×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossier Spécial

    Pour les cadres, reengineering obligatoire!

    Par Nadia DREF | Edition N°:5596 Le 19/09/2019 | Partager
    Management, logistique, marketing digital…
    Pour les masters spécialisés, les frais peuvent atteindre 65.000 DH
    esith-096.jpg

    Depuis 2005, l’Esith a élargi son champ d’action qui a démarré avec le textile-habillement. L’établissement a enrichi ses cursus de formation pour s’ouvrir sur les autres secteurs industriels et de services (Ph. Jarfi)

    Transformations stratégique, organisationnelle, digitale… Le développement des compétences est devenu un impératif pour les entreprises voulant se démarquer dans un marché de plus en plus concurrentiel.  Les cadres à fort potentiel ne lésinent pas, non plus, sur les moyens pour s’offrir de nouvelles formations afin de relancer ou réorienter leur carrière.

    «Il y a un besoin énorme et une prise de conscience de plus en plus accrue de la part des entreprises. Pour ces cadres, un master ou un MBA ou un Executive MBA peut ouvrir de nombreux horizons», avance Abderrahmane Farhate, directeur général de l’Ecole supérieure des industries du textile et habillement (Esith).

    Pour répondre à cette demande, les écoles supérieures rivalisent d’ingéniosité pour offrir des formations pointues mixant expertise et efficacité. Des programmes permettant d’acquérir une spécialisation, une double compétence et une professionnalisation relative à une fonction émergente.

    Côté financement, la tendance qui prévaut est que les grandes entreprises voire les PME prennent partiellement ou totalement en charge les frais de formation de leurs cadres à haut potentiel. Elle prédomine dans le monde industriel surtout au niveau des écosystèmes, précise le management de l’Esith. Un établissement de formation public où les professionnels sont fortement impliqués dans la gestion et la gouvernance.

    L’institut propose une dizaine de masters spécialisés en mode formation continue. «L’école vise à créer et développer avec les décideurs, des partenariats permettant d’optimiser la performance industrielle et le développement des compétences de leurs salariés», souligne le DG de l’Esith.

    Une offre qui cible aussi bien les grandes entreprises que les petites et moyennes permettant ainsi aux cadres et techniciens de répondre aux besoins de leurs employeurs mais aussi d’offrir des perspectives de carrière plus larges. «La formation est conçue pour des professionnels en activité soit un weekend sur deux durant 18 mois.

    Ces 360 heures sont dispensées par des experts disposant d’un important vécu industriel, alliant qualités pédagogiques et esprit d’innovation et de recherche. A la fin du cursus, le diplôme est délivré par l’Esith après validation des différents modules et du projet professionnel. Ce programme est destiné aux titulaires d’un diplôme bac+5/ bac+4 avec 2 ans d’expérience ou bac+2/bac+3 avec 5 ans d’expérience. Les admissions sont annoncées après l’étude du dossier de candidature et un examen oral. Les tarifs masters sont fixés à 54.000 DH TTC. Chez d’autres établissements, ils peuvent dépasser 65.000 DH HT.

    Pour la rentrée 2019/2020, dix masters sont proposés: Management industriel, Management de la maintenance, Management Logistique, Master qualité, hygiène, sécurité et environnement (QHSE), Management stratégique des achats et sourcing, Management de laboratoire d’analyse, efficacité des ressources et Lean Management, Marketing digital, Management des ressources humaines et ingénieries des compétences, Management du finissage impression et teinture. 

    Outre les masters spécialisés, il y a un engouement pour des cycles certifiants de 3 mois couvrant des domaines pointus. La demande émane surtout de Casablanca, Tanger et Fès. D’autres villes sont également concernées notamment Marrakech, Meknès, Ouarzazate (Masen), Taza, Al Hoceïma, Sefrou, Laâyoune, Tarfaya…

    «Pour mieux servir le Nord, nous attendons avec impatience l’ouverture d’une succursale Esith à Tanger. Le projet est fin prêt et nous n’attendons que la validation du ministère de l’Industrie et le Secrétariat d’Etat chargé de la Formation professionnelle. Pour le moment, nous répondons à la demande en utilisant les locaux de l’Amith», souligne Farhate.

    50% des études financées par les employeurs

    Depuis 2014, les masters ne sont plus admis au financement dans le cadre des contrats spéciaux de formation. C’est une grosse frustration pour les cadres dont une bonne partie abandonne l’idée de se former. A l’Esith ,la moitié des candidats financent leurs études et autant sont pris en charge par leurs employeurs, surtout les grandes entreprises: OCP, ONCF, RAM, BVC, ONDA, Douane, LafargeHolcim… Les PME «moyennes» mettent également le paquet pour fidéliser leurs cadres à haut potentiel. En revanche, le middle-management qui enregistre un déficit énorme n’est pas aussi choyé que les supérieurs. Une situation qui empire car les instituts de formation professionnelle ne produisent pas ce genre de profils dont le rôle est important pour l’entreprise.

                                                                                              

    Les formations les plus demandées

    Quatre formations continues sont les plus prisées chez l’Esith. Ce sont celles liées au management industriel, à la QHSE, à la stratégie achat et sourcing et au marketing digital. A titre d’exemple, le master Management industriel est très demandé par les cadres et même par les directeurs généraux et le N-1 des entreprises de textile de Casablanca et Tanger. 50% des effectifs sont des patrons voulant mettre à niveau leurs compétences. Ce programme vise à former des professionnels aptes à gérer les processus industriels qui intègrent les aspects optimisations des ressources humaines et matérielles. Les compétences acquises permettent d’exercer les métiers de directeur industriel, chargés d’affaires, contrôleurs de gestion, responsable logistique, chefs de projets, technico-commerciaux ou dans des fonctions de direction dans l’ensemble des secteurs industriels.

    Nadia DREF

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc