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    Economie

    TPME: Le Fonds d'appui revigoré

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5688 Le 31/01/2020 | Partager
    La cagnotte augmente à 8 milliards de DH
    Le Fonds Hassan II met 2 milliards de DH
    Un taux d’intérêt inédit

    Les jeunes se frottent les mains. Depuis la signature des conventions du programme intégré pour le financement des jeunes porteurs de projets et les TPME devant le Roi, ils ont repris confiance. Certains d’entre eux se préparent à se lancer dans l’arène de l’entrepreneuriat, revigorés par un processus qui se décline sous l’œil bienveillant du Souverain. Ils ne se sont pas trompés puisque le Roi  a pris la décision d’augmenter le montant du Fonds d’entrepreneuriat qui s’est vu passer de 6 milliards de DH à 8 milliards.

    En effet,  des instructions royales ont été données pour que le Fonds Hassan II pour le développement économique et social mette également la main à la poche.  Ainsi, il allongera 2 milliards de DH sans intérêt, destiné au monde rural. Il s’agit du quart du montant global du Fonds, prévu par la loi de Finances en vigueur. Le but est d’obtenir des taux encore plus préférentiels pour ce segment.

    Avec ce geste royal, le taux d’intérêt bancaire ne dépasse pas 2%, c’est le plus bas jamais appliqué, une première dans l’histoire bancaire marocaine, a déclaré à L’Economiste le ministre des Finances. L’idée est d’impacter positivement les populations et les catégories ciblées.

    Quant au monde rural, il sera traité avec une précaution particulière: le plafond sera de 1,75% et ce malgré le risque crédit plus élevé du fait de l’étroitesse du marché, de la sensibilité aux aléas climatiques et aux fortes variations des prix des produits agricoles. «Cette mesure favorisera l’émergence plus rapide d’une classe moyenne rurale», a ajouté Mohamed Benchaâboun qui n’a pas dissimulé sa satisfaction.

    Surtout que le ministre venait de sortir de la Commission des finances de la Chambre des conseillers qui a adopté le projet de loi relatif au partenariat public privé. Ce qui va certainement rehausser les prévisions. En effet, initialement, le programme intégré devra contribuer à la création annuellement de près de 27.000 nouveaux emplois et l’accompagnement supplémentaire de 13.500 entreprises.

    Ce programme cible une population spécifique, composée de jeunes porteurs de projets et de très petites entreprises dont l’importance socioéconomique est rappelée régulièrement. C’est ce segment qui génère l’essentiel de l’activité économique. Pour autant, il s’agit d’une population à risque aussi.

    Elle n’a pas d’historique dans ses relations avec la banque, ni les moyens financiers et techniques. D’où l’importance des solutions apportées, avec les mécanismes de garantie et ceux annoncés par la Banque centrale, autant d’éléments qui permettent aux banques de pouvoir traiter cette population sans toucher à leur solidité financière.

    D’ailleurs, lors de son intervention lors de la conférence sur le financement de l’économie à la Chambre des représentants, le président d’AWB, Mohamed El Kettani a donné quelques indications sur le volume des impayés dans le secteur bancaire, estimé à 70 milliards de DH.

    «Ce qui génère des pertes pour les banques et des financements en moins de l’économie», dira-t-il. Selon lui, la durée moyenne des créances en souffrance des banques est de 8 ans. Avant de préciser que les taux d’impayés étaient élevés dans certains secteurs d’activité au point de  dépasser 20% dans le textile, le tourisme et les matériaux de construction. Pour les autres secteurs,  la moyenne est de 10%.

    Une occasion en or pour  le secteur bancaire de tordre le cou à une idée courante, même dans les rangs des parlementaires, selon laquelle il s’enrichirait  dans un contexte marqué par des difficultés économiques et sociales. El Kettani a ainsi décliné les destinations des 70 milliards de DH de revenus que réalisent annuellement les banques.

    Selon lui, «ce sont 23 milliards de DH qui vont aux salaires des 60.000 employés du secteur,  11,9 milliards de DH destinés aux frais de fonctionnement et qui profitent à des prestataires employant près de 100.000 personnes». Les banquiers brandissent d’autres chiffres pour leur défense: 7,8 milliards de DH couverture des impayés, 5 milliards de DH au titre des versements de l’IS, 6,3 milliards de DH sous forme de bénéfices non distribués aux actionnaires afin de renforcer les fonds propres et 4,7 milliards de DH sont distribués aux actionnaires.

    L’inclusion financière du rural

    L’accent est mis sur l’inclusion financière dans le monde rural. Une composante importante de ce programme, qui permettra de toucher l’ensemble de la population rurale et urbaine. Dans cette opération, deux acteurs majeurs seront mobilisés. L’un est le Crédit agricole du Maroc qui dispose d’une grande expertise en la matière, particulièrement dans le financement agricole et rural. Le second est Al Barid Bank, la banque postale, qui jouit du réseau le plus dense au Maroc. L’idée est de conjuguer leurs efforts pour pouvoir offrir des services financiers de proximité et de qualité à la population rurale. De même, le ministère des Finances est déterminé à accélérer la stratégie d’inclusion financière pour cette population. Outre le renforcement de l’offre de financement classique, il veut développer les modèles alternatifs comme le mobile paiement ou encore le Crowdfunding, le financement collaboratif. La Commission des finances de la Chambre des représentants devait examiner et voter jeudi après-midi les amendements du projet de loi, avant de le programmer la semaine prochaine pour une approbation en plénière, avant de le transférer à la Chambre des conseillers. 

    Mohamed CHAOUI

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