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    International

    L'ONU dans le rouge

    Par L'Economiste | Edition N°:5611 Le 10/10/2019 | Partager
    L’Organisation est menacée de fin de mois difficile
    La liste des mauvais payeurs s’élargit
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    «A ce jour, les Etats membres n'ont versé que 70% du montant total nécessaire aux activités inscrites au budget ordinaire de 2019…», a indiqué le secrétaire général de l'Organisation, Antonio Guterres (Ph. AFP)

    Le budget de fonctionnement de l'ONU est dans le rouge depuis septembre. Si les mauvais payeurs, dont les Etats-Unis, ne règlent pas rapidement leurs dettes, les salaires des fonctionnaires pourraient ne pas être versés à partir de novembre. Le secrétaire général de l'Organisation, Antonio Guterres, évoque «la pire crise de trésorerie des Nations unies depuis près d'une décennie».

    La cause? Plusieurs pays accusent des retards de paiement de leurs contributions obligatoires. Selon des sources onusiennes, les principaux mauvais payeurs accusant de gros retards sont les Etats-Unis, le Brésil, l'Argentine, le Mexique et l'Iran. Au total, 64 pays doivent de l'argent à l'ONU. Parmi eux figurent le Venezuela, la Corée du Nord, la Corée du Sud, la République démocratique du Congo, la Centrafrique, Israël, le Mali ou l'Arabie saoudite.

    Le dernier Etat à s'être acquitté de sa contribution est la Syrie. A l’heure où nous mettions sous presse, plusieurs pays ont condamné l'offensive turque lancée mercredi dans le nord de la Syrie et vont saisir le Conseil de sécurité de l'ONU.

    Dans une lettre adressée aux quelque 37.000 personnes travaillant pour le secrétariat de l'ONU, Antonio Guterres a souligné «qu'à fin septembre, la trésorerie onusienne était en déficit de 230 millions de dollars». Si l'Organisation n'avait pas pris les devants depuis le début de l'année en mettant au fur et à mesure en adéquation ses dépenses et ses revenus, «le trou financier aurait pu atteindre 600 millions en octobre».

    Tout en remerciant les Etats qui ont payé (au nombre de 129 sur 193 Etats membres), le secrétaire général a exhorté ceux qui n'ont pas payé à le faire urgemment et en totalité. Afin de limiter les dépenses au cours du dernier trimestre, le chef de l'ONU évoque notamment la possibilité de reporter des conférences et des réunions et de revoir à la baisse les services à fournir. Des instructions ont aussi été données pour restreindre les voyages officiels aux activités les plus essentielles, procéder à des reports d'achats de biens et de services et à des économies d'énergie.

    Le budget de fonctionnement de l'ONU pour la période 2018-2019, séparé des crédits pour les opérations de paix, avoisine les 5,4 milliards de dollars. Premier contributeur, les Etats-Unis en paient 22%. Le montant restant dû pour 2019 au titre du budget ordinaire est de 1,38 milliard de dollars.

    F. Z. T. avec agences

     

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