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    Faillite de Thomas Cook: L’heure des comptes

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5600 Le 25/09/2019 | Partager
    Les professionnels recensent au moins 190 millions de DH d’impayés
    Et recommandent un fonds de soutien pour aider les entreprises impactées
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    Le premier vol de rapatriement des touristes abandonnés par Thomas Cook sera opéré aujourd’hui à l’aéroport Marrakech Ménara (Ph. wikimedia)

    Après le rapatriement des touristes abandonnés par Thomas Cook, c’est l’heure des comptes. Le TO a laissé de grosses factures aux différents professionnels de tourisme. Elles sont recensées jusqu’à maintenant à près de 190 millions de DH. Et l’inventaire n’est pas encore terminé.

    Une cinquantaine d’hôteliers gadiris et marrakchis ainsi que des réceptifs sont concernés. Pour certains, ces pertes représentent 60% du chiffre d’affaires vu que le TO n’a pas payé les factures depuis mai dernier.  «Il est vrai que les entreprises hôtelières notamment ont été  endormies par le TO britannique, qui a promis de payer le 4 octobre, juste pour gagner du temps alors que la faillite pointait du nez», indique Abdelatif Kabbaj, président du groupe Kenzi, dont la facture à lui seul s’élève à 25 millions de DH.

    A Agadir, 20 hôtels travaillaient avec les voyagistes et jusqu’à maintenant, les pertes pourraient être estimées à près de 110 millions de DH,  indique Rachid Dahmas, président du CRT d’Agadir. A Marrakech où 25 établissements hôteliers accueillaient les clients du TO, on parle de près de 80 millions de DH de factures impayées. Autres pertes, celles de l’ONMT qui a conclu un contrat de marketing avec le TO britannique en 2017.

    Ce contrat était chiffré à 102.000 clients tous marchés confondus, avec la mise en place en propre de 50.000 sièges aériens charters dédiés exclusivement à sa clientèle britannique et belge, indiquent les managers de l’Office. Généralement, ce contrat de comarketing -dont le montant reste jalousement gardé- est sous forme de subvention donnée par l’Office qui peut aller jusqu’à 10 millions de DH, indique un professionnel. 

    Pour la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH),  le gouvernement doit créer un fonds de soutien pour les entreprises impactées par cette faillite à l’instar de ce qui a été déjà fait avec l’agriculture ou l’immobilier en période de crise, recommande Lahcen Zelmat, président de la FNIH.

    A noter qu’en Turquie où 21.033 clients de Thomas Cook se trouvent,  le ministère du Tourisme a annoncé du voyagiste britannique qu’il mettrait en place un programme de crédits pour venir en aide aux entreprises locales affectées par la faillite brutale du voyagiste. Pour les touristes et clients de Thomas Cook, qui sont encore en séjour à Marrakech et à Agadir, la FNIH recommande que l’ONMT les prenne en charge jusqu’à la fin de leur séjour, afin  de ne pas ternir l’image de la destination Maroc.

    B. B.

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