×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Arganier: Le bio pour monter en gamme

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5653 Le 12/12/2019 | Partager
    Des variétés sélectionnées pour des plantations modernes
    Signature d’un contrat- programme ciblant la promotion de la production biologique
    Et des résultats probants du Congrès international dédié
    arganier-bio-053.jpg

    Pour le moment, l’objectif est de produire dès l’année prochaine 10.000 tonnes d’huile d’argane. Pour se convertir à moyen terme dans le bio (Ph. Ministère de l’Agriculture)

    Du naturel au bio. C’est l’ambition de réhabiliter et, pourquoi pas, convertir une partie des plantations d’arganier en production biologique. C’est l’objectif de la 5e édition du Congrès international sur l’arganier. La rencontre scientifique, qui réunit 230 chercheurs nationaux et internationaux, «est appelée à proposer de nouvelles orientations en matière de conduite et de valorisation du patrimoine», peut-on relever dans un communiqué du ministère de l’Agriculture.

    Dans un premier stade, il s’agit de capitaliser sur l’évaluation de la Réserve de biosphère des arganeraies (RBA). D’ailleurs, cette édition se veut «une réunion de synthèse des acquis et résultats scientifiques», est-il précisé. Elle intervient juste après la 2e évaluation décennale de la RBA.   

    Pour le moment, une convention ciblant la promotion du label Bio des produits de l’arganier vient d’être conclue entre la fédération interprofessionnelle, celle de l’agriculture biologique et le gouvernement.

    La filière de l’arganier bénéficie d’un intérêt particulier dans le cadre du Plan Maroc Vert. Une agence dédiée a été créée dès 2010 et un contrat-programme a été scellé pour la période 2012-2020. Les objectifs stratégiques de ce contrat-programme consistent en la réhabilitation de 200.000 ha de l’arganier, sa domestication  et son extension en culture industrielle sur 5.000 ha, l’objectif est d’augmenter la production d’huile d’argane à 10.000 tonnes l’année prochaine. Pour la mise en œuvre de ce contrat-programme, l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) a adopté plusieurs programmes. Il s’agit, entre autres, de  réhabiliter les plantations.

    Ce programme porte sur une superficie de 200.000 ha. Ceci, via la régénération de l’arganier pour l’amélioration des performances des arbres existants. A fin 2018, les réalisations se sont établies à 146.397 ha.

    S’ajoute également le projet de développement de l’arganiculture dans les environnements dégradés, financé par le Fonds vert pour le climat. Ce projet porte, notamment, sur la plantation de 10.000 ha, la mobilisation des eaux de surface, le renforcement des capacités des acteurs et l’organisation des maillons de la chaîne de valeur de la filière.

    Par ailleurs, des activités de recherche sont menées pour répondre aux orientations du Plan Maroc Vert et concernent principalement quatre axes: l’amélioration génétique et la création de variétés, la sélection de plants performants et leur multiplication, la mise au point des techniques culturales des vergers modernes, la valorisation du fruit et de ses produits dérivés ainsi que l’utilisation de la biotechnologie dans la recherche. 

    A ce jour, des résultats jugés importants ont été atteints. En particulier, l’inscription en 2018 au catalogue officiel de six variétés précoces. L’arganier (Argania spinosa L.) est un arbre endémique du Maroc, pivot d’un système unique qui s’étend sur une superficie de 830.000 ha dans les régions arides à semi-arides atlantique.  Cet écosystème, aux utilités et rôles multiples, offre de grandes potentialités pour l’amélioration des revenus des populations rurales.

    Cette édition du Congrès qui se tient sous forme de tables rondes, de conférences et de visites de terrain, a connu la participation de 230 chercheurs (60 communications), issus de 9 pays.

    Premier salon dédié

    A sa première édition, le Salon international de l’arganier a été organisé sur les principales places publiques de la ville d’Agadir. Histoire d’offrir aux visiteurs une immersion dans l’univers de la biosphère de l’arganier à travers des expositions et différentes activités culturelles et artistiques. C’est l’occasion aussi de toucher les touristes étrangers.
    L’exposition permet ainsi aux coopératives et opérateurs d’écouler leurs produits moyennant une promotion directe. L’exposition a drainé plusieurs acteurs du secteur: producteurs, transformateurs et exportateurs. Il a enregistré  la participation de plus de 120 coopératives d’argan issues de 8 provinces de la Réserve de biosphère de l’arganeraie.

                                                                                           

      Le PIB des oasis et de l’arganier à 129 milliards de DH

    Les oasis et l’arganier font mieux que la totalité des activités agricoles. Leur PIB réuni s’établit à 129 milliards de DH contre 115 milliards pour le reste. C’est le chiffre communiqué par le dernier Comité d’orientation stratégique de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (Andzoa) réuni le 9 décembre à Agadir. Cette réunion a été consacrée à l’examen du bilan de la période 2012-2018.

    Au total, les  investissements publics se sont élevés à 63,6 milliards de DH, soit 69% des objectifs stratégiques fixés à 2020. Et le produit intérieur brut est passé de 84 à 129 milliards de DH entre 2009 et 2018.

    Dans la zone d’action de l’Agence, plus de 82.527 emplois ont été créés entre 2012 et 2018. Une nette amélioration dans l’accès aux services de base a également été enregistrée. Le taux d’électrification rurale est passé de 95% à 99%, l’accès à l’eau potable de 81% à 91% et le désenclavement de 70% à 83%. A cela s’ajoute la mobilisation d’un volume supplémentaire des ressources en eau de 703 millions de m3.

    «Il n’empêche que des contraintes restent à lever en favorisant plus d’intégration et de création de valeur ajoutée», avait alerté le ministre de l’Agriculture.  A ses yeux, l’Agence doit jouer son rôle d’acteur majeur pour s’engager dans la plupart des initiatives nationales et internationales visant à promouvoir une nouvelle dynamique du développement territorial intégrant le développement durable.

    A.G.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc