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    Economie

    Hajbouha Zoubeir : «Une ville résiliente est possible, mais avec l’engagement de tous»

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5622 Le 25/10/2019 | Partager
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    «La préoccupation environnementale est mise en place à travers le programme «Dessine-moi une ville» qui permet une concertation avec la population locale pour connaître son «désir de ville»», indique Hajbouha Zoubeir, présidente de la Fondation Phosboucraâ (Ph. AFP)

    Connue et appréciée dans le milieu associatif, Hajbouha Zoubeir, présidente de la Fondation Phosboucraâ, est à pied d’oeuvre pour voir émerger la technopole de Foum El Oued, non loin de Laâyoune. «Une vraie cité du savoir», tient-elle à préciser. Dans tous les cas, estime la présidente, le citoyen reste l’élément central qui doit, impérativement, être intégré dans toute démarche écologique.

    - L’Economiste: Une ville résiliente, non polluante et non polluée, est-ce possible?
    - Hajbouha Zoubeir:
    C’est très possible, à condition, bien sûr, qu’il y ait une stratégie de prise en compte de ces éléments en amont de la construction d’une ville, et ce dès la phase de la programmation. Il faut également qu’il y ait une prise de conscience chez les futurs gestionnaires des villes et les populations locales. Le citoyen ne peut pas être intégré dans une démarche écologique durable si lui-même n’est pas conscient des enjeux environnementaux. Une ville résiliente est donc possible, mais avec l’engagement de tous.
    La technopole de Foum El Oued se veut une cité respectueuse de l’environnement à travers plusieurs axes. En termes de programmation déjà, en mettant en place une équipe pluridisciplinaire qui a pris conscience des enjeux environnementaux locaux et qui a proposé des solutions pour répondre aux défis environnementaux (gestion de l’eau, stabilisation du littoral, énergie…).
    Mais aussi pendant la phase de construction en veillant à ce que ce chantier soit respectueux de son environnement en termes de recyclage des déchets…
    Le projet de technopole représente donc de nombreux défis climatiques et environnementaux qui doivent être tournés en opportunités à travers la recherche, l’innovation et l’identification de solutions communes, notamment avec des chercheurs et des praticiens à travers le monde. A noter aussi que les bâtiments que nous construisons sont à zéro émission de déchets et zéro émission de gaz à effet de serre.

    - La technopole pourra-t-elle produire son énergie à partir de ses déchets, notamment ménagers?
    - Nous allons au sein de la technopole, notamment au niveau de l’université, développer un projet expérimental. Il s’agit d’un traitement innovant de transformation de déchets organiques (restes alimentaires…) en biogaz et électricité. Et ce, grâce au système de bio-stimulants «Alguale». Cette expérimentation sera généralisée à toute la technopole, si les résultats sont probants.

    - Qui dit ville, dit activité économique et production industrielle notamment. Comment donc protéger cette ville et en faire une cité durable?
    - La technopole est une ville du savoir qui s’inscrit en complémentarité avec les pôles déjà existants (Commune de Laâyoune et Commune d’Al Marsa). De ce fait, aucune production industrielle n’est prévue dans ce projet. Son économie sera basée essentiellement sur l’économie de la connaissance. La durabilité reste au centre du projet: la préoccupation environnementale est présente aussi bien au niveau urbain qu’architectural. Elle est également mise en place à travers l’approche participative qui met le citoyen au centre de ce beau projet, notamment à travers le programme «Dessine-moi une ville» qui permet une concertation avec la population locale pour connaître son «désir de ville». C’est ce qui va faire la différence.

    - En quoi consiste le projet d’université?
    - Comme déjà évoqué, la technopole est une ville du savoir (Knowledge City). Son business model est axé sur l’économie de la connaissance, de ce fait l’université est au cœur du projet. Cette université relève de l’Université Mohammed VI de Benguerir. Celle de Laâyoune est proche des préoccupations environnementales locales et va se spécialiser dans les problématiques liées à l’environnement saharien. Elle se compose d’un centre de recherche, d’une ferme expérimentale, d’un campus universitaire et d’un centre de compétences industrielles qui va former des techniciens et des spécialistes du secteur.
    Le centre de recherche va être opérationnel à la fin de l’année en cours. L’enveloppe budgétaire globale nécessaire est de 550 millions de DH, et vise, à terme, d’attirer 2.500 étudiants et chercheurs. A côté de l’université, d’autres plateformes du savoir vont être développées, notamment un lycée d’excellence, à l’instar de celui de Benguerir, qui a connu un succès réel.

    Propos recueillis par J.E. HERRADI

     

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