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    Dossier Spécial

    Enseignement: Les nouveaux territoires de compétition dans le privé

    Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:5589 Le 10/09/2019 | Partager
    La course aux accréditations internationales
    Dans le privé comme le public, la double diplomation repart en flèche
    Le numérique contraint les écoles d’ingénieurs à se réinventer
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    L’attroupement des candidats au concours d’accès à la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca en juillet dernier (Ph. Jarfi)

    La tendance est très nette partout, même si elle est plus accentuée dans le privé. Dans les business schools, les écoles d’ingénieurs ou les facultés, la visibilité internationale devient un axe majeur et stratégique. Pour les écoles de management, faire partie d’une «élite» mondiale rejaillit sur la notoriété et la crédibilité. Il s’agit clairement d’une forme de notation auprès des entreprises, futurs employeurs.

    La fameuse triple couronne à laquelle postulent les grandes écoles rassure les futurs employeurs. Car le chemin menant à ces accréditations est un saut d’obstacle.

    Décrocher ces prestigieux labels est un accélérateur de la transformation. Au-delà de la visibilité qu’ils apportent aux écoles, ces accréditations internationales ont le mérite de les contraindre à une remise en cause permanente. Sur le plan pédagogique par l’innovation, de l’organisation, de la mise à jour des programmes, etc. Le tout, sous le regard avisé des entreprises. Et c’est peut-être la grande révolution qui s’amorce dans l’enseignement.

    Fini le temps où les équipes pédagogiques s’enfermaient pendant une semaine pour élaborer les programmes. Désormais, les établissements privés et certaines facultés en pointe (les FST et quelques départements dans les facultés d’économie), associent systématiquement les entreprises à l’élaboration des contenus pédagogiques. Cette consécration de l’«approche-client» dans l’enseignement est une réponse concrète aux difficultés d’intégration sur le marché de l’emploi.  

    L’autre grande tendance est le retour fracassant de la double diplomation, la vraie. Rien à voir avec la tromperie sur marchandise que pratiquaient certains établissements au début des années 2000. Plus personne ne se contente d’être une «boîte aux lettres» d’un partenaire étranger.

    Aujourd’hui, la double diplomation est une réalité. Un titre obtenu à Casablanca est le même et a la même valeur académique que celui de l’école partenaire étrangère. L’implantation de plusieurs écoles de commerce et d’ingénieurs françaises au Maroc a contraint tout le marché à la transparence sur ce point.

    Par ailleurs, les parents sont plus avisés qu’il y a 20 ans. La question de la reconnaissance du diplôme marocain étant réglée, ils vérifient point par point les éléments indiqués sur le catalogue de présentation des établissements. Quitte à téléphoner à l’université partenaire en France ou en Amérique du Nord.

    C’est aussi sur ce terrain de l’image que se joue la concurrence entre écoles d’enseignement supérieur, publiques comme privées. Ne pas disposer de solides partenariats internationaux et de programmes d’échanges d’étudiants dans sa vitrine peut s’avérer un handicap.

    L’autre grande rupture touche les écoles d’ingénieurs. Bousculées par le numérique, elles sont obligées à se réinventer. L’obsolescence des programmes est aujourd’hui plus rapprochée. Cela exige beaucoup de ressources et une agilité permanente pour suivre le marché. Ce qui est sûr, c’est que la visibilité des ingénieurs big data et IA est à durée indéterminée.

                                                                                                    

    UM6SS: Les clés de la compétitivité

    La qualité, la qualité et la qualité…et ensuite l’innovation dans l’enseignement. Le modèle pédagogique adopté est un modèle «online, on site, in field» où l’étudiant est au centre de nos préoccupations. L’université dispose d’un centre de l’innovation dont l’objectif d’abord est d’améliorer les techniques d’enseignement notamment en introduisant l’enseignement par la digitalisation et les démonstrations.

    La principale déclinaison de l’innovation est d’abord au bénéfice de l’étudiant qui est et sera toujours la première préoccupation de l’Université Mohammed VI des sciences de la santé. L’université vise toujours un accompagnement de proximité, mais également l’animation de la vie étudiante et une dynamique scientifique qui doit faire de notre université un lieu de savoir, de vie, d’échanges et d’animation.

    Opérant comme une start-up, le centre d’innovation est une structure transversale qui a pour vocation de stimuler l’esprit d’entreprendre et de créer des opportunités d’échanges et de collaborations entre les étudiants, les enseignants, les start-ups et les innovateurs marocains et internationaux.  Il est important de valoriser le potentiel scientifique, technologique et académique en offrant un accompagnement aux étudiants en les incitant à des créations innovantes.

    Et enfin la compétitivité est conditionnée par une recherche « utile » produisant de la valeur ajoutée. Dans les années à venir, nous devrions mettre en place un centre de recherche dans le domaine de santé. Dans le cadre de sa stratégie de développement, l’objectif est de mettre en place une smart université, numérique, intégrée, intelligente et connectée. Dans son offre de formation initiale, l’université dispose aujourd’hui de plus de 30 filières.

    A titre d’exemple, l’université lance cette année un nouveau master sur l’intelligence artificielle appliquée à la santé, un master sur la pratique infirmière avancée, une licence sur la fabrication et contrôle des produits de santé.  Sur le plan de la formation continue, l’offre s’est beaucoup enrichie avec une cinquantaine de diplôme d’université ou master exécutifs.

    Abashi SHAMAMBA

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