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    Economie

    Tourisme/Marché français: El Fakir défend sa feuille de route

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5607 Le 04/10/2019 | Partager
    Après le séisme Thomas Cook, «l’ONMT est déjà dans l’action»
    Gérer le risque financier et combler le manque à gagner, les priorités du DG de l’Office
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    «L’intérêt des contrats co-marketing avec les TO est de mener des campagnes conjointes de promotion qui bénéficient du réseau et du “call to action” du TO», indique Adel El Fakir, DG de l’ONMT (à droite). Ici, en compagnie de Jean-Batiste Lemoyne, ministre français du Tourisme (à gauche), et Frédéric Lorin (au centre), directeur de la division tourisme, Reed Expositions France (Ph .YSA)

    «Le marché français est prioritaire pour le secteur touristique au Maroc», ainsi que l'affirme Adel El Fakir à l’issue de la participation marocaine à la 41eédition du Top Resa, à Paris. Pour le directeur de l’Office national marocain du tourisme (ONMT), «le salon parisien est extrêmement important pour le Royaume. Il donne une visibilité, en ce début de saison, sur le marché français, mais également à l’international».

    Considéré comme la première destination non européenne des touristes français, le Maroc veut préserver sa position dans l’Hexagone. D’où la mobilisation de l’Office, la Confédération nationale du tourisme (CNT), ainsi que les professionnels marocains (CRT, CPT, Agents de voyages, compagnies aériennes et autres) qui ont multiplié leurs rencontres avec les tour-opérateurs (TO) et voyagistes participant au salon  de Paris (du 1erau 4 octobre 2019).

    «La présence de nos professionnels en force est un très bon signe. Elle nous permet de conjuguer les efforts et d’avoir un impact important sur le marché français», indique El Fakir.

    Car, selon lui, «nouer des relations, échanger et tenir des réunions avec les prescripteurs des voyages, constituent autant de forces commerciales et d’occasions de mettre en avant le Maroc et de conquérir des parts de marché, non seulement avec les opérateurs classiques, mais aussi avec de nouveaux opérateurs». Ceci étant, les négociations avec les TO se font avec beaucoup de précautions.

    Surtout après «le séisme Thomas Cook, ressenti à l’échelle régionale, mais aussi planétaire…Car, derrière, il y a encore un mouvement tectonique qui se fait et dont les effets seront vus plus tard», craint le patron de l’ONMT. De ce fait, le Maroc reste sur ses gardes. Rappelons que dès l’annonce de la faillite de Thomas Cook, une cellule de crise a été constituée par l’Office, la CNT et le ministère.

    «Dès le début, notre position était claire et basée sur trois objectifs majeurs: Primo, prendre soin des clients dudit TO jusqu’à leur retour dans leurs pays respectifs, car, ils sont avant tout des visiteurs du Maroc. Secundo, gérer le risque financier subi par les opérateurs nationaux. Et enfin, aller immédiatement conquérir de nouvelles parts de marché pour combler le manque à gagner». Pour ce dernier volet, la feuille de route de l’ONMT est déjà active depuis la semaine dernière.

    «Nous sommes déjà passés à l’action et allons de l’avant pour anticiper le bouleversement du marché», exprime le DG de l’Office. Selon lui, «au Maroc, l’opportunité de cette faillite dépasse le problème». Car, si notre pays ne représente que 100.000 voyageurs sur Thomas Cook, sur la région celui-ci représente un portefeuille de plusieurs millions de touristes.

    «Et notre stratégie se joue aussi sur ce potentiel, surtout que nous disposons d’un très beau produit à offrir», note El Fakir. Dans sa vision, les délégations de l’Office ont un rôle capital, surtout dans les relations avec le top management des TO et les responsables des marchés. A ce niveau, elles sont appelées à sonder le marché émetteur et avoir et entretenir des relations de proximité avec des prescripteurs d’une cinquantaine de destinations.

    En clair, les délégations sont le bras commercial du tourisme sur place. «Elles sont en contact permanent avec les TO pour nouer des relations de confiance, mieux comprendre leur business modèle, et former les vendeurs et prescripteurs sur le produit Maroc», renchérit le DG de l’ONMT. «Mais combien coûtent ces opérations de co-marketing ?».

    On ne le saura pas. Puisque, «pour des raisons de confidentialité», El Fakir ne donnera pas de chiffres mais révèlera le principe. «Nous demandons aux TO de développer davantage le Maroc. Alors il investit sur ces plateformes et bien d’autres structures publiques (médias et autres) pour mettre en avant l’image de notre destination. Et nous l’accompagnons dans cette démarche dans le cadre de contrats co-marketing, à travers une campagne conjointe qui bénéficie du réseau et du “call to action” du TO», explique-t-il.

    Et promettre enfin «une belle promotion du Royaume, non seulement en France, mais aussi à Londres en novembre prochain».

    Le cri d’alarme de la CNT

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    La guerre des chiffres entre les hôteliers et l’Office national marocain du tourisme est toujours de mise. Surtout après l’annonce d’une augmentation de 23% des arrivées françaises sur la destination phare du Royaume (+10% au niveau national) durant les 6 premiers mois de l’année en cours. Pour Abdellatif Kabbaj, président de la CNT, «il faut dire vrai. Les établissements hôteliers classés à Marrakech affichent une baisse de 7% sur le marché français». Et d’ajouter: «Les statistiques avancées par l’ONMT ne reflètent pas la situation réelle du secteur». «A l’heure où l’on veut combattre l’anarchie du secteur informel, préjudiciable à notre qualité d’accueil, il y a encore des appartements qui sont loués à des étrangers… ce qui fait encourir de multiples risques à nos hôtes (hygiène, arnaque…), et une crainte sécuritaire pour notre pays», alerte Kabbaj.

    DNES à Paris, Youness SAAD ALAMI

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