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    Syrie: Les belligérants veulent contrer la crise humanitaire

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5595 Le 18/09/2019 | Partager
    Turquie, Iran et Russie tiennent leur 5e sommet
    Ankara cherche à éviter un flux massif des réfugiés en provenance d’Idleb
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    C’est le cinquième sommet sur la Syrie depuis 2017 entre Erdogan, dont le pays soutient l'opposition syrienne, et les présidents  Poutine et Rohani, garants du régime de Damas (Ph AFP)

    C’est la  5e rencontre au sommet qui réunit les pays impliqués dans la crise syrienne. Tenu sous les auspices du président Recep Tayyip Erdogan à Ankara, le sommet s’est déroulé en présence du président russe Vladimir Poutine et de son homologue iranien Hassan Rohani.

    Selon un communiqué de la présidence turque, «l’objectif est d’évaluer les développements de la situation en Syrie et particulièrement à Idleb pour assurer un retour volontaire des réfugiés  et débattre des initiatives conjointes pour une solution durable». C’est donc l’aspect humanitaire qui est mis en avant.

    Car, malgré le cessez-le-feu décrété le 31 août dernier, des frappes sporadiques se poursuivent à Idleb, après quatre mois de bombardements du régime et de l'allié russe. Bilan selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme : plus de 960 civils tués.

    Avant le sommet, Erdogan a rencontré séparément le président iranien Rohani puis Vladimir Poutine. Ce dernier a eu également  un tête-à-tête avec son homologue iranien. Un consensus s’est, paraît-il, dégagé. Le président turc s’est «déclaré être d’avis commun avec la Russie et l’Iran concernant la protection de l’unité politique et de l’intégrité territoriale de la Syrie».

    La Turquie, la Russie et l'Iran, principaux acteurs dans le conflit en Syrie, se sont ainsi engagés à éviter une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans le bastion d'Idleb et d'y protéger la population civile. Ces promesses figurent  dans un communiqué conjoint publié à l'issue du sommet.

    Dans le texte, les trois dirigeants soulignent «la nécessité de faire respecter le calme sur le terrain avec la pleine mise en œuvre de tous les accords relatifs à Idleb». En particulier,  celui conclu il y a un an par Ankara et Moscou et qui avait permis d'éviter une vaste offensive qui semblait imminente des forces du régime syrien appuyées par la Russie.

    Les trois dirigeants se sont en outre dits «alarmés par le risque d'une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans la région d'Idleb en raison de l'escalade continue» et se sont mis d'accord pour prendre des mesures  pour éviter les violations du cessez-le-feu. Ils ont aussi convenu «de prendre des mesures concrètes, sur la base des précédents accords, pour assurer la protection de la population civile».

    Au moment où la victoire de Bachar al-Assad semble de plus en plus acquise, la priorité pour Ankara est de se prémunir contre un nouvel afflux massif de réfugiés en provenance d'Idleb.

    A.G.

     

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