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    Préserver l’alimentation et le climat: Les pistes du Giec

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5573 Le 09/08/2019 | Partager
    Les terres doivent rester productives pour maintenir la sécurité alimentaire
    Gérer la bioénergie avec soin
    Le changement climatique accentue la pression
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    Les terres émergées sont déjà soumises à la pression croissante des activités humaines, à laquelle s’ajoute le changement climatique. Par ailleurs, ce n’est qu’en réduisant les émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs, y compris les terres émergées et l’alimentation, que l’on pourra contenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C.

    C’est ce qu’indique le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC(1)) dans son rapport «Changement climatique et terres émergées»(2) validé lors d’une réunion à Genève. Voici les principaux points du rapport qui préconise d’abord de tenir compte de la croissance démographique et l’urbanisation:

    ■ Cultures énergétiques: Les humains ont dégradé un quart des terres émergées. Les terres doivent rester productives pour maintenir la sécurité alimentaire en dépit de la croissance démographique et des effets néfastes du changement climatique sur la végétation qui ne cessent de croître. Nous ne disposons donc que d’une marge de manœuvre limitée pour tirer parti des terres émergées afin de faire face au changement climatique, par exemple par la mise en place de cultures énergétiques et le boisement. A cela s’ajoute le fait qu’il faut du temps pour que les arbres et les sols stockent efficacement le carbone.
    La bioénergie doit être gérée avec soin si l’on veut éviter de mettre en péril la sécurité alimentaire et la biodiversité et de favoriser la dégradation des sols. Les résultats souhaités ne seront obtenus qu’avec des politiques et des systèmes de gouvernance adaptés aux besoins locaux. Aussi, le sol est une ressource essentielle. La planète pourra mieux faire face aux changements climatiques si l’accent est mis sur la durabilité.

    ■ Désertification et dégradation des sols: Lorsque le sol est dégradé, il devient moins productif. Il est plus difficilement cultivable et perd de sa capacité à absorber le carbone. Ce phénomène exacerbe le changement climatique, lequel accroît encore la dégradation des sols à de nombreux égards. Environ 500 millions de personnes vivent dans des zones touchées par la désertification. Les zones arides et celles touchées sont plus vulnérables au changement climatique et aux phénomènes extrêmes, tels que les sécheresses, les vagues de chaleur et les tempêtes de poussière. Ceci sans oublier que la croissance de la population mondiale (près de 8 milliards d’individus) exerce une pression supplémentaire.
    Le rapport expose des options envisageables pour faire face à la dégradation des sols et prévenir de nouveaux changements climatiques. Les politiques qui ne portent pas sur les terres et l’énergie, mais sur les transports et l’environnement, par exemple, peuvent contribuer elles aussi très sensiblement à la lutte contre le changement climatique.

    ■ Sécurité alimentaire: Une action coordonnée pour lutter contre le changement climatique peut tout à la fois améliorer l’état des sols, la sécurité alimentaire et la nutrition et contribuer à éliminer la faim.
    Le Giec fait ressortir que le changement climatique a une incidence sur les quatre piliers de la sécurité alimentaire: la disponibilité (rendement et production), l’accès (prix et capacité d’obtenir de la nourriture), l’utilisation (nutrition et possibilité de cuisiner) et la stabilité (irrégularité de la disponibilité). Environ un tiers des aliments produits sont perdus ou gaspillés. Les causes de ces pertes et gaspillages sont très différentes selon qu’il s’agit d’un pays développé ou d’un pays en développement et elles varient considérablement d’une région à l’autre.
    Leur diminution réduirait les émissions de gaz à effet de serre et améliorerait la sécurité alimentaire. Selon les experts, il existe des moyens de gérer les risques et de réduire les vulnérabilités des terres et du système alimentaire. Un autre moyen de s’adapter aux effets néfastes du changement climatique est de réduire les inégalités, d’accroître les revenus et de garantir un accès équitable à la nourriture afin que certaines régions (où la terre ne peut pas fournir une alimentation adéquate) ne soient pas désavantagées. Il est également possible de recourir à des méthodes de gestion et de partage des risques, dont certaines peuvent déjà être appliquées, comme les systèmes d’alerte précoce.

    Fatim-Zahra TOHRY

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    (1) Le Giec dispose de plusieurs publications sur le Maroc, un pays fortement exposé au phénomène du changement climatique
    (2) Elément scientifique clé, il sera au cœur des prochaines négociations sur le climat et l’environnement, telles que la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP14) à New Delhi (Inde) en septembre et la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP25) à Santiago (Chili) en décembre

     

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