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    International

    Tunisie: Une nouvelle ère commence

    Par L'Economiste | Edition N°:5614 Le 15/10/2019 | Partager
    Kaïs Saïed devance largement Nabil Karoui, selon les sondages
    Revitaliser la jeune démocratie, premier défi

    Les Tunisiens ont tranché. Avec un score supérieur à 70% selon les sondages et une participation en nette hausse au second tour de la présidentielle (au moins 57,8%), les résultats officiels devraient consacrer la victoire de l'universitaire Kaïs Saïed.

    Son rival Nabil Karoui, fondateur d’une chaîne de télévision et poursuivi, selon la presse, «pour fraude fiscale et blanchiment», a déploré un «déni de justice». Il a estimé «avoir été pénalisé par son incarcération durant 49 jours en pleine campagne élec­torale».

    Une fois au poste, Kaïs Saïed, cet ensei­gnant de droit à la retraite quasi inconnu jusque-là sur la scène politique aura pour mission de revitaliser la jeune démocratie. Lors d'une brève apparition devant ses par­tisans et la presse, il a tenu à remercier les jeunes. Environ 90% des électeurs de 18 à 25 ans ont voté pour lui, selon l'Institut de sondage Sigma, contre seulement 49,2% des plus de 60 ans.

    Si la sécurité s'est net­tement améliorée ces dernières années, le chômage chez les jeunes est beaucoup plus important. Après une longue campagne de terrain, Kaïs Saïed devra appliquer son programme et défendre ses convictions. Le constitutionnaliste prône l'élection de conseils locaux, désignant des repré­sentants révocables en cours de mandat. 

    Pour lui, «le mode de scrutin actuel et les arrangements partisans qu'il entraîne sont la source du mal qui a empêché la révolu­tion tunisienne de 2011 de concrétiser ses objectifs».

    Interrogé sur la faisabilité d'une telle ré­forme constitutionnelle, Kaïs Saïed a souli­gné qu'il commencerait par faire appliquer la Loi fondamentale actuelle. Dépourvu de parti, il n'aura pas de bloc au Parlement pour relayer ses propositions. Mais il a assuré qu'il comptait utiliser les moyens lé­gaux à sa disposition pour agir et proposer des lois. Plusieurs blocs, dont le principal, celui du parti islamiste Ennahdha, lui ont apporté leur soutien.

    Alors que la Constitution de 2014 fait la part belle au Parlement, les regards se tour­neront après ce second tour vers ce parti, chargé de former le nouveau gouverne­ment. «Nous avons commencé nos consul­tations», a indiqué le chef du parti, Rached Ghannouchi, qui devra rallier de nombreux autres blocs pour atteindre la majorité de 109 sièges au Parlement. L'hypothèse d'un gouvernement de technocrates a aussi été évoquée.

    D’autre part, Kaïs Saïed a promis de renforcer le rôle social de l'Etat, notamment dans l'éducation et la santé. Parmi ses rares propositions, la création d'un Haut conseil de l'éducation, pour gérer ce domaine. Pour certains observateurs, son «discours poli­tique n'a aucune référence religieuse, pui­sant essentiellement dans le droit». «Nous ne ferons pas marche arrière sur nos ac­quis en matière de libertés et de droits des femmes…», a dit cet universitaire.

    Accélérer les réformes

    Dans ses études sur le pays, le FMI encourage à opérer des réformes. Sur la liste figure un assainissement des finances publiques propice à la croissance et soucieux de la dimension sociale. Les priorités incluent aussi la stabilisation de la dette publique sous les 73% du PIB d’ici 2020. L’économie tunisienne doit favoriser en même temps l’investissement et les dépenses sociales. Le gouvernement doit mettre en outre l’accent sur l’amélioration de la gouvernance, du climat des affaires, des institutions budgétaires et du secteur financier. L’OCDE avait publié l’année dernière une étude économique sur la Tunisie (cf. notre édition N°5241 du vendredi 30 mars 2018).

    F. Z. T. avec agences

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