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    Politique

    Remaniement: Chasse aux compétences, l'enjeu de la rentrée

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5584 Le 03/09/2019 | Partager
    La réduction du nombre de portefeuilles acquise
    Des partis mobilisés pour repérer les compétences comme l’USFP et le MP
    La Chambre des représentants veut se greffer sur les orientations royales

    Après la reprise des travaux du Conseil de gouvernement, d’autres chantiers urgents sont annoncés pour cette rentrée politique. Arrive en tête, le remaniement ministériel, conformément aux orientations royales contenues dans le discours du Trône.

    Pour l’heure, le chef du gouvernement, qui doit faire des propositions au Souverain, avance avec prudence. Il a tenu lundi dernier une réunion du secrétariat général du PJD, avec trois points à l’ordre du jour de cette instance décisionnelle.

    Outre la loi-cadre relative à l’enseignement et les préparatifs pour la création de la Fondation Abdelkrim Al Khatib, l’état-major a discuté du prochain remaniement sous l’angle d’aspects traités par le discours royal, selon un communiqué de presse du parti.

    A cette occasion, des propositions relatives à l’architecture et aux exigences d’efficacité de l’action gouvernementale ont été abordées. Le débat s’est limité à ce volet sans toucher à la répartition des portefeuilles et des noms de ministrables. D’après une source du PJD, cet état-major est d’accord sur la réduction du nombre des ministres (aujourd’hui au nombre de 38), mais sans pour autant rentrer dans les détails puisqu’il s'agit d'une prérogative du chef du gouvernement.

    Reste que la refonte de l’architecture de l’exécutif devra résoudre l’équation des 12 secrétaires d’Etat. Plusieurs d’entre eux n’ont pas d’attributions claires, parfois ils sont en conflit déclaré avec leur ministre. Cette situation n’est pas aisée pour El Othmani, surtout que l’écrasante majorité de ces secrétaires d’Etat sont des femmes (7). Le chef de gouvernement risque d’être taxé de misogynie s’il décidait de supprimer ces postes. Sauf que certains seront rehaussés au rang de ministre délégué.

    En tout cas, cette réunion peut être interprétée comme un feu vert donné par le PJD à son patron pour démarrer les tractations avec les formations politiques. Pour l’heure, les dirigeants des partis de la majorité n’ont pas d’indications sur la méthodologie que suivra le chef du gouvernement dans la gestion du remaniement.

    Rencontrera-t-il les responsables des partis de la majorité groupés ou se contentera-t-il de réunions séparées avec chacun d’entre eux pour traiter directement la configuration gouvernementale? Cette question relève de ses attributions et de ce point de vue, sa relation avec le Roi est claire. C’est lui qui est chargé de faire des propositions pour le remaniement. Des responsables de la majorité n’excluent pas que les pourparlers puissent s’étendre à l’opposition, particulièrement l’Istiqlal, sachant que le PAM est dans un état comateux.

    En attendant le démarrage des tractations, certains partis prennent des initiatives. C’est le cas de l’USFP. En effet, son premier secrétaire Driss Lachgar a adressé un courrier à l’ensemble des responsables du parti et de ses organisations parallèles. L’objectif est de présenter des CV des membres et des sympathisants à travers le pays.

    Son initiative s’inscrit dans le cadre de la logique des compétences et de la méritocratie. Surtout que plusieurs partis auront des difficultés à respecter la nouvelle logique annoncée par le Roi. Traditionnellement, ce sont d’autres considérations politiciennes (consistant à répartir le gâteau) qui priment dans le choix des ministres. D’ailleurs, plusieurs profils, parfois responsables au sein des partis de la majorité, jouent des coudes pour se positionner dans la course aux portefeuilles.

    Pour sa part, le MP a constitué une commission chargée d’étudier le dossier des compétences dont dispose le parti  ou qu’il compte recruter. Ces deux exemples confortent l’idée d’une présence beaucoup plus prégnante des technocrates dans le prochain exécutif. Le gouvernement actuel compte 8 ministres technocrates. Ce total inclut Mohamed Benchaâboun qui ne participe pas aux réunions du bureau politique ni aux autres activités du RNI.

    Le Parlement, notamment la Chambre des représentants, veut se greffer aux orientations royales sur la rigueur dans le travail. En effet, le président Habib El Malki a décidé de secouer le cocotier à travers la refonte des questions orales et l’instauration d’un mécanisme de suivi de l’application des lois et des engagements pris par les ministres lors des séances plénières.

    Par ailleurs, l’ouverture de la session d’automne le deuxième vendredi d’octobre devra donner le véritable coup d’envoi à la rentrée politique. Le discours royal à l’occasion est très attendu. Certains ministres, particulièrement l’Enseignement et la Santé, seront aux prises avec des protestations sociales.

    Au cours de cette période, l'on assistera au démarrage des transferts des attributions vers les administrations déconcentrées. Cette grande opération dans la gouvernance territoriale et la régionalisation avancée est prévue à partir de la fin de cette année comme annoncé par El Othmani qui avait promis que les schémas directeurs de la déconcentration seront bientôt dévoilés.

    Modèle de développement

    L'installation de la commission consultative en charge de la refonte du modèle de développement sera une étape importante dans l’agenda politique de la rentrée. Déjà, sa composition et sa présidence font l’objet de multiples spéculations. Des noms sont cités ici et là. Sur ce dossier, les partis politiques semblent en retard. Ils ont remis leur mémorandum, au début de cette année, mais sans aller au-delà. Certains ont annoncé l’organisation d’ateliers pour se pencher sur ce dossier comme c’est le cas de l’Istiqlal.

    M.C.

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