×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Assises du développement humain: La nouvelle génération de mesures

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5597 Le 20/09/2019 | Partager
    Le Souverain fixe les priorités et appelle à un ciblage rigoureux des catégories concernées
    Investir dans les aspects immatériels, pilier de la construction d’avenir
    Renforcement des prestations de santé et de l’enseignement préscolaire
    abdelouafi_laftit_097.jpg

    Le message royal, lu par Abdelouafi Laftit, a mis l’accent sur l’importance de s’inspirer du modèle de l’INDH, qui permet de mutualiser les efforts, de coordonner les politiques publiques dans le cadre d’une stratégie échelonnée selon un échéancier rigoureusement défini (Ph. Bziouat)

    Les premières Assises nationales du développement humain, tenues hier à Skhirat, s’inscrivent dans la logique du nouveau mode opératoire de l’INDH. Après l’évaluation des deux premières phases, l’idée aujourd’hui est de s’attaquer aux véritables freins du développement. Le choix du thème de la petite enfance répond à ce nouveau besoin. Surtout dans un contexte marqué par la réflexion autour de la refonte du nouveau modèle de développement.

    Le message royal adressé aux participants à cet événement a mis l’accent sur ces nouvelles exigences. La petite enfance constitue «le pilier de la société, la force motrice qui lui permet de se projeter dans un avenir porteur d’un essor économique et social, global et inclusif», selon le message royal, lu par Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur.

    Dans cette nouvelle génération de mesures prévues par l’INDH, l’accent est mis sur les aspects immatériels du développement humain, dont la petite enfance. Cela constitue «une condition nécessaire pour l’édification du Maroc de demain», notamment en ouvrant des perspectives prometteuses aux générations montantes, en leur offrant de nouvelles opportunités, selon le message royal. Cette nouvelle vision doit se refléter dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques sociales.

    D’autant que le diagnostic a mis l’accent sur une série de difficultés dans ce domaine. «Les faits attestent d’un déficit significatif, en raison d’une faible coordination de l’élaboration des politiques et de l’absence de convergence et de cohérence des interventions», a noté le Souverain. Une situation accentuée par les disparités spatiales et socioéconomiques. D’où l’importance d’une bonne mise en œuvre du programme dédié à la petite enfance, étape décisive dans la vie des individus.

    Ce qui permettra de remédier aux facteurs responsables des inégalités, notamment via un ciblage rigoureux des catégories concernées, issues des milieux pauvres et démunis. Pour éviter les échecs des programmes publics dans ce domaine, notamment à cause de la faible convergence des interventions, le Roi a appelé à suivre le modèle de l’INDH.

    Ce mode opératoire permet de mutualiser les efforts, de renforcer les mécanismes de la dynamique participative au niveau territorial, de coordonner les politiques publiques. Cela passe par des stratégies échelonnées selon un échéancier rigoureusement défini, déployées sur plusieurs fronts, cohérentes dans leurs dimensions économique, sociale, éducative et culturelle.

    Ceci est d’autant plus important que «les droits politiques et civils ne prendront tout leur sens pratique dans la vie des citoyens que s’ils s’articulent en complémentarité avec les autres droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux», selon le message royal.

    Aujourd’hui, deux principaux chantiers ont été fixés par le Roi. D’abord, «la nécessité d’améliorer le système de santé, en attachant un intérêt accru à la Santé maternelle et infantile». Cela doit s’accompagner de la consécration de l’accès équitable aux prestations sociales. Le 2e chantier concerne l’implémentation d’une offre cohérente dans le domaine de l’enseignement préscolaire, qui doit être généralisé, particulièrement dans le monde rural.

    Deux chantiers prioritaires

    • 15% des enfants marocains souffrent d’un retard de croissance à cause de la malnutrition
    • 22,1/1.000 naissances est le taux de mortalité infanto-juvénile
    • 1.200 nouvelles unités de préscolaire en 2019
    • 10.000 nouvelles unités prévues d’ici 2023
    • 1 enfant sur 3 est préscolarisé dans le monde rural

                                                                                

    Prérequis

    La réussite des chantiers axés sur la petite enfance nécessite une série de prérequis. Ceux-ci doivent prendre en compte les impératifs d’équilibre, de justice, d’équité tout en écartant les obstacles induits par la pauvreté et l’exclusion sociale. C’est dans ce sens que le Souverain a appelé les participants aux Assises du développement humain à se pencher sur des questions décisives dans ce domaine, particulièrement les aspects de gouvernance, de financement et de formation. L’objectif est d’améliorer la qualité des prestations sociales, mais également de susciter une prise de conscience chez les catégories ciblées.

    M.A.M.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc