×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Politique

    Le nouvel organigramme de l’exécutif fin prêt

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5588 Le 09/09/2019 | Partager
    Un gouvernement ramassé acquis
    Le RNI convoque son bureau politique le 20 septembre à Agadir
    Une commission en appui de Laenser dans les négociations

    Le retour du Roi donnera un coup d’accélérateur à trois chantiers décisifs pour la rentrée. Le premier concerne le remaniement réclamé pour la première fois de manière publique, adossé à un calendrier précis. Le chef du gouvernement, après un premier contact avec les dirigeants des partis de la majorité, pris séparément, a conçu une première mouture de l’organigramme du prochain exécutif, qu’il a adressé au cabinet royal.

    Ce processus de remaniement devra se faire dans la concertation, sans le moindre clash. Il semble que Saâdeddine El Othmani ne va pas attendre que le président du RNI tienne son bureau politique convoqué pour le 20 septembre à Agadir pour agir. Car, il s’agit d’avancer rapidement dans le processus de concertation. Ce parti voulait rendre sa pièce au chef du gouvernement qui a privilégié le secrétariat général de son parti le PJD avant de rencontrer les chefs de la majorité.

    En agissant ainsi, Aziz Akhannouch veut lui renvoyer l’ascenseur. Certains ont interprété cette décision comme une manœuvre visant à provoquer un nouveau blocage du processus de négociations.Pour l’heure, ce qui semble acquis est la réduction du nombre de portefeuilles. C’est donc un gouvernement ramassé, fort et homogène, avec des profils compétents, conformément à la logique de la méritocratie, développée par le Roi.

    Cette compression des portefeuilles suppose une suppression des secrétaires d’Etat dont l’expérience n’a pas été concluante. Plusieurs d’entre eux étaient en conflit avec leurs ministres de tutelle qui refusaient de leur accorder des attributions. Celle qui a osé monter cette affaire en épingle a essuyé un retour de manivelle.

    En effet, Charafat Afilal, qui n’a pourtant pas démérité, a été limogée. Les autres ont affiché un profil bas, sans piper mot pourvu que le salaire soit viré à la fin du mois et les autres avantages conservés. Des secrétaires d’Etat du même parti que le ministre de tutelle ont souffert de leur marginalisation.

    C’est le cas de Mbarka Bouaida, secrétaire d’Etat à la pêche auprès de Aziz Akhannouch, président du RNI dont elle est elle-même membre du bureau politique. Le ministre de tutelle ne lui a rien cédé et a préféré traiter directement avec la secrétaire générale de son département. L’ancienne ministre déléguée aux Affaires étrangères a rebondi à la présidence de la région Guelmim-Oued Noun.

    Comme la majorité des partis ne disposent pas de compétences avérées, il faudra s’attendre à aller les chercher ailleurs. Une large opération visant à repeindre ces profils aux couleurs de tel parti ou tel autre n’est pas à exclure. Le MP par exemple a mis en place une commission destinée à appuyer Mohand Laenser dans les négociations pour la conduite du remaniement.

    Outre le secrétaire général du parti, la commission comprend les chefs de groupes parlementaires dans les deux chambres, Hakima El Assali et Mohamed Hassad, ancien ministre de l’Intérieur. C’est cette commission qui va traiter les noms des ministrables.

    Mohand Laenser a profité de cette occasion pour leur lire une partie du discours royal. Ainsi, il a tiré la sonnette d’alarme. «Celui qui a des antécédents judiciaires ne se présente pas. Encore moins celui qui n’a pas de compétence». Les autres peuvent commencer à déposer leurs CV au secrétariat général du MP.

    Les dirigeants sont d’accord sur le principe de la compression, mais c’est lors de la répartition des portefeuilles que les choses devraient se corser. Chaque parti souhaite obtenir le maximum de portefeuilles en dehors de la représentation parlementaire. Aujourd’hui, le gouvernement à 38 ministres est lourd à gérer. Avec cette inflation de ministres, il est difficile de trouver la cohérence et l’homogénéité pour une application de programme.

    A ce titre, l’USFP rappelle que lors de la formation du gouvernement, il avait proposé une structure autour de 22 ministères. Ces schémas sont difficilement réalisables lorsqu’on sait que ce gouvernement compte 8 ministres de souveraineté. En attendant le démarrage des choses sérieuses, certains partis prennent des initiatives. C’est le cas de l’USFP.

    En effet, son premier secrétaire, Driss Lachgar, a adressé un courrier à l’ensemble des responsables du parti et de ses organisations parallèles. L’objectif est de rassembler le maximum de CV des membres et des sympathisants à travers le pays.

    Son initiative s’inscrit dans le cadre de la logique des compétences et de la méritocratie. Surtout que plusieurs partis auront des difficultés à respecter la nouvelle logique imposée par le Roi. Traditionnellement, c’est le partage du gâteau, avec des considérations politiciennes qui priment dans le choix des ministres. D’ailleurs, plusieurs profils, parfois responsables au sein des partis de la majorité, jouent des coudes pour se positionner dans la course aux portefeuilles.

    Vent de changement sur les EEP

    Deux grands évènements sont attendus. Le premier est relatif à l’installation de la commission consultative en charge de la refonte du modèle de développement. La nomination du président et des membres de la Commission est prévue pour bientôt. Cette étape est essentielle dans l’agenda politique de la rentrée. Déjà, sa composition et sa présidence font l’objet de multiples spéculations. Des noms circulent déjà. Le troisième chantier décisif de la rentrée politique porte sur un grand changement dans les établissements publics, dits stratégiques. Il semble que ce mouvement de changement concerne de grands offices et entreprises publiques. Certains dirigeants sont à la tête de ces entreprises, parfois depuis 15 ans, parfois depuis 20 ans. Mais attention, certains n’ont pas démérité.

    M.C.

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc