locaux de travail, il est impératif de laisser tomber provisoirement le système d’em­preintes pour utiliser la carte magnétique.

■ Cantines, crèches, salles de prières fermées: Le ministre en charge de la Réforme de l’Administration a décidé la fermeture des annexes et des salles, desti­nées à des activités collectives des fonction­naires. C’est le cas notamment des cantines, des salles de prière et des crèches.

Facilités

La circulaire du ministère de tutelle a prévu des facilités accordées pour libérer les femmes enceintes, les fonctionnaires atteints de mala­dies chroniques ou ayant un système immunitaire affaibli. Il s’agit d’offrir également des commodités aux fonctionnaires parents ayant des enfants de moins de 12 ans pour leur permettre d’assurer un meilleur accompa­gnement scolaire à domicile. Le document n’a pas omis de permettre aux fonctionnaires revenant d’un voyage à l’étranger, de rester à leur domicile. Ils ne doivent se rendre sur le lieu de travail qu’après l’expiration de 14 jours, délai d’incubation du virus Covid 19. Mais cela ne les empêche pas d’exercer leur travail à distance, dans la mesure du possible, note la circulaire.

Mohamed CHAOUI

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