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International

Libye: Le maréchal Haftar appelle au dialogue

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5602 Le 27/09/2019 | Partager
Proposition rejetée par le chef du gouvernement reconnu par l’ONU
Perspective d’une confé-rence internationale en Allemagne
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Le maréchal Haftar a salué la réunion organisée à l’ONU, à l’initiative de Paris et Rome et qui se tient en marge de l’Assemblée générale (Ph. AFP)

Le maître de l’Est libyen tempère et se dit ouvert au dialogue avec le chef du gouvernement Fayez al-Sarraj. Ceci, juste avant une réunion de l’ONU jeudi dernier sur la crise syrienne.

Le maréchal Khalifa Haftar a lancé le 4 avril avec son autoproclamée Armée nationale libyenne  une offensive contre la capitale, siège du gouvernement d’union nationale. Les violences ont fait plus de 1.000 morts selon l’ONU et les combats se sont enlisés au sud de Tripoli sans qu’aucune partie ne semble pouvoir l’emporter sur l’autre. «En fin de compte, il faut dialoguer et s’assoir» autour d’une table de négociations, a indiqué le maréchal dans un communiqué publié la veille de la réunion.

Il a toutefois indiqué que le dialogue ne serait «pas possible tant que les groupes terroristes et les milices criminelles contrôlent (...) Tripoli», en faisant allusion  aux forces loyales au gouvernement reconnu par l’ONU.

Le maréchal a en outre salué la réunion organisée  à l’ONU, à l’initiative de Paris et Rome et qui se tient en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Il a dit espérer qu’elle aboutisse à «des propositions qui servent les intérêts de la Libye en vue de rétablir la sécurité et la stabilité».

Début septembre, Khalifa Haftar avait rejeté l’appel de l’ONU à reprendre des discussions, estimant qu’une solution militaire était la plus à même de résoudre le conflit. «La solution militaire est la meilleure  pour restaurer la sécurité et rétablir la loi», avait déclaré le général Ahmed al-Mesmari, porte-parole du maréchal. En avançant qu’il était trop tard pour reprendre le dialogue.

La veille des déclarations faites par Haftar, le chef du gouvernement légitime, Fayez al-Sarraj, a dénoncé de nouveau les «ingérences» de pays étrangers en Libye en citant outre les Emirats arabes unis, l’Egypte et la France. Les forces du gouvernement sont elles accusées par la partie adverse d’être soutenues par le Qatar et la Turquie. Lors d’un discours à l’ONU, Sarraj a aussi qualifié Khalifa Haftar de «criminel assoiffé de sang», en rejetant toute possibilité de discuter avec lui.

A l’occasion de la réunion de jeudi à New York, la France et l’Italie espèrent avancer vers une conférence internationale qui pourrait être organisée en Allemagne pour sortir la Libye d’un conflit meurtrier, selon des diplomates. Depuis la chute de Mouammar Kaddafi en 2011, le pays est plongé dans le chaos, avec une multitude de groupes armés et des forces politiques rivales.

La position des Etats-Unis dans ce conflit reste peu claire depuis un appel téléphonique de Donald Trump au maréchal Haftar en avril dernier.

A.G.

 

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