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    International

    Changement climatique: L’ONU mobilise les jeunes

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5595 Le 18/09/2019 | Partager
    500 écologistes attendus au sommet «spécial climat» à New York
    Objectif, amener les Etats à augmenter leurs engagements
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    Les canicules de cet été ont fait de juillet 2019 le mois le plus chaud jamais enregistré depuis 1880. Les quatre dernières années furent également les plus chaudes. Et des études ont révélé que les calottes polaires fondaient encore plus vite que prévu (Source: Cop 21)

    Pas moins de 500 jeunes écologistes se sont donné rendez-vous cette semaine à New York. Objectif, faire pression sur les dirigeants du monde pour qu’ils revoient à la hausse leurs engagements climatiques. Des manifestations mais aussi un sommet inédit sont à l’ordre du jour. Et l’essentiel se déroulera dans et à proximité du siège de l’Organisation des nations unies (ONU). D’ailleurs l’organisation mondiale a invité, à ses frais, une centaine de jeunes.

    Outre la désormais célèbre Suédoise Greta Thunberg, 16 ans, des jeunes lea­ders sud-américains, européens, asiatiques et africains débarqueront pour le premier sommet de la jeunesse sur le climat orga­nisé par l’ONU, samedi 21 septembre.

    Beaucoup atterriront juste à temps pour se joindre vendredi à une manifesta­tion qu’ils espèrent massive, coordonnée avec des centaines d’autres dans le monde. Le vendredi est devenu jour de «grève de l’école pour le climat», initiative lancée par Greta Thunberg à Stockholm en 2018, et qui s’est répandue comme une traînée de poudre dans le monde. Le vendredi suivant (27 septembre), pendant l’Assemblée générale de l’ONU, aura lieu une autre grève mondiale coor­donnée.
    New York, qui accueillera aussi une semaine d’événements parallèles sur le cli­mat, a autorisé ses élèves à sécher les cours.

    Cette image d’enfants et d’adolescents embouteillant les rues de New York sera le préambule à un sommet spécial climat lundi 23 septembre à l’ONU, avec une cen­taine de chefs d’Etat et de gouvernement.

    Nombre de dirigeants souscrivent à l’idée d’une urgence climatique, mais ils seront attendus sur les détails concrets de leurs plans climatiques, avec deux ques­tions centrales: quand fermeront-ils leurs dernières centrales au charbon? Et quand les pays fermeront-ils le robinet des autres énergies fossiles, gaz et pétrole?

    Une soixantaine de pays devraient annoncer des plans climat renforcés, se­lon Alden Meyer, expert de l’ONG amé­ricaine Union of Concerned Scientists, relayé par l’AFP. «Mais a priori pas les grands émetteurs», précise-t-il.

    Selon Meyer, «il s’agit d’un marathon, pas un sprint». La vraie date butoir est fin 2020, quand l’Accord de Paris obligera les signataires à revoir leur copie. Mais on guettera les signaux envoyés, particuliè­rement par la Chine. Pour l’instant, seuls le Maroc et la Gam­bie ont des engage­ments «compatibles avec l’objectif de l’accord de Paris de 2015», selon le Cli­mate Action Tracker.

    Pour avoir une chance de stopper le réchauffement du globe à 1,5°C (par rapport au XIXe siècle), il faudrait que le monde soit neutre en carbone en 2050, selon le dernier consensus de scienti­fiques mandatés par l’ONU. Or, on est loin de cet objectif. L’année passée a ap­porté une moisson de mauvaises nouvelles. Jamais les humains n’avaient rejeté au­tant de dioxyde de carbone dans l’air qu’en 2018.

    Parmi les 500 jeunes participants au sommet du 21 septembre, l’ONU en a invité 100 tous frais payés, en com­pensant les émissions de carbone de leurs vols: une éco-entrepreneuse de l’Île Mau­rice et un autre d’Indonésie, des fonda­teurs d’associations en Argentine ou au Guatemala, des militants écologistes... Certains sont aguerris aux rouages et au jargon bureaucratique des négociations internationales.

    A.G.

     

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