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    Dossier Spécial

    Commerce extérieur: Le Maroc rattrapé par la morosité mondiale

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5643 Le 28/11/2019 | Partager
    Le ralentissement de la crois­sance européenne limitera les débouchés
    10 milliards de DH addi­tionnels en 2020, prévoit Euler Hermes
    La Chimie et l’Agroalimen­taire capteront plus de la moitié
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    Le moteur de la demande interne sera davantage sollicité dans un contexte de ralentissement du commerce mondial et donc de la demande adressée au Maroc. En dehors des dépenses des ménages, l’investissement privé, surtout les PME, ne joue pas pleinement son rôle

    Les ondes de choc du ralentisse­ment de la croissance allemande se pro­pageront jusqu’au Maroc. Le Royaume sera indirectement touché parce que ces principaux partenaires (la France et l’Espagne) ne sortiront pas indemnes de la baisse de régime du moteur de l’économie européenne. Le PIB de la zone euro progressera de 1,1% en 2019 puis ralentira à 1% en 2020 selon Euler Hermes.

    Les perturbations à l’interna­tional continueront de peser sur le com­merce mondial et donc sur les exporta­tions marocaines. «Le régime de basse croissance des exportations va se per­pétuer en 2020», prévoient les écono­mistes d’Euler Hermes. Les débouchés additionnels représenteraient seulement 10 milliards de DH dont 2 milliards de DH sur le marché espagnol et 1 mil­liard de DH en Inde.

    La demande en provenance de la France et de l’Italie augmenterait de 1,3 milliard de DH. Les secteurs Chimie et Agroalimentaire cap­teront plus de la moitié de la demande additionnelle. Si la croissance des ex­portations patine actuellement, le Maroc devrait capitaliser dans les années à ve­nir sur le renforcement de ses relations avec plusieurs économies, notamment africaines. Il pourrait être l’un des prin­cipaux bénéficiaires de la future zone de libre-échange africaine.

    A l’horizon 2030, les gains à l’exportation sont esti­més à 50 milliards de dollars. Ils sont du même acabit pour l’Egypte et le Ghana. Dans les pays exportateurs de pétrole, ils pourraient atteindre 89 milliards de dollars pour le Nigéria et 77 milliards de dollars pour l’Angola. Les débouchés additionnels sont estimés à 133 milliards de dollars pour l’Afrique du Sud.

    A court terme, le moteur de la demande interne doit plus que jamais tourner à plein régime dans le contexte de ralentissement de la croissance mondiale. Pour cela, il faudra aider les entreprises à retrouver confiance pour relancer l’investissement.

    En dehors des dépenses des ménages, l’investissement privé, surtout les PME, ne joue pas plei­nement son rôle. La politique monétaire et les incitations introduites dans les der­nières lois de finances n’ont pas suffi à relancer la machine. Peut-être que les remèdes ne sont pas appropriés aux principales préoccupations des chefs d’entreprise.

                                                                                              

    La croissance mondiale coincée entre le conflit sino-américain et le Brexit

    PREMIÈRE économie de la zone euro, l’Allemagne, très dépendante des performances du commerce mondial, a perdu 0,1% de PIB au deuxième tri­mestre. Entre la guerre commerciale sino-américaine, l’incertitude autour du Brexit et les mutations dans le secteur automo­bile, le pays montre des signes de fai­blesse qui inquiètent toute l’Europe.

    Dans le meilleur des cas, son PIB progresserait de 0,6% en 2019 et 2020 selon les prévi­sions d’Euler Hermes, loin des 2,1% en moyenne les deux années précédentes. En dehors de leurs problèmes internes, la France, l’Italie et l’Espagne vont ressentir les contrecoups de la baisse de régime du moteur allemand et plus globalement de l’économie mondiale.

    Entre les qua­trièmes trimestres 2018 et 2020, le PIB mondial progressera en dessous de 3%, sa plus longue période de croissance aussi faible depuis 1991-1993, prévoient les économistes d’Euler Hermes. Le pro­tectionnisme américain est loin de servir ses intérêts. La croissance diminuera de 0,5 point en 2019 à 2,4% et poursuivra son ralentissement en 2020 (-0,8 point) à 1,6%. En Chine, elle restera autour de 6%, mais la courbe s’oriente irrémédia­blement sous ce seuil.

    Ce contexte peu favorable sera fatal pour de nombreuses entreprises. Parmi les entreprises réalisant au moins 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, un nombre de 243 défaillances a été enre­gistré sur les trois premiers trimestres de 2019.

    Ces entreprises pèsent 141 milliards d’euros de chiffre d’affaires contre un revenu cumulé de 106 milliards d’euros pour les défaillances enregistrées sur la même période en 2018. De façon générale, Euler Hermes anticipe une hausse de 8% des défaillances en 2019 et 2020.

    F.Fa

     

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